Bruce Springsteen rend hommage à l’artiste israélienne Suki Lahav, récemment décédée
Lahav, qui était revenue en Israël, se forgeant une carrière remarquable en tant qu'autrice- compositrice, mais aussi comme poète, s'est éteinte jeudi à l’âge de 74 ans
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Bruce Springsteen a rendu hommage, dans la journée de samedi, à Tzruya « Suki » Lahav, la jeune musicienne israélienne qui avait joué du violon au sein de l’E Street Band à l’occasion de 38 concerts qui avaient été donnés entre la fin de l’année 1974 et le début de l’année 1975.
Lahav avait joué en studio un violon envoûtant sur le morceau de clôture de l’album « Born to Run », « Jungleland ». Elle avait assuré en solo, dans une cabine vocale, les chœurs sur la chanson « 4th of July, Asbury Park (Sandy) » issue de l’album précédent de Springsteen, sans être créditée – la chorale qui devait initialement prendre part à l’album ne s’était pas présentée.
Lahav, qui était revenue en Israël, se forgeant une carrière remarquable en tant qu’autrice-compositrice mais aussi comme poètesse, s’est éteinte jeudi à l’âge de 74 ans.
« Ici, sur E Street, nous avons le cœur brisé par le décès de Suki Lahav », a écrit Springsteen dans un post qui a été diffusé sur les réseaux sociaux. « Sa voix angélique a brillé lors du 4 juillet à Asbury Park (Sandy) et son magnifique violon a apporté une touche dramatique à l’intro de Jungleland. Elle a également honoré notre scène de sa beauté et de sa grâce lors de nos premières tournées ».
« Elle était une amie merveilleuse », a-t-il ajouté dans son post. « Puisse-t-elle reposer en paix auprès des anges ».
Lahav, auteure-compositrice, née dans un kibboutz, est décédée à l’âge de 74 ans après un « court et difficile combat » contre la maladie, ont annoncé ses proches.
Récipiendaire en 2011 du prix d’excellence de l’ACUM (Société des auteurs, compositeurs et éditeurs de musique en Israël) pour l’ensemble de sa carrière, elle avait contribué à l’album de 1975 « End of the Orange Season », du groupe Shalom Hanoch-Ariel Zilber Tamouz, et écrit des textes pour des artistes israéliens de tout premier plan, comme Rita (candidate au Concours Eurovision en 1990), Yehudit Ravitz, Rami Kleinstein ou encore Yehuda Poliker.
Sa rencontre improbable avec Springsteen s’était faite grâce à son premier mari, Louis, qui était ingénieur du son dans un studio new-yorkais, le 914 Sound Studios à Blauvelt – le studio préféré de Mike Appel, qui se trouvait être le manager de Springsteen au début des années 70.
Pour les besoins de son deuxième album, qu’il enregistrait dans ce studio, Springsteen avait sollicité le chœur d’enfants d’une église pour chanter sur « 4th of July, Asbury Park (Sandy) », mais ils n’étaient finalement pas venus. « Et moi, j’étais là. J’avais cette voix aiguë, pure, claire. Ce fut ma première fois », avait expliqué Lahav. Elle avait donc chanté, sans être créditée, sur ce morceau de l’album « The Wild, the Innocent & the E Street Shuffle ».
Springsteen avait alors décidé qu’il lui fallait un violoniste sur scène, en plus des guitares, du saxophone et des claviers. « Louis m’a dit de passer l’audition. Il y avait d’autres personnes. À ma grande surprise, j’ai été choisie. » Ce à quoi elle avait ajouté, sur un ton désarmant : « Je ne pensais pas être très douée… Il faut s’entraîner des heures chaque jour. Je n’ai jamais beaucoup travaillé le violon. Mais peut-être, peut-être que j’avais ma propre histoire… »
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