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Trump : Les États-Unis « ne sont pas encore prêts à quitter l’Iran », mais ils le feront dans un  » avenir très proche »

Le président américain a critiqué les alliés de l’OTAN qui ont refusé d'aider à sécuriser le détroit d’Ormuz ; il a affirme qu'après la guerre, Washington "tentera de trouver des personnes capables de bien diriger" l'Iran

Jacob Magid est le correspondant du Times of Israël aux États-Unis, basé à New York.

Le président américain Donald Trump s'exprime lors d'une rencontre avec le Premier ministre irlandais Micheál Martin dans le Bureau ovale de la Maison Blanche, le jour de la Saint-Patrick à Washington, le mardi 17 mars 2026. (Crédit : AP Photo/Alex Brandon)
Le président américain Donald Trump s'exprime lors d'une rencontre avec le Premier ministre irlandais Micheál Martin dans le Bureau ovale de la Maison Blanche, le jour de la Saint-Patrick à Washington, le mardi 17 mars 2026. (Crédit : AP Photo/Alex Brandon)

Le président américain Donald Trump a expliqué mardi que la guerre menée par les États-Unis en Iran ne « durera plus très longtemps », tout en se refusant à avancer un calendrier plus précis. Il a également critiqué l’OTAN pour son inaction.

S’exprimant lors d’un déjeuner à la Maison Blanche, Trump a expliqué qu’il avait décidé de faire un « petit écart » par rapport à sa mission initiale – l’amélioration de l’économie américaine – en ajoutant : « Il s’agit de quelques semaines. Ça ne durera pas beaucoup plus longtemps ».

Il est difficile de dire s’il a voulu dire que cet « petit écart » avait d’ores et déjà duré quelques semaines – ou s’il allait encore se prolonger.

Il a plaisanté, comme il l’avait déjà fait auparavant, en affirmant que son « plus gros problème », après l’élimination d’un grand nombre de leaders iraniens, était que « l’on ne sait dorénavant plus à qui s’adresser ».

Dans la journée, lors de la visite au sein du Bureau Ovale du Premier ministre irlandais Micheal Martin à l’occasion de la Saint-Patrick, les journalistes avaient demandé à Trump quel était son plan pour l’Iran dans l’après-guerre.

Il avait alors répondu que si les États-Unis mettaient un terme à la guerre, il faudrait alors dix ans à l’Iran pour se reconstruire. Il avait aussi fait remarquer que le « véritable guide suprême de l’Iran a été tué hier », faisant apparemment référence à l’affirmation faite par Israël concernant la mort du puissant chef de la sécurité nationale de la république islamique, Ali Larijani.

Trump avait déclaré : « Nous ne sommes pas encore prêts à partir, mais nous partirons dans… disons, dans un avenir très proche. »

Il était resté vague s’agissant de son plan politique pour le pays après la guerre – se contentant d’indiquer que « nous allons essayer de trouver des gens qui sauront bien le diriger ».

Devant les journalistes, Trump a répété avoir été déçu par les pays de l’OTAN qui ont refusé de répondre à la demande des États-Unis d’aider à sécuriser le détroit d’Ormuz, bloqué par l’Iran.

Plus tôt dans la journée, Trump avait écrit sur Truth Social : « Étant donné que nous avons remporté un tel succès militaire, nous n’avons plus ‘besoin’ ni envie de l’aide des pays de l’OTAN — NOUS N’EN AVONS JAMAIS EU BESOIN ! »

Il a notamment pointé du doigt de très proches alliés : le Japon, l’Australie et la Corée du Sud.

« L’OTAN commet une erreur réellement stupide », a-t-il confié aux journalistes. « Je dis depuis longtemps que je me demande si l’OTAN serait un jour là pour nous. Cela a donc été un excellent test ».

Trump a insisté sur le fait que Washington était prêt à faire cavalier seul contre l’Iran, affirmant que même les alliés de l’OTAN avaient reconnu qu’il fallait faire face à la république islamique sur la problématique de son programme nucléaire.

« Nous n’avons pas besoin de beaucoup d’aide. Nous n’avons besoin d’aucune aide », a insisté Trump.

Assailli de questions sur les éventuelles conséquences pour l’OTAN des refus opposés par ses membres à l’appel américain, Trump a répondu : « Je n’ai rien en tête pour l’instant ».

Le président américain Donald Trump assiste à un déjeuner des Amis de l’Irlande organisé en l’honneur du Premier ministre irlandais Micheál Martin au Capitole américain, le jour de la Saint-Patrick à Washington, le 17 mars 2026. (Crédit: AP Photo/Alex Brandon)

Il a encore critiqué ses homologues étrangers sur cette question, affirmant que le Premier ministre britannique Keir Starmer « ne s’est pas montré coopératif et je pense que c’est une grave erreur ». Concernant le président français Emmanuel Macron, il s’est contenté de dire « qu’il quittera bientôt ses fonctions ».

Le leader américain avait laissé entendre, dans la journée de lundi, que Paris et Londres seraient prêts à apporter leur aide, notant que d’autres pays, qu’il n’avait pas nommés, étaient déjà partants.

Mais Macron a insisté mardi sur le fait que la France ne prendrait pas part aux opérations qui viseront à rouvrir le détroit dans le contexte actuel. Il a néanmoins noté qu’une fois la situation « apaisée », elle sera alors en mesure de participer à un « système d’escorte » aux côtés d’autres nations.

La Grande-Bretagne a également rejeté la demande d’aide de Washington.

Les États-Unis ont également appelé leurs alliés au Moyen-Orient à contribuer à sécuriser le détroit d’Ormuz – mais aucun d’entre eux n’a non plus accepté ouvertement cette requête.

Interrogé à ce sujet, Trump a salué l’attitude de ces pays sans pour autant confirmer qu’ils avaient accepté de se joindre à une initiative menée par les États-Unis dans le détroit d’Ormuz.

« Le Qatar a été formidable. Les Émirats arabes unis ont été absolument formidables. L’Arabie saoudite a été formidable. Bahreïn a été très bon. Les pays du Moyen-Orient nous ont apporté un soutien très fort. Et bien sûr, Israël a été notre partenaire », a-t-il déclaré. « Israël a été très, très fort, à nos côtés ».

Interrogé sur ses inquiétudes face aux affirmations faites par l’Iran, qui a expliqué qu’une opération terrestre américaine en Iran déboucherait sur un scénario similaire à celui de la guerre du Vietnam, Trump a répondu : « Je n’ai vraiment peur de rien ».

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