Tel Aviv : Des militants de Hadash protestent contre les abus infligés aux Palestiniens
Des membres du parti radical à majorité arabe ont organisé une manifestation en face des quartiers généraux de l'armée de la Kirya, s’allongeant au sol, recouverts de faux sang
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Mercredi, des membres du parti radical Hadash, à majorité arabe, ont organisé une manifestation sur les marches du complexe gouvernemental de Tel Aviv. Ils se sont allongés au sol, recouverts de faux sang, à proximité de l’un des carrefours les plus fréquentés de la ville, pour dénoncer ce qu’ils qualifient de « génocide à Gaza et de nettoyage ethnique en Cisjordanie ».
Vêtus de tee-shirts portant les inscriptions « C’est la politique israélienne » et « Pogroms, nettoyage ethnique, génocide et extermination », les manifestants se sont allongés sur les marches à l’extérieur du bâtiment tandis que de la peinture rouge leur était aspergée dessus, « symbolisant le sang versé à la suite de cette politique », a déclaré le parti dans un communiqué.
Des participants sont également apparus avec des numéros inscrits sur le front, en référence à un incident récent au cours duquel des suspects palestiniens arrêtés par des soldats lors d’un raid militaire dans le village de Qabatiya, au nord de la Cisjordanie, avaient un numéro inscrit sur le visage.
« La destruction et l’extermination à Gaza, le nettoyage ethnique, l’apartheid et le terrorisme d’État en Cisjordanie ne constituent pas une série d’erreurs isolées ou d’échecs individuels. Il s’agit d’une politique officielle adoptée et mise en œuvre par l’État d’Israël. Ce n’est pas une erreur. Ce n’est pas un incident isolé. C’est une politique », a déclaré le parti.
Le complexe gouvernemental, une tour de bureaux abritant plusieurs administrations, se trouve en face des quartiers généraux de l’armée de la Kirya.
Mardi, Tsahal a reconnu que des soldats avaient marqué les suspects palestiniens de numéros, alors que l’armée avait précédemment déclaré que cette pratique était inappropriée.
Hadash party members protest outside a government building in Tel Aviv against what they call "the genocide in Gaza and ethnic cleansing in the West Bank." (Courtesy Hadash) pic.twitter.com/v8x3ppkVtn
— Sam Sokol (@SamuelSokol) August 19, 2026
À l’époque, Tsahal avait expliqué que les soldats tentaient d’assurer un retour dans le calme en dirigeant les résidentes vers différentes sections du camp de réfugiés de Jénine, des zones que l’armée avait divisées en zones identifiées par des chiffres et des lettres.
Tsahal avait déclaré que l’idée d’inscrire la section correspondante sur la main de chaque résident venait des Palestiniens eux-mêmes, mais avait néanmoins considéré que cette pratique résultait « d’un manque de discernement ».
L’armée avait alors indiqué que les règles de conduite à respecter avaient été clarifiées et que « des leçons avaient été tirées ».
L’utilisation de numéros sur la peau pour identifier des personnes est depuis longtemps un tabou en Israël – car elle rappelle les tatouages numérotés qui avaient été utilisés par les nazis pour identifier les détenus dans les camps de concentration et d’extermination pendant la Shoah.
Dans un communiqué adressé au Times of Israel, Tsahal a indiqué que les commandants avaient souligné la gravité de ces agissements auprès des soldats impliqués et que « des leçons avaient été tirées » – reprenant ainsi les propos déjà tenus par l’armée en avril.
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