Selon Dedy Simhi, son alliance naissante avec Gantz est ouverte à tous, sauf aux partis arabes
"Nous ne boycottons personne, à l'exception des partis arabes sous leur forme actuelle… qui se soucient davantage de la population palestinienne et ne représentent pas la population arabe en Israël," a déclaré l'ex-chef des pompiers
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Dedy Simhi, nouveau venu sur la scène politique, a déclaré dimanche que son alliance naissante avec Benny Gantz, chef du parti Kakhol Lavan, serait prête à rejoindre une coalition avec tous les partis, à l’exception des partis arabes.
Interrogé par la radio de l’armée, Galei Tsahal, pour savoir si l’alliance s’associerait au parti d’extrême-droite Otzma Yehudit du ministre de la Sécurité nationale Itamar Ben Gvir, Simhi a répondu : « Nous nous associerons à tout le monde. Nous ne boycottons personne, à l’exception des partis arabes sous leur forme actuelle… qui se soucient davantage de la population palestinienne et ne représentent pas la population arabe en Israël. »
Cette question a été « réglée » malgré le refus passé de Gantz de considérer Ben Gvir comme un partenaire potentiel de coalition, a ajouté Simhi.
La plupart des partis d’opposition actuels refusent de s’allier non seulement à Ben Gvir, mais aussi au Premier ministre Benjamin Netanyahu.
Simhi a également précisé que son rejet des partis arabes s’étendait au Raam, un parti traditionaliste qui faisait partie du gouvernement de 2021-2022 formé par Kakhol Lavan et d’autres partis qui s’opposaient à l’époque à Netanyahu.
Il a également déclaré que l’alliance chercherait à former un gouvernement d’union nationale. Si elle parvenait à obtenir une majorité à la Knesset, soit pour le bloc de Netanyahu, soit pour le bloc de l’opposition sioniste, Gantz et Simhi ne se rallieraient alors au bloc le plus important que si celui-ci présentait une proposition « appropriée et honorable » de gouvernement d’union nationale que le bloc le plus petit rejetterait, a-t-il précisé.
Interrogé sur la personne qu’il préférerait voir devenir Premier ministre, Simhi a refusé de répondre, affirmant qu’il avait bien une opinion sur la question, mais que la partager serait contre-productif pour son objectif d’unité.
Figure incontournable des tables rondes du journal télévisé du soir de la chaîne N12, Simhi est un ancien chef des Services d’incendie et de secours, ainsi qu’un père endeuillé dont le fils, Guy, a été tué en combattant des terroristes lors du pogrom perpétré par le groupe terroriste palestinien du Hamas le 7 octobre 2023.
La semaine dernière, plusieurs informations indiquaient que Simhi, Gantz et Yoaz Hendel, ancien conseiller de Netanyahu et chef du parti HaMilouimnikim (« Les Réservistes » en hébreu), étaient sur le point d’annoncer la création d’un nouveau parti politique.
Seuls, aucun des trois ne franchirait probablement le seuil électoral, mais ensemble, ils pourraient remporter jusqu’à sept des 120 sièges de la Knesset, selon les sondages.
Simhi, Gantz et Hendel ont tous critiqué le gouvernement pour avoir tenté d’inscrire dans la loi l’exemption du service militaire accordée aux ultra-orthodoxes. Mais contrairement à d’autres détracteurs sionistes de Netanyahu, ils se sont également déclarés prêts à former un gouvernement avec le Premier ministre. Ils présentent cette éventuelle alliance tripartite comme un facteur décisif après les prochaines élections législatives, qui devraient avoir lieu avant le 27 octobre.
Des sources qui se sont entretenues avec le Times of Israel la semaine dernière ont déclaré que les informations faisant état de cette alliance tripartite étaient prématurées, le principal point d’achoppement des négociations étant un désaccord entre Hendel, opposé à l’entrée dans un gouvernement aux côtés de partis haredim, et Simhi, qui n’y voit pas d’objection.
S’exprimant dimanche sur Galei Tsahal, Simhi a affirmé que Gantz et lui-même étaient parvenus à un accord pour se présenter ensemble et qu’ils étaient encore en train de choisir un nom pour le parti et de mettre la « touche finale » au logo.
Les sondages réalisés pour le compte du parti ont montré qu’il attirait des électeurs « de tous horizons », à l’exception de « ceux du camp de Yaïr Golan », chef du parti Les Démocrates (de gauche), « ou de ceux du camp de Ben Gvir », a déclaré Simhi.
Ariela Karmel a contribué à cet article.
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