Smotrich loue ses réformes du marché du fromage et promet de faire adopter le budget
Le ministre des Finances s'est dit "déterminé à continuer de faire baisser les prix"
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Le ministre des Finances Bezalel Smotrich s’est félicité lundi d’avoir franchi « une nouvelle et importante étape dans la lutte pour le pouvoir d’achat », déclarant aux journalistes, en amont de la réunion hebdomadaire de son parti HaTzionout HaDatit à la Knesset, avoir prévu une « augmentation conséquente des quotas d’importation de fromages à pâte dure ».
Arguant que les prix du fromage sont artificiellement gonflés en raison des monopoles locaux, qui « ont limité les quantités importées et nous ont tous contraints à payer le prix fort », Smotrich a affirmé que sa réforme du secteur laitier permettra aux Israéliens de « payer moins cher les produits de base ».
Insistant sur le fait que « les prix peuvent être bas ici », Smotrich s’est dit « déterminé à continuer de faire baisser les prix. Je ne laisserai personne m’en empêcher ».
Dans un communiqué publié alors que Smotrich s’exprimait, le ministère des Finances a annoncé avoir signé un décret visant à augmenter de 70 % le quota de fromage à pâte dure exempté de droits de douane, le portant ainsi à 19 500 tonnes.
« Cette augmentation des quotas prendra effet immédiatement et sera valable pendant deux ans. Le ministre des Finances se réserve le droit de prolonger ce décret en fonction de l’évolution du marché », a fait savoir le ministère.
S’adressant au ministre de l’Économie Nir Barkat, qui avait critiqué sa réforme du secteur laitier, Smotrich l’a invité à « mettre les quotas en appel d’offres dès demain ».
Au sujet du budget de l’État pour 2026, Smotrich a déclaré : « Nous sommes déterminés à le faire adopter en première lecture, puis à en débattre et à adopter toutes les réformes importantes en mesure de favoriser la croissance économique et de réduire le coût de la vie, puis à l’adopter en deuxième et troisième lectures avant la fin du mois de mars. »
« Il me semble que les haredim ont également intérêt à ce que cette coalition reste en place, ayant très clairement intérêt à ce que ce budget soit adopté », a-t-il ajouté, faisant référence aux menaces des haredim de s’opposer au budget si le gouvernement n’adopte pas d’abord le projet de loi controversé prévoyant d’exempter les étudiants en yeshiva du service militaire.
« C’est un bon budget, qui contient beaucoup de mesures porteuses de bonnes nouvelles pour les citoyens israéliens. Il prévoit notamment une baisse des impôts, des mesures encourageant la croissance, le déploiement d’infrastructures et la réduction du coût de la vie », a poursuivi Smotrich.
Le chef de l’opposition, Yair Lapid, qui a été ministre des Finances, l’a pour sa part critiqué. Il l’a qualifié de « budget de corrompus et réfractaires au service » qui « continue d’exploiter et broyer les travailleurs qui paient leurs impôts, servent dans la réserve et font que le pays est toujours là ».
C’est devant un parterre de journalistes, avant la réunion hebdomadaire de sa faction Yesh Atid à la Knesset, que Lapid a déclaré que le projet établi par le gouvernement, dimanche soir, n’était « pas un budget » mais un « vol » commis par un gouvernement qui « vole » à la classe moyenne pour donner à « ceux qui ne sont ni productifs ni actifs ».
Lapid a notamment remis en cause l’allocation de fonds à des « ministères inutiles » et l’injection de 5 milliards dans des fonds de coalition, dont 2,1 milliards et 1,2 milliard de NIS pour les partis ultra-orthodoxes Yahadout HaTorah et Shas, respectivement.
Les écoles haredim qui n’enseignent pas les matières laïques de base vont toucher des centaines de millions de shekels « pour apprendre à une nouvelle génération d’enfants à ne pas travailler et à vivre aux crochets de nos enfants », a-t-il avancé en ajoutant que certains services comme les transports en commun manquaient d’argent sans qu’« il y ait de solutions au problème du coût de la vie, de guerre contre les monopoles, d’ouverture des marchés à la concurrence. »
« Il n’y a pas d’argent pour la science ou la recherche, pour faire revenir [les cerveaux] en Israël, soutenir la médecine ou enrayer l’exode massif des médecins. Nous savons bien que ce gouvernement ne croit pas à la science et au progrès. Et ils continuent, cette année encore, à donner 60 milliards de NIS aux [réfractaires au service militaire], au lieu de les donner à l’armée », a ajouté Lapid.
« Tenez bon. Les secours sont en chemin », a-t-il annoncé. « C’est le dernier budget du gouvernement le plus défaillant de toute l’histoire de ce pays. Le prochain budget sera conçu par le gouvernement suivant et il sera totalement consacré aux travailleurs, aux jeunes parents, à l’éducation de leurs enfants et la santé de leurs parents, en un mot à ce qui compte vraiment. »
la Communauté du Times of Israël !







