Trump : Les États-Unis « ne sont pas encore prêts à quitter l’Iran », mais ils le feront dans un » avenir très proche »
Le président américain a critiqué les alliés de l’OTAN qui ont refusé d'aider à sécuriser le détroit d’Ormuz ; il a affirme qu'après la guerre, Washington "tentera de trouver des personnes capables de bien diriger" l'Iran
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Jacob Magid est le correspondant du Times of Israël aux États-Unis, basé à New York.

Le président américain Donald Trump a expliqué mardi que la guerre menée par les États-Unis en Iran ne « durera plus très longtemps », tout en se refusant à avancer un calendrier plus précis. Il a également critiqué l’OTAN pour son inaction.
S’exprimant lors d’un déjeuner à la Maison Blanche, Trump a expliqué qu’il avait décidé de faire un « petit écart » par rapport à sa mission initiale – l’amélioration de l’économie américaine – en ajoutant : « Il s’agit de quelques semaines. Ça ne durera pas beaucoup plus longtemps ».
Il est difficile de dire s’il a voulu dire que cet « petit écart » avait d’ores et déjà duré quelques semaines – ou s’il allait encore se prolonger.
Il a plaisanté, comme il l’avait déjà fait auparavant, en affirmant que son « plus gros problème », après l’élimination d’un grand nombre de leaders iraniens, était que « l’on ne sait dorénavant plus à qui s’adresser ».
Dans la journée, lors de la visite au sein du Bureau Ovale du Premier ministre irlandais Micheal Martin à l’occasion de la Saint-Patrick, les journalistes avaient demandé à Trump quel était son plan pour l’Iran dans l’après-guerre.
Il avait alors répondu que si les États-Unis mettaient un terme à la guerre, il faudrait alors dix ans à l’Iran pour se reconstruire. Il avait aussi fait remarquer que le « véritable guide suprême de l’Iran a été tué hier », faisant apparemment référence à l’affirmation faite par Israël concernant la mort du puissant chef de la sécurité nationale de la république islamique, Ali Larijani.
Trump avait déclaré : « Nous ne sommes pas encore prêts à partir, mais nous partirons dans… disons, dans un avenir très proche. »
Il était resté vague s’agissant de son plan politique pour le pays après la guerre – se contentant d’indiquer que « nous allons essayer de trouver des gens qui sauront bien le diriger ».
Reporter: Do you not have a day after plan for Iran?
Trump: We have a lot. If we left right now, it would take ten years for them to rebuild. But we're not ready to leave yet. But we we'll be leaving in the near future. pic.twitter.com/0cVcqdURtN
— Acyn (@Acyn) March 17, 2026
Devant les journalistes, Trump a répété avoir été déçu par les pays de l’OTAN qui ont refusé de répondre à la demande des États-Unis d’aider à sécuriser le détroit d’Ormuz, bloqué par l’Iran.
Plus tôt dans la journée, Trump avait écrit sur Truth Social : « Étant donné que nous avons remporté un tel succès militaire, nous n’avons plus ‘besoin’ ni envie de l’aide des pays de l’OTAN — NOUS N’EN AVONS JAMAIS EU BESOIN ! »
Il a notamment pointé du doigt de très proches alliés : le Japon, l’Australie et la Corée du Sud.
« L’OTAN commet une erreur réellement stupide », a-t-il confié aux journalistes. « Je dis depuis longtemps que je me demande si l’OTAN serait un jour là pour nous. Cela a donc été un excellent test ».
Trump a insisté sur le fait que Washington était prêt à faire cavalier seul contre l’Iran, affirmant que même les alliés de l’OTAN avaient reconnu qu’il fallait faire face à la république islamique sur la problématique de son programme nucléaire.
« Nous n’avons pas besoin de beaucoup d’aide. Nous n’avons besoin d’aucune aide », a insisté Trump.
Assailli de questions sur les éventuelles conséquences pour l’OTAN des refus opposés par ses membres à l’appel américain, Trump a répondu : « Je n’ai rien en tête pour l’instant ».
Il a encore critiqué ses homologues étrangers sur cette question, affirmant que le Premier ministre britannique Keir Starmer « ne s’est pas montré coopératif et je pense que c’est une grave erreur ». Concernant le président français Emmanuel Macron, il s’est contenté de dire « qu’il quittera bientôt ses fonctions ».
Le leader américain avait laissé entendre, dans la journée de lundi, que Paris et Londres seraient prêts à apporter leur aide, notant que d’autres pays, qu’il n’avait pas nommés, étaient déjà partants.
Mais Macron a insisté mardi sur le fait que la France ne prendrait pas part aux opérations qui viseront à rouvrir le détroit dans le contexte actuel. Il a néanmoins noté qu’une fois la situation « apaisée », elle sera alors en mesure de participer à un « système d’escorte » aux côtés d’autres nations.
La Grande-Bretagne a également rejeté la demande d’aide de Washington.
Les États-Unis ont également appelé leurs alliés au Moyen-Orient à contribuer à sécuriser le détroit d’Ormuz – mais aucun d’entre eux n’a non plus accepté ouvertement cette requête.
Interrogé à ce sujet, Trump a salué l’attitude de ces pays sans pour autant confirmer qu’ils avaient accepté de se joindre à une initiative menée par les États-Unis dans le détroit d’Ormuz.
« Le Qatar a été formidable. Les Émirats arabes unis ont été absolument formidables. L’Arabie saoudite a été formidable. Bahreïn a été très bon. Les pays du Moyen-Orient nous ont apporté un soutien très fort. Et bien sûr, Israël a été notre partenaire », a-t-il déclaré. « Israël a été très, très fort, à nos côtés ».
Interrogé sur ses inquiétudes face aux affirmations faites par l’Iran, qui a expliqué qu’une opération terrestre américaine en Iran déboucherait sur un scénario similaire à celui de la guerre du Vietnam, Trump a répondu : « Je n’ai vraiment peur de rien ».
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