Décès soudain de Lindsey Graham, fervent défenseur des relations entre les États-Unis et Israël
Les services d'urgence étaient intervenus au domicile du sénateur, à Washington, à la suite d'un appel signalant un « arrêt cardiaque »
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Le sénateur américain Lindsey Graham est décédé d’une crise cardiaque, a rapporté la chaîne NBC dans la nuit de samedi à dimanche.
La chaîne américaine a précisé que les services d’urgence étaient intervenus au domicile de Graham, à Washington, à la suite d’un appel signalant un « arrêt cardiaque », d’après un enregistrement audio de la radio de la police.
Le sénateur américain de Caroline du Sud, l’un des principaux défenseurs d’Israël au Capitole, est décédé samedi soir des suites d’une « maladie brève et soudaine », a pour sa part indiqué son bureau dans un communiqué publié dimanche.
« La famille du sénateur Graham vous remercie pour vos prières en ce moment difficile et demande que son intimité soit respectée pendant cette période extrêmement pénible », a précisé son bureau.
Les directeurs de communication actuels et anciens du sénateur républicain ont également publié des messages à la suite de son décès.
Après avoir vivement critiqué Donald Trump lorsqu’il était candidat à la présidence en 2016, Graham était devenu l’un de ses partisans les plus fervents.
Le président américain a qualifié le sénateur Graham de « l’un des sénateurs les plus remarquables que j’aie jamais connus », après l’annonce de son décès soudain par son bureau.
« Il travaillait sans relâche et était un véritable patriote américain. Lindsey va beaucoup nous manquer !!! », a écrit Trump sur Truth Social.
Trump s’était considérablement rapproché de lui, et Graham avait mis à profit cette relation pour militer en faveur d’une intervention militaire américaine en Iran.
Graham se rendait régulièrement en Israël pour rencontrer de hauts responsables de l’État hébreu. Il se rendait également souvent en Arabie saoudite et militait en faveur d’une normalisation des relations entre ces deux alliés des États-Unis.
Ce faucon de la politique iranienne s’était initialement montré très critique à l’égard de l’accord sur l’Iran en cours de négociation et avait déclaré en mai que cet accord, qui plaçait l’Iran en position de force dans la région, conduirait à un « cauchemar pour Israël ».
« Si un accord est conclu pour mettre fin au conflit avec l’Iran parce qu’on estime que le détroit d’Ormuz ne peut être protégé contre le terrorisme iranien et que l’Iran possède toujours la capacité de détruire les principales infrastructures pétrolières du Golfe, alors l’Iran sera perçu comme une force dominante [sic] nécessitant une solution diplomatique », avait-il écrit sur le réseau social X.
Une fois l’accord signé, il s’était montré plus disposé à donner à Trump l’occasion de vérifier si la diplomatie pouvait freiner les ambitions nucléaires de l’Iran.
Dans le même temps, Graham n’avait aucun espoir de voir le Hamas déposer les armes de son plein gré.
« Mon conseil au président [Trump] est le suivant : tant que le Hamas n’aura pas été écarté du jeu sur les plans militaire et politique, les chances de succès sont assez minces », avait-il déclaré au Times of Israel fin 2025.
« Ces gens sont des fanatiques religieux », avait-il ajouté.
« Ce sont des nazis religieux. À moins de leur disparition, je ne crois pas un seul instant qu’ils feront autre chose que ce qu’ils ont promis de faire. Ont-ils cessé de vouloir détruire Israël ? Ont-ils modifié leurs objectifs déclarés ? Non. »
Dans cette même interview, il avait également exhorté les États-Unis à se joindre à toute attaque potentielle contre le groupe terroriste chiite libanais du Hezbollah : « Je voudrais voler aux côtés d’Israël. Je voudrais que les États-Unis participent aux opérations militaires aériennes contre le Hezbollah, si c’est nécessaire pour les anéantir. »
Vendredi, Graham se trouvait à Kiev, où il avait rencontré le président ukrainien Volodymyr Zelensky.
« Il s’est rendu dix fois en Ukraine depuis le début de l’invasion russe à grande échelle et il était aux côtés de notre peuple lorsque c’était le plus nécessaire… L’Amérique et le monde ont perdu un dirigeant déterminé », a réagi Zelensky sur Facebook dimanche.
Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a rendu hommage au sénateur républicain américain, affirmant qu’Israël avait perdu « l’un de ses plus grands amis ».
« Lindsey comprenait que la sécurité d’Israël et celle de l’Amérique sont indissociables. Il a consacré sa vie à défendre les États-Unis, à renforcer notre alliance et à défendre le monde libre », a déclaré Netanyahu dans un communiqué publié par son bureau.
« Israël a perdu l’un de ses plus grands amis. L’Amérique a perdu un grand patriote. J’ai perdu un ami cher. »
Ce républicain de Caroline du Sud, l’un des principaux défenseurs d’Israël au Capitole, est décédé samedi soir des suites d’une « maladie brève et soudaine », a indiqué son bureau dans un communiqué.
Netanyahu envisageait de se rendre aux États-Unis pour assister aux funérailles, selon une source au sein du bureau du Premier ministre. Ce dernier s’efforce déjà d’organiser une rencontre avec Trump dans les semaines à venir.
Le président Isaac Herzog s’est dit « choqué et bouleversé » en apprenant le décès du sénateur américain, qu’il a qualifié de « grand patriote américain, grand ami d’Israël et mon cher ami ».
« Le sénateur Graham était un modèle de clarté morale et un véritable pilier du partenariat entre les États-Unis et Israël », a déclaré Herzog sur X.
« Nous n’oublierons jamais comment il s’est tenu aux côtés du peuple israélien dans nos moments les plus difficiles, et nous lui serons éternellement reconnaissants pour son sens de la justice, de la vérité et de la loyauté. »
« Le peuple israélien pleure sa perte, et mon grand ami me manquera énormément. »
Dans un communiqué, le ministre de la Défense, Israel Katz, a aussi déclaré que le sénateur de Caroline du Sud « s’était tenu aux côtés d’Israël dans ses moments les plus difficiles, avait œuvré sans relâche pour renforcer l’alliance stratégique entre Israël et les États-Unis, et avait été une voix inébranlable en faveur de la sécurité d’Israël et de son droit à se défendre ».
Il a souligné que Graham s’était rendu à plusieurs reprises en Israël après le pogrom perpétré par le groupe terroriste palestinien du Hamas le 7 octobre 2023, « se tenant aux côtés de notre peuple dans une démonstration extraordinaire de solidarité et d’amitié inébranlable ».
« C’était un dirigeant exceptionnel, un homme de principes et un ami cher dont l’héritage perdurera pendant des générations », a écrit Katz.
« Israël ne vous oubliera pas, mon ami. »
Graham a été élu pour la première fois à la Chambre des représentants des États-Unis en 1994, avant d’être élu au Sénat en 2002. Il a par la suite été réélu au Sénat en 2008, 2014 et 2020, et a récemment présidé la commission du budget du Sénat.
Le gouverneur de Caroline du Sud, Henry McMaster, a qualifié Graham « d’irremplaçable ».
« Le plus ardent des défenseurs de la Caroline du Sud et de l’Amérique, ainsi qu’un ami loyal et indéfectible », a-t-il ajouté sur X.
Avocat militaire de formation, Grahama atteint le grade de colonel dans l’armée de l’air, expérience qui a influencé sa position interventionniste en matière de politique étrangère.
En 2002, il a voté en faveur d’une intervention militaire en Irak à la suite des attentats du 11-Septembre, puis a soutenu une présence américaine durable en Afghanistan.
Graham a souvent critiqué la politique étrangère du président Barack H. Obama, le qualifiant de « faible adversaire du mal » en 2015, en raison de la négociation de l’accord nucléaire avec l’Iran, connu sous l’acronyme JCPOA.
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