Toutes les entrées du site nucléaire iranien d’Ispahan ont été ensevelies – images satellites
Selon un think tank US, ces actions de Téhéran révèlent son inquiétude face à d'éventuelles attaques US ou israéliennes ; des préparatifs similaires avaient précédé les frappes US sur des sites nucléaires en juin dernier
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Des images satellites montrent que toutes les entrées du tunnel menant au site nucléaire iranien d’Ispahan ont été ensevelies sous terre, selon un rapport publié lundi par l’Institut pour la science et la sécurité internationale, basé à Washington.
Cet institut, qui surveille les sites nucléaires iraniens depuis longtemps, affirme que les images prises dimanche montrent que deux des entrées sont désormais totalement recouvertes, tandis que la troisième, située au nord du complexe, bénéficie également de « mesures de défense passive supplémentaires ».
Il a ajouté qu’aucune activité de véhicules n’était plus observée aux entrées.
Selon l’institut, l’Iran semble s’inquiéter de la possibilité d’une attaque ou d’un raid mené par les États-Unis ou Israël, ou les deux.
« Le remblayage des entrées des tunnels permettrait d’atténuer les effets d’une éventuelle frappe aérienne et rendrait également difficile l’accès au sol lors d’une opération des forces spéciales visant à saisir ou à détruire l’uranium hautement enrichi qui pourrait s’y trouver », a expliqué l’institut, suggérant que l’Iran aurait pu déplacer des matériaux sensibles dans les tunnels afin de les protéger.
« De tels préparatifs avaient été observés pour la dernière fois quelques jours avant l’Opération ‘Midnight Hammer’ menée contre les installations de Fordo, Natanz et Ispahan », a souligné l’institut.
NEW: High resolution satellite imagery taken yesterday shows the extent to which Iran has covered the tunnel entrances at the Esfahan nuclear complex with soil. The middle and southern entrances are unrecognizable and fully covered in soil. The northernmost tunnel entrance which… pic.twitter.com/baYI2zCuN0
— Inst for Science (@TheGoodISIS) February 9, 2026
Avant qu’Israël ne lance une guerre de douze jours contre l’Iran en juin, la république islamique disposait de trois sites nucléaires majeurs liés à son programme.
L’installation située à l’extérieur de la ville d’Ispahan était principalement connue pour produire le gaz d’uranium destiné à alimenter les centrifugeuses, puis à être centrifugé et purifié.
Au cours de la guerre de juin, Israël avait d’abord ciblé Ispahan. Les États-Unis ont ensuite mené des frappes à l’aide de bombes antibunker et de missiles de croisière Tomahawk. Si les frappes américaines ont « considérablement affaibli le programme nucléaire iranien », comme l’indique la stratégie de sécurité nationale publiée en novembre par la Maison Blanche, les détails concernant les dégâts restent toutefois difficiles à obtenir publiquement.
Depuis les attaques, l’Iran n’a pas autorisé les inspecteurs de l’AIEA à venir inspecter ses sites.
Des images satellites prises le mois dernier ont révélé la construction de toits à Ispahan, ce qui, selon l’Institut pour la science et la sécurité internationale, semblait faire partie d’une opération visant à « récupérer tout type d’actifs ou de débris restants, sans que nous puissions savoir ce qu’ils en retirent ».
Le président américain Donald Trump a demandé à plusieurs reprises à l’Iran de négocier un accord sur son programme nucléaire afin d’éviter une frappe militaire américaine, suite à la répression meurtrière des manifestants anti-régime dans le pays.
Par ailleurs, Washington a exigé de l’Iran qu’il renonce à ses stocks — estimés l’année dernière par l’agence de l’ONU chargée du nucléaire à plus de 440 kilogrammes — d’uranium enrichi à plus de 60 % de pureté fissile, un pourcentage très proche des 90 % considérés comme suffisants pour la fabrication d’armes nucléaires.
L’Iran a toujours nié chercher à se doter de l’arme nucléaire. Le pays a néanmoins enrichi de l’uranium à des niveaux qui n’ont aucune application pacifique, a empêché les inspecteurs internationaux de venir inspecter ses installations nucléaires, et a développé ses capacités en matière de missiles balistiques. Avant la guerre de 12 jours qui a opposé les deux pays en juin dernier, Israël avait affirmé que l’Iran avait récemment pris des mesures en vue de se doter d’armes nucléaires.
Au cours des pourparlers qui se sont tenus à Oman la semaine dernière, les États-Unis et l’Iran ont convenu d’aborder la question du programme nucléaire de Téhéran, même si Washington et Jérusalem souhaitent que figurent à l’ordre du jour les sujets des missiles balistiques iraniens et du soutien accordé par la république islamique à ses proxys terroristes dans la région. L’Iran a rejeté cette proposition.
La date et le lieu du prochain cycle de pourparlers n’ont pas encore été annoncés.
la Communauté du Times of Israël !







