Sanctions : Miliband salue la mobilisation mondiale impulsée par le Royaume-Uni
Devant le Labour, le chef de la diplomatie a affirmé que l'approche britannique a mobilisé la communauté internationale et que Gaza était une « tache sur la conscience du monde »
- Lire d'autres articles du Times of Israël sur Google – ajoutez-nous à vos sources préférées

Lundi, le ministre britannique des Affaires étrangères, Ed Miliband, a qualifié les souffrances imposées aux Palestiniens par le gouvernement israélien de « tache sur la conscience du monde », tout en dénonçant le « nettoyage ethnique » en Cisjordanie et les « crimes de guerre à Gaza ».
Accueilli par une standing ovation au congrès du Parti travailliste à Liverpool, M. Miliband a déclaré que le gouvernement du Premier ministre Andy Burnham avait réorienté son approche vis-à-vis d’Israël et des Palestiniens.
« Nous dénonçons le nettoyage ethnique perpétré par les colons terroristes en Cisjordanie », a-t-il déclaré au sujet des violences commises contre les Palestiniens par des résidents d’implantations extrémistes. « Nous dénonçons les preuves de crimes de guerre à Gaza. Nous dénonçons l’occupation illégale de la Palestine par Israël. »
Sur ces questions, le contexte, au Royaume-Uni, est à la détérioration des relations entre Israël et le Royaume-Uni, depuis que M. Miliband a annoncé, plus tôt ce mois-ci, que la Grande-Bretagne interdirait tout commerce avec les implantations de Cisjordanie, assortie de sanctions de grande ampleur et d’autres mesures punitives.
Le Canada, la France et d’autres pays ont annoncé la prise de mesures semblables.
Lors de ce congrès politique, M. Miliband a souligné que le Royaume-Uni interdirait le commerce avec les implantations israéliennes : « Nous perturberons les chaînes d’approvisionnement du secteur financier, de la construction et des services britanniques destinés aux colonies illégales. »
Il a affirmé que la décision de Londres de sanctionner les Israéliens qui résident au-delà de la Ligne verte avait « mobilisé la communauté internationale, pays après pays ».
M. Miliband a également rappelé que sa propre grand-mère avait trouvé « refuge en Israël » après la Seconde Guerre mondiale, et que « les liens de solidarité entre le peuple britannique et ceux qui aspirent à la paix, en Israël et en Palestine, étaient trop forts pour disparaître ».
‘We call out ethnic cleansing by the settler terrorists in the West Bank.’
Foreign Secretary Ed Miliband addresses Labour’s position on the Israel-Palestine conflict. pic.twitter.com/EUQOlhozQS
— GB News (@GBNEWS) September 28, 2026
Le chef de la diplomatie britannique a condamné « l’attaque meurtrière du Hamas le 7-Octobre » et déclaré que son parti, le Parti travailliste, « reconnaîtra toujours les menaces auxquelles Israël fait face et s’opposera fermement à ceux qui veulent sa destruction ».
Dans le même temps, a-t-il ajouté, l’invasion d’Israël par le Hamas en 2023 « ne peut justifier les souffrances que le gouvernement Netanyahu a infligées à Gaza et en Cisjordanie. Ces souffrances sont une tache sur la conscience du monde. »
Il a également tenu des propos fermes à l’encontre de la République islamique d’Iran.
« Nous empêcherons l’Iran de se doter de capacités nucléaires par l’imposition de sanctions économiques », a ajouté M. Miliband. « Nous agirons contre les relais de l’Iran. Et nous continuerons d’isoler l’Iran afin qu’il rouvre le détroit d’Ormuz. »
Le gouvernement israélien a vivement réagi à l’interdiction britannique contre les implantations et a annoncé des mesures de rétorsion, à commencer par la fermeture du consulat britannique à Jérusalem, qui dessert les Palestiniens. Parmi les autres mesures prises par le ministre des Affaires étrangères, Gideon Saar, on trouve l’expulsion des représentants britanniques d’un centre international de soutien à Gaza et la fin des activités britanniques de formation des forces de sécurité de l’Autorité palestinienne.
Ces derniers mois, la Cisjordanie a été le théâtre d’actes quasi-quotidiens de violence et harcèlement de la part de résidents d’implantation. Les arrestations y sont rares, et des voix critiques accusent le gouvernement de tolérer, sinon d’encourager, ces attaques.
Les opposants d’Israël l’accusent d’avoir commis un génocide lors de la guerre à Gaza, déclenchée par le pogrom perpétré par le Hamas le 7 octobre 2023. Israël rejette catégoriquement cette accusation qui n’a jamais été prouvée et affirme faire son possible pour limiter les pertes civiles, tout en rappelant que le Hamas utilise la population de Gaza comme bouclier humain et combat depuis des zones civiles – habitations, hôpitaux, écoles et mosquées.
la Communauté du Times of Israël !







