Rechercher

Trump rend hommage au sénateur Lindsey Graham en présence de hauts dignitaires

Benjamin Netanyahu et Volodymyr Zelensky, dont les pays respectifs ont bénéficié d'un soutien sans faille de la part du défunt sénateur, se joignent aux dirigeants américains

Le président américain Donald Trump, le vice-président, JD Vance, le ministre des Finances, Scott Bessent, Eric Trump et son épouse Lara, l'envoyé spécial de la Maison Blanche pour le Moyen-Orient, Steve Witkoff, et la cheffe de cabinet de la Maison Blanche, Susie Wiles, assistant aux funérailles du sénateur Lindsey Graham, à la cathédrale nationale de Washington, le 28 juillet 2026. (Crédit : Alex Brandon/AP Photo)
Le président américain Donald Trump, le vice-président, JD Vance, le ministre des Finances, Scott Bessent, Eric Trump et son épouse Lara, l'envoyé spécial de la Maison Blanche pour le Moyen-Orient, Steve Witkoff, et la cheffe de cabinet de la Maison Blanche, Susie Wiles, assistant aux funérailles du sénateur Lindsey Graham, à la cathédrale nationale de Washington, le 28 juillet 2026. (Crédit : Alex Brandon/AP Photo)

Donald Trump a rendu hommage mardi au sénateur républicain Lindsey Graham, un allié proche que le président américain a qualifié d’ami « inoubliable » et de « grand politicien », en prononçant son éloge funèbre à la cathédrale nationale de Washington.

Plus tôt dans la journée, les parlementaires lui ont rendu hommage dans la rotonde du Capitole, évoquant l’un des derniers républicains de premier plan à avoir défendu une puissance militaire américaine forte à l’étranger. Ils ont décrit cet homme comme sociable, drôle et persuasif.

« C’était un faucon pur et dur – il n’y avait pas de guerre qui ne lui plaisait pas », a déclaré Trump.

« Il n’y avait pas d’événement important dans le monde sans que Lindsey Graham ait son mot à dire. »

Graham avait critiqué Trump au début de sa carrière politique avant de devenir l’un de ses plus fervents partisans. Trump a rendu hommage à son collègue républicain, qu’il considérait à la fois comme son partenaire de golf préféré et comme un confident indispensable pour naviguer dans les méandres de la politique partisane à Washington.

Le sénateur républicain de Caroline du Sud, décédé subitement d’une maladie cardiaque le 11 juillet à l’âge de 71 ans, appelait régulièrement les États-Unis à jouer un rôle interventionniste sur la scène internationale.

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu (à gauche) et le président ukrainien Volodymyr Zelensky (à droite) assistant aux funérailles du sénateur américain Lindsey Graham à la cathédrale nationale de Washington, le 28 juillet 2026. (Crédit : Alex Brandon/AP Photo)

Il soutenait fermement Israël et l’Ukraine, et le Premier ministre Benjamin Netanyahu ainsi que le président ukrainien Volodymyr Zelensky se sont tous deux rendus à Washington mardi pour lui rendre hommage.

« Il s’est éteint au pic de sa carrière, au sommet de son art, en tant que légende », a déclaré Trump dans son hommage à l’élu de Caroline du Sud.

« Par la force de ses convictions inébranlables, la puissance de sa personnalité magnétique et la bonté de son âme noble, Lindsey s’est hissé d’une petite ville rurale de Caroline du Sud – un endroit qu’il aimait tellement – pour devenir un pilier constant de la politique américaine aux plus hauts niveaux », a ajouté le président américain.

Sean Hannity, de Fox News, a déclaré dans son allocution que Graham aurait été ému de constater que Netanyahu et Zelensky avaient tous deux parcouru un long chemin pour être présents.

Le sénateur américain Lindsey Graham (à gauche) le Premier ministre Benjamin Netanyahu et l’ambassadeur américain en Israël David Friedman (à droite), lors d’une visite dans le plateau du Golan, le 11 mars 2019. (Crédit : Amos Ben Gershom/GPO)

Figure centrale du camp interventionniste à Washington, Lindsey Graham était un champion de la défense de l’Ukraine face à l’invasion russe, plaidant pour une aide accrue à Kiev et davantage de sanctions contre Moscou. Il était également un fervent défenseur d’Israël.

« Il [Graham] vous aimait, il aimait l’État d’Israël, il aimait le peuple d’Israël », a déclaré Hannity en s’adressant à Netanyahu.

« Sous votre direction, Israël a été l’un des alliés les plus constants et les plus fidèles des États-Unis. Il n’a jamais hésité à le dire, jusqu’au jour de son décès. »

« Tout comme le président Trump a été le plus fervent ami d’Israël de toute l’histoire de la Maison Blanche… Lindsey était cet ami d’Israël au Sénat des États-Unis », a ajouté Hannity.

« Lindsey aimait la guerre » 

Ses funérailles, qui ont débuté mardi matin au Capitole de Washington, doivent durer plusieurs jours et se terminer dans son fief de Caroline du Sud.

« Il était impossible de ne pas aimer Lindsey Graham comme être humain et, bien sûr, comme sénateur », a déclaré le vice-président JD Vance, son ancien collègue au Sénat, lors d’une première cérémonie sous la coupole du Capitole.

Lors de l’annonce de son décès, Trump avait ordonné de mettre les drapeaux américains en berne dans tout le pays pendant plusieurs jours.

Le sénateur Lindsey Graham (à gauche) faisant un geste tandis que le président américain Donald Trump s’adresse aux journalistes à bord de l’Air Force One, alors qu’ils rentraient à la base interarmées d’Andrews, dans le Maryland, le 4 janvier 2026. (Crédit : Alex Brandon/AP)

Mardi matin, sur Fox News, le président octogénaire a rendu un hommage particulier au sénateur.

« Franchement, Lindsey aimait la guerre », a-t-il déclaré, avant d’ajouter : « Il n’a jamais vu une guerre qu’il n’aimait pas. »

Lindsey Graham a milité pendant des années en faveur d’une intervention militaire contre la République islamique d’Iran, et a vu dans le conflit déclenché par les États-Unis aux côtés d’Israël le 28 février une grande victoire.

Téhéran l’avait d’ailleurs accusé d’être « malfaisant » au moment de sa mort.

John Thune, le chef de file républicain au Sénat, a déclaré : « Personne, absolument personne, ne prenait son travail plus au sérieux que Lindsey Graham, mais personne n’était non plus plus capable de faire éclater de rire toute une salle pendant la semaine de travail ici, à Washington. »

Ils ont également évoqué le charme dont Graham savait faire preuve auprès des dirigeants des alliés des États-Unis. Graham avait rencontré Zelensky à Kiev, la veille même de sa mort, lors de sa dixième visite en Ukraine depuis l’invasion russe de 2022. Mardi, le Sénat devait se prononcer sur un ensemble de nouvelles sanctions contre la Russie, que Graham avait passé ses derniers jours à tenter de faire adopter.

Sa défense inébranlable, radicale et souvent imagée de ses positions lui a également valu une opposition farouche de la part des démocrates et d’autres personnes. Il a notamment été critiqué pour son approche maximaliste de la guerre, pour avoir préconisé le rasage de Gaza après le pogrom perpétré par le groupe terroriste palestinien du Hamas le 7 octobre 2023, pour avoir affirmé qu’il n’existait pas de racisme systémique, et pour ses remarques humoristiques sur l’histoire de la ségrégation raciale aux États-Unis.

« Si vous êtes un jeune Afro-Américain ou un immigrant, vous pouvez aller n’importe où dans cet État », avait déclaré Graham lors d’un débat en 2020.

« Il suffit d’être conservateur, pas libéral. »

Sa sœur brigue sa succession au Sénat

Élu pour la première fois à la Chambre des représentants en 1994, Lindsey Graham est entré au Sénat en 2002 et a été réélu à chaque élection depuis. Opposé à l’avortement, il a occupé à la Chambre haute des postes très influents, dont celui de président de la commission du Budget.

Graham briguait un cinquième mandat au Sénat après avoir remporté la primaire républicaine de Caroline du Sud en juin. Sa sœur, Darline Graham, a été nommée par le gouverneur de Caroline du Sud, Henry McMaster, pour terminer son mandat.

Le candidat républicain à la présidence, Lindsey Graham, de Caroline du Sud, accompagné de sa sœur Darline (à gauche), s’exprimant au siège du Parti républicain à Columbia, en Caroline du Sud, le 1ᵉʳ septembre 2015, où il a déposé sa candidature pour la primaire présidentielle de cet État. (Crédit : Richard Shiro/AP)

Elle a annoncé son intention de briguer un mandat complet de six ans en novembre, avec le soutien de Trump. La candidate démocrate, la pédiatre Annie Andrews, a peu de chances de l’emporter, compte tenu de la forte tendance républicaine en Caroline du Sud.

Lindsey Graham a été le tuteur de sa sœur après le décès de leurs parents, alors qu’elle était encore enfant.

Ancien avocat de l’armée de l’air et membre de la Garde nationale aérienne de Caroline du Sud, il a siégé à l’assemblée législative de l’État, puis à la Chambre des représentants des États-Unis, avant de remporter son siège au Sénat en 2002.

Il s’est brièvement présenté à l’élection présidentielle de 2016, alors qu’il s’opposait farouchement à la candidature de Trump, qu’il avait qualifié de « provocateur racial, xénophobe et fanatique religieux » sur CNN.

Il est toutefois devenu l’un des plus fidèles soutiens de Trump au Sénat et les deux hommes jouaient souvent au golf ensemble.

« En 2016, Lindsey a tenu des propos plutôt méchants lors de sa campagne pour devenir le prochain président des États-Unis », a rappelé Trump lors de l’éloge funèbre.

« Alors, naturellement, j’ai fait quelque chose que je n’aurais pas dû faire. J’ai communiqué son numéro de portable personnel aux millions de personnes qui regardaient l’émission ce jour-là », a-t-il plaisanté.

« Et je me souviens du numéro. C’était le 202-228-0292, si quelqu’un veut tenter sa chance », a poursuivi Trump, provoquant des rires dans toute l’église.

« Mais c’est Lindsey qui a eu le dernier mot, car même si j’ai saturé sa ligne pendant une journée, nous sommes devenus de très bons amis, et Lindsey n’a cessé de m’appeler pendant les dix années qui ont suivi. »

Outre les cérémonies de mardi à Washington, des funérailles seront organisées mercredi en Caroline du Sud, où Lindsey Graham sera enterré.

L’équipe du Times of Israel a contribué à cet article.

En savoir plus sur :
Pour commenter, rejoignez
la Communauté du Times of Israël !
Rejoidre la Communauté du Times of Israël
Seuls les membres qui payent un abonnement peuvent commenter les articles. Alors rejoignez nous et profitez d'autres avantages !
Veuillez utiliser un email au format suivant : example@domain.com
Confirm Mail
Merci ! Consultez votre mail maintenant
Vous faites désormais partie de la Communauté du Times of Israël ! Un e-mail contenant votre lien de connexion a été envoyé à . Une fois configuré, vous pourrez profiter de vos avantages et commenter.

Merci pour votre fidélité !

Si vous voyez ce message, ça veut dire que vous faites partie de nos lecteurs les plus assidus. Pour continuer votre lecture, veuillez rejoindre notre Communauté. Rejoignez-nous maintenant !
image
Inscrivez-vous gratuitement
et continuez votre lecture
L'inscription vous permet également de commenter les articles et nous aide à améliorer votre expérience. Cela ne prend que quelques secondes.
Déjà inscrit ? Entrez votre email pour vous connecter.
Veuillez utiliser le format suivant : example@domain.com
SE CONNECTER AVEC
En vous inscrivant, vous acceptez les conditions d'utilisation. Une fois inscrit, vous recevrez gratuitement notre Une du Jour.
Register to continue
SE CONNECTER AVEC
Log in to continue
Connectez-vous ou inscrivez-vous
SE CONNECTER AVEC
check your email
Consultez vos mails
Nous vous avons envoyé un e-mail à .
Il contient un lien qui vous permettra de vous connecter.