Un député du Likud critique la Commission centrale électorale à la Knesset
Le président de la Commission électorale centrale, Noam Sohlberg, qui était assis aux côtés de Boaz Bismuth, a répondu qu’il était "un peu surpris par les propos" de ce dernier
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Boaz Bismuth, un député du Likud, s’en est pris mardi à la Commission centrale électorale alors qu’il était assis à côté de son président.
Bismuth avait partiellement ouvert au public une réunion de la sous-commission de la Knesset chargée du renseignement et des services secrets, en invitant des équipes de tournage. Ces réunions se tiennent habituellement à huis-clos.
« La série déroutante de nominations qui ont été effectuées au sein de la Commission centrale électorale soulève des questions et nécessite des explications », a indiqué Bismuth, faisant référence à des nominations qui ont irrité les partisans de la droite de l’échiquier politique en raison de prétendus partis pris politiques ou de liens directs avec des figures de l’opposition.
Le président de la Commission centrale électorale, Noam Sohlberg, qui est également vice-président de la Cour suprême et qui était assis aux côtés de Bismuth, a répondu qu’il était « un peu surpris par ces propos ».
« Les nominations qui ont été effectuées au sein de la commission ont toutes été parfaitement professionnelles », a-t-il dit. « Nous avons eu connaissance de certaines informations, d’informations préoccupantes et nous menons nos propres vérifications. Toutes les personnes qui ont été récemment nommées à des postes de premier plan n’ont cessé de faire leurs preuves dans le cadre des travaux de la commission ; ce sont, sans exception, d’excellentes personnes ».
Bismuth a rétorqué : « Je suis surpris que vous soyez surpris. Au cours de la discussion, nous allons passer en revue une série de nominations, et vous verrez que ces remarques n’ont pas été formulées sans raison. Tout est étayé et documenté ».
Le quotidien de gauche Haaretz a affirmé que le document auquel il a fait référence était, en réalité, une liste de questions qui avait été rédigée par Bismuth lui-même.
Bismuth a ajouté au cours de la réunion qui était consacrée aux menaces pesant sur l’intégrité électorale : « Nous ne laisserons rien porter atteinte à la volonté des électeurs, que ce soit de l’extérieur ou de l’intérieur. Ni par le biais de bots iraniens, ni par le biais de millions acheminés par des fonds et par des organisations étrangères, ni par le biais de bureaucrates qui cherchent à faire passer leur jugement avant le choix des électeurs ».
Bismuth a fait là référence au programme de refonte radicale du système judiciaire du gouvernement – un plan qui vise à limiter les pouvoirs d’un pouvoir judiciaire que de nombreux partisans de la droite considèrent comme trop envahissant, mais que d’autres perçoivent comme un contre-pouvoir démocratique essentiel.
Bismuth a également mis en garde contre un éventuel ciblage, par l’Iran, la Russie et d’autres pays, de responsables publics et principalement du Premier ministre Benjamin Netanyahu et des ministres du gouvernement : « Les signes avant-coureurs sont évidents », a-t-il affirmé.
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