Tsahal a frappé un site universitaire à Téhéran utilisé pour développer des composants destinés à des armes nucléaires
Cette frappe contre l'université Malek Ashtar, soumise à des sanctions, intervient après que les États-Unis ont frappé l'usine d'enrichissement de Natanz
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Emanuel Fabian est le correspondant militaire du Times of Israël.

Samedi, l’armée de l’air israélienne a annoncé avoir frappé un site de recherche et de développement d’armes nucléaires iranien à Téhéran, alors qu’Israël et les États-Unis poursuivent leurs opérations visant à éliminer le programme nucléaire de la République islamique.
Selon l’armée, le site « stratégique » de l’université Malek Ashtar était utilisé par les industries militaires iraniennes pour développer des composants destinés à des armes nucléaires.
L’université Malek Ashtar, placée sous l’autorité du ministère iranien de la Défense, fait l’objet de sanctions occidentales en raison de ses activités liées aux programmes nucléaires et de missiles balistiques de l’Iran.
L’Iran a nié à plusieurs reprises chercher à se doter d’armes nucléaires. Cependant, il a enrichi de l’uranium à des niveaux qui n’ont aucune application pacifique, a empêché les inspecteurs internationaux de contrôler ses installations nucléaires et a développé ses capacités en matière de missiles balistiques.
Au cours de la guerre de douze jours de 2025, Israël a affirmé que l’Iran avait pris des mesures pour militariser son uranium enrichi et fabriquer une bombe.
Samedi matin, les médias iraniens ont déclaré que les forces américano-israéliennes avaient attaqué le complexe d’enrichissement d’uranium de Shahid Ahmadi-Roshan à Natanz. Des experts techniques ont constaté qu’aucune fuite radioactive ne s’était produite et que les habitants des environs n’étaient pas en danger.
En réponse à une demande du Times of Israel, Tsahal a déclaré n’avoir frappé aucun site dans la région et ne pas être en mesure de commenter les activités américaines.
On estime que le stock iranien d’environ 450 kilogrammes d’uranium enrichi à 60 % est enfoui sous les décombres des sites bombardés par les États-Unis l’an dernier, notamment près d’Ispahan et dans la région de Natanz.
Cet uranium n’est qu’à un pas de la qualité requise pour la fabrication d’armes, une quantité suffisante pour fabriquer environ dix bombes nucléaires.
La sécurité de l’uranium hautement enrichi est considérée comme l’une des cibles potentielles de la guerre pour Washington et Jérusalem, même si une telle opération serait complexe et dangereuse.
la Communauté du Times of Israël !







