Prix alternatifs du cinéma : Zohar appelle à « libérer le cinéma de la politique »
Le ministre de la Culture a dit regretter la "tempête" de controverse qui entoure la cérémonie, ajoutant qu'il y a de la place pour plusieurs cérémonies de remise de prix
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Jessica Steinberg est responsable notre rubrique « Culture & Art de vivre »

La cérémonie alternative controversée de remise des prix du cinéma s’est tenue mardi soir au Centre de conventions internationales de Jérusalem, organisée par le ministre de la Culture, Miki Zohar (Likud), en réponse aux Ophir qui avaient récompensé, selon lui, des films anti-Israël et présentant l’armée israélienne sous un jour négatif.
Des centaines de manifestants se sont rassemblés devant la salle où se tenait l’événement pour protester contre cette cérémonie alternative, tandis qu’une autre manifestation avait eu lieu plus tôt dans la journée devant le domicile de Zohar.
Dans son discours d’ouverture, Zohar a déclaré : « Il est temps de libérer le cinéma de la politique et les créateurs de la nécessité de plaire à ceux qui ne se soucient pas du bien-être d’Israël et de ses soldats. »
Zohar a dit regretter la « tempête » de controverse qui entoure la cérémonie alternative, et a ajouté qu’il y avait de la place pour plusieurs cérémonies de remise de prix.
« L’État d’Israël est un pays où les opinions sont diverses – il existe des points de vue différents et variés, et chacun doit avoir sa place », a déclaré Zohar.
Dimanche, plusieurs professionnels du cinéma de premier plan qui avaient retiré leurs films de la cérémonie alternative de Zohar ont accepté de revenir sur leur décision et de participer à l’événement de mardi, à la suite de l’intervention du producteur émérite et lauréat du prestigieux Prix Israël Moshe Edery.
Le prix du meilleur long métrage a été décerné à « Burning Man », un film sur un père anxieux qui attend que son fils soit appelé sous les drapeaux, également nominé pour un Ophir.
Le prix d’excellence pour l’ensemble de sa carrière a été décerné à la productrice Shula Spiegel, qui avait déclaré aux médias israéliens qu’elle avait décidé d’accepter le prix malgré la forte pression exercée par ses collègues cinéastes qui la poussaient à le refuser.
Dans son discours sur scène, Spiegel a déclaré : « Monsieur le ministre, le bon art dépend de la liberté de création, et les créateurs ont besoin d’un filet de sécurité qui ne peut coexister avec la crainte que leur liberté de penser, de parler, de s’exprimer et, oui, de critiquer, leur soit retirée. Le rôle des écrivains, des poètes, des gens de théâtre et des cinéastes est de dire la réalité telle qu’ils la comprennent, et de le faire avec honnêteté, passion et foi. »
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