Trump exhorte les dirigeants mondiaux à adhérer aux accords d’Abraham : « Il n’y a plus d’excuses liées à Gaza ou à l’Iran »
Selon le président américain, les dirigeants mondiaux se sont réunis pour célébrer non seulement la fin de la guerre à Gaza, mais aussi la naissance d'un nouveau "Moyen-Orient magnifique"
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Le président américain Donald Trump a commencé son discours officiel par ces mots : « Aujourd’hui est le jour que les peuples de la région et du monde entier ont attendu, pour lequel ils ont travaillé, lutté, espéré et prié. »
« Personne ne pensait que cela pourrait arriver, cet accord historique que nous venons de signer », a-t-il dit, faisant référence à son plan de paix pour Gaza qui vient d’être solennellement approuvé par les dirigeants des quatre pays médiateurs.
« Les prières de millions de personnes ont enfin été exaucées. Les otages ont été libérés, et le travail se poursuit (…) pour récupérer les dépouilles », a déclaré Trump.
« Ensemble, nous avons accompli ce que le monde pensait impossible. Nous avons enfin obtenu la paix au Moyen-Orient », a affirmé Trump.
« Après des années de souffrances et d’effusions de sang, la guerre à Gaza est terminée. Désormais, l’aide humanitaire afflue, notamment des centaines de camions chargés de nourriture, de matériel médical et d’autres fournitures », a-t-il poursuivi. « La reconstruction peut maintenant débuter. »
Trump a ensuite remercié les dirigeants de l’Égypte, du Qatar et de la Turquie. « Il est toujours là quand j’ai besoin de lui », a-t-il souligné, parlant du président turc pro-Hamas et fervent détracteur d’Israël, Recep Tayyip Erdogan.
Il a également remercié les dirigeants de l’Arabie saoudite, des Émirats arabes unis, de la Jordanie et du Pakistan.
Dans ce qui a semblé être un malentendu, le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif est alors monté à la tribune, prononçant un bref discours qu’il avait préparé avant que Trump n’ait terminé le sien.
Sharif a annoncé avoir proposé la candidature de Trump pour le prix Nobel de la paix de l’an prochain, après l’échec du président américain pour le prix 2025 la semaine dernière. Les dirigeants mondiaux et d’autres personnalités ont en effet pris l’habitude de nommer Trump pour ce prix afin de s’attirer les faveurs du président.
« Oh, je ne m’attendais pas à ça », s’est exclamé Trump avant de remercier différents dirigeants, parmi lesquels le président indonésien – et le président de l’Autorité palestinienne (AP) Mahmoud Abbas.
Le président égyptien Abdel-Fattah el-Sissi a ensuite lancé la partie officielle du sommet de Charm el-Cheikh sur Gaza par une brève allocution, dans laquelle il a présenté Donald Trump.
Une solution à deux États est le seul moyen qui permettra de combler les voeux des Palestiniens et des Israéliens, ainsi que de vivre en paix, a affirmé Sissi.
« Dans les jours à venir, l’Égypte travaillera avec les États-Unis, en coordination avec ses partenaires, afin de jeter les bases de la reconstruction de la bande de Gaza. Nous avons d’ailleurs l’intention d’organiser une conférence sur le relèvement, la reconstruction et le développement », a-t-il ajouté.
Selon Trump, les dirigeants mondiaux se sont réunis pour célébrer non seulement la fin de la guerre à Gaza, mais également la naissance d’un nouveau « Moyen-Orient magnifique ».
« À compter d’aujourd’hui, nous pouvons construire une région forte, stable, prospère et unie, qui rejettera une fois pour toutes la voie de la terreur », a affirmé Trump.
Et d’ajouter que le « sprint final » qui a conduit à l’accord qui a mis fin à la guerre à Gaza a débuté en marge de l’Assemblée générale des Nations unies, à la fin du mois dernier, lorsqu’il a rencontré les dirigeants de huit pays arabes et musulmans, dont certains « que je n’aime pas particulièrement », a-t-il précisé.
« Nous avons écouté et échangé des idées, et nous avons continué à avancer et progresser jusqu’à ce que notre travail soit terminé », a ajouté Trump. « Les premiers pas vers la paix sont toujours les plus difficiles. Aujourd’hui, nous les avons faits ensemble. »
« J’arrive tout juste d’Israël, où j’ai passé une journée extraordinaire à regarder le retour des otages », a-t-il poursuivi. « Le peuple israélien est ravi que la guerre soit terminée. Beaucoup d’entre vous ont dansé dans les rues. »
« J’espère que tout le monde, maintenant, va adhérer aux accords d’Abraham… Aujourd’hui encore, beaucoup de gens ont évoqué le fait de les rejoindre. Tant de personnes m’en ont parlé. Ce sera un grand hommage aux États-Unis », a souligné Trump.
Les pays qui ont déjà adhéré sont « riches », a dit Trump, faisant apparemment référence aux Émirats arabes unis, à Bahreïn et au Maroc – des nations qui ont chacune des niveaux de richesse différents.
« J’espère maintenant que tout le monde va décider d’adhérer. Nous n’avons plus d’excuses. Nous n’avons ni l’excuse de Gaza, ni celle de l’Iran », a ajouté Trump, semblant faire référence à la frappe américaine sur les sites nucléaires iraniens, qui, selon lui, a « complètement anéanti » le programme.
« Tout semble désormais tendre vers une paix formidable, glorieuse et durable », a indiqué Trump. « Notre engagement à mettre en œuvre le plan en 20 points que nous avons élaboré ensemble sera le fondement essentiel qui nous permettra de parvenir à cet avenir radieux » – une référence à son plan, qui envisage la création d’une voie vers un futur État palestinien.
Trump a déclaré que son plan en 20 points pour Gaza était actuellement en cours, et que certains des dirigeants présents dans la salle seraient nommés au Conseil de la paix, l’organe chargé de superviser le gouvernement de transition composé de technocrates palestiniens qui devrait administrer Gaza après la guerre.
« Tout le monde veut faire partie du Comité de la paix. Ils m’ont demandé : ‘Est-ce que vous voulez en être le président ?’ J’ai répondu : ‘Je suis très occupé. Mais tout ce qui nous permettrait d’instaurer la paix au Moyen-Orient en vaut la peine' », a plaisanté Trump.
« Pour la population de Gaza, l’objectif doit désormais être de rétablir les bases qui permettront une vie agréable. Nous allons injecter beaucoup d’argent à Gaza, et il y aura d’importants travaux de reconstruction à faire », a poursuivi Trump. « Je suis heureux d’annoncer que de nombreux pays riches, puissants et dignes m’ont contacté aujourd’hui même – et au cours de la semaine dernière – pour me faire part de leur volonté de participer à la reconstruction de Gaza. »
« À mesure que ces engagements seront pris, je ferai savoir au monde entier qui a proposé de s’en charger, car ceux qui prennent cette décision méritent réellement d’être salués. »
« Nous avons tous convenu que le soutien à Gaza doit viser à aider la population elle-même, mais nous ne voulons pas financer quoi que ce soit qui ait trait aux bains de sang, à la haine ou au terrorisme, comme cela a pu se produire dans le passé », a souligné Trump.
« Nous avons également convenu que la reconstruction de Gaza nécessitait sa démilitarisation, et qu’une nouvelle force de police civile, qui serait honnête, doit être autorisée à créer des conditions sûres pour les habitants de Gaza. »
« C’est la première fois que la crise au Moyen-Orient rassemble les gens, au lieu de les diviser », a-t-il fait valoir.
Trump a conclu son discours, et demandé à la presse de quitter la salle afin de pouvoir s’entretenir en privé avec les dirigeants.
Apparemment persuadé que les caméras étaient éteintes, il a à nouveau remercié tous les participants pour leur présence.
« Nous allons tirer au sort quelques noms. Si vous voulez participer au Comité de la paix, faites-le nous savoir », a déclaré Trump.
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