Reconnaissance de la Palestine : les macronistes ne se bousculent pas pour soutenir Macron
"Le temps aurait été parfaitement venu si les otages avaient été libérés", a indiqué Renaud Muselier
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Les principaux dirigeants du camp présidentiel ne se précipitaient pas mardi matin pour saluer le discours du président Emmanuel Macron sur la reconnaissance de la Palestine, traduisant un embarras assez partagé sur la question.
Alors que M. Macron achevait son discours lundi à l’ONU, le président du parti Renaissance et chef de son groupe parlementaire Gabriel Attal a préféré saluer sur X… le Ballon d’or remis au même moment à l’attaquant du PSG Ousmane Dembélé.
Résumant le sentiment qui semble dominer au sein de la formation macroniste, le président de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur Renaud Muselier s’est dit mardi « mitigé » sur le discours présidentiel.
« Le temps aurait été parfaitement venu si les otages avaient été libérés », a-t-il expliqué sur France 2, dans une allusion à la formule du chef de l’Etat estimant « le temps venu » de la reconnaissance.
La présidente de l’Assemblée nationale, Yaël Braun-Pivet, a appelé sur X chacun à faire le « choix clair de deux Etats », mais sans citer le discours du président de la République.
« Avec cette reconnaissance, la France ne doit pas transiger sur ces exigences : libération des otages, cessez-le-feu, aide humanitaire sans restriction, fin du terrorisme, désarmement du Hamas. Il est le seul qui mènera à une paix durable », écrit-elle.
L’ancienne tête de liste macroniste aux élections européennes et présidente du groupe Renew (Renaissance) au Parlement européen, Valérie Hayer, a salué « une étape historique sur le chemin de la paix ».
Pour le reste, les félicitations proviennent surtout de l’aile gauche du parti. « La France à la hauteur de son histoire. Merci au président Emmanuel Macron pour cette reconnaissance qui honore notre pays », s’est notamment réjoui sur X le député Pieyre-Alexandre Anglade.
Dans le reste du camp présidentiel, le parti Horizons est resté également discret, à l’image de son président, l’ancien Premier ministre et maire du Havre Edouard Philippe.
Son vice-président Christian Estrosi, maire de Nice et traditionnel soutien d’Israël, a lui carrément accusé sur X M. Macron d’avoir « donné raison au Hamas d’avoir organisé le 7 octobre » et d’avoir commis « une faute historique ».
Autre composante du bloc central, le Modem a clairement soutenu la décision présidentielle.
« Reconnaître l’État de Palestine, c’est refuser la fatalité de la guerre et tendre la main à la paix. C’est isoler le Hamas qui se nourrit du désespoir », a estimé sur X le chef des députés centristes Marc Fesneau.
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