Primaires de HaTzionout HaDatit : Strouk remporte la 2e place derrière Smotrich
Tzvika Mor devrait obtenir la 3e place sur la liste, l’une des deux places réservées aux candidats choisis par le chef du parti
- Lire d'autres articles du Times of Israël sur Google – ajoutez-nous à vos sources préférées

Dimanche, le parti HaTzionout HaDatit a organisé ses élections primaires ; les députés sortants ont largement raflé les seules places réalistes sur la liste du parti pour la Knesset, à commencer par la ministre des Implantations, Orit Strouk.
Le ministre des Finances, Bezalel Smotrich, avait été réélu à la tête du parti lors d’un vote du comité central l’an dernier et n’a donc pas pris part au scrutin de dimanche.
Derrière Strouk figurent les députés Simcha Rothman, Zvi Sokot, Ohad Tal et le nouveau venu Omer Rahamim, qui préside le Conseil Yesha, organisation faîtière représentant les implantations de Cisjordanie, supplantant ainsi la députée sortante Michal Woldiger, reléguée à la septième place.
Strouk et Smotrich ont supervisé le programme gouvernemental d’expansion des implantations, un enjeu phare pour ce parti ultra-nationaliste qui tire une grande partie de son soutien de la communauté sioniste religieuse des implantations de Cisjordanie. Au cours de son mandat, le gouvernement actuel a approuvé la création de 103 nouvelles implantations en Cisjordanie, un nombre sans précédent dans l’histoire du mouvement de peuplement.
Les nouveaux venus ont également été élus : le rabbin Shmuel Sasson, Tzvika Weizengrad, adjoint au maire de Petah Tikva, Eitan Tam, adjoint au maire de Rosh Haayin, ainsi que Nathan Zaubman, qui dirige le programme d’aide aux immigrants français en Israël baptisé Tikva.
Cette liste n’est toutefois pas encore définitive, car Smotrich a le droit de réserver au moins deux places à des candidats de son choix – une dans chaque groupe de cinq candidats – et devrait attribuer l’une de ces places à Tzvika Mor.
Mor, père de l’ancien otage Eitan Mor, qui a rejoint le parti en mai, avait cofondé le Forum Tikva, un petit groupe de familles d’otages qui, contrairement aux membres du Forum des familles des otages et disparus, s’est systématiquement opposé aux accords de libération partielle d’otages avec le groupe terroriste palestinien du Hamas, impliquant la libération de prisonniers palestiniens détenus pour des raisons de sécurité et des cessez-le-feu temporaires à Gaza.
HaTzionout HaDatit détient techniquement sept sièges à la Knesset, mais est actuellement représenté par huit personnalités politiques, dont Smotrich, qui avait démissionné de son mandat parlementaire en vertu de la « loi norvégienne » lors de son entrée au gouvernement en 2023, et avait été remplacé à la Knesset par Sokot.
Les sondages prévoient que le parti ne remportera que quatre ou cinq sièges, voire ne franchira pas le seuil électoral, à moins qu’il ne mène une campagne conjointe avec Otzma Yehudit, comme il l’avait fait lors des élections de 2022.
Malgré ces sondages peu encourageants, Smotrich a prédit dimanche que son parti remporterait dix sièges lors des élections du 27 octobre.
Tout en saluant brièvement les résultats des primaires, il a consacré l’essentiel de son intervention à mettre en garde contre le fait que « la droite et le camp national sont plongés dans une torpeur qui rappelle les élections de 1992, à la veille des maudits Accords Oslo », ajoutant que si le chef du parti Yashar, Gadi Eisenkot, principal rival du Premier ministre Benjamin Netanyahu, était élu, le pays « se réveillerait le lendemain des élections avec un dangereux gouvernement de gauche soutenu par les partis arabes ».
« [Eisenkot] détruira tout ce que nous avons construit en Judée-Samarie et, avec ses partenaires de gauche, reviendra sur la voie d’Oslo visant à établir un État palestinien », a-t-il déclaré.
Smotrich s’est engagé à continuer de soutenir « les résidents d’implantations pionnières et les avant-postes agricoles héroïques », ainsi qu’à « annuler les Accords d’Oslo et abolir la division de la Terre d’Israël en zones A, B et C ».
Ces derniers mois, la violence des résidents d’implantations a connu une forte recrudescence en Cisjordanie, avec des attaques quasi quotidiennes, alors que les arrestations et les mises en examen pour ces actes de violence sont rarissimes. Les détracteurs accusent le gouvernement de fermer les yeux sur ces attaques et de ne pas en faire suffisamment pour y mettre un terme.
Outre les avant-postes, on dénombre également 126 exploitations agricoles, qui sont elles aussi illégales au regard de la loi israélienne, mais qui ont été créées avec le soutien quasi total du gouvernement.
Deux des députés sortants du parti, le ministre de l’Immigration et de l’Intégration, Ofir Sofer, et le député Moshe Solomon, ont annoncé la semaine dernière qu’ils ne se représenteraient pas en raison de la décision de la faction de soutenir une série de lois consacrant l’exemption des Haredim du service militaire au sein de l’armée israélienne.
Smotrich avait auparavant écarté Solomon de toutes les commissions de la Knesset pour avoir enfreint la discipline de coalition et voté contre un projet de loi gouvernemental quasi-constitutionnel assimilant l’étude de la Torah au service militaire.
HaTzionout HaDatit est l’un des rares à recourir à des primaires internes pour sélectionner sa liste de candidats à la Knesset.
Contrairement au parti Les Démocrates, qui a organisé des primaires la semaine dernière, seuls les membres de la commission de HaTzionout HaDatit ont participé au vote.
Si le Likud élit également la plupart de ses candidats par le biais d’une primaire ouverte à tous ses membres, Netanyahu désignera personnellement huit candidats figurant sur la liste du parti, conformément aux règles approuvées cette semaine. Le parti Hadash, à majorité arabe, a sélectionné ses candidats en mai par le vote de ses délégués plutôt que par celui de l’ensemble de ses adhérents.
la Communauté du Times of Israël !







