Un gradé de l’unité 8 200 réintégré malgré des accusations de harcèlement sexuel
L’Association des centres d’aide aux victimes de viol exhorte Eyal Zamir et le conseiller aux questions de genre à "revenir sur la décision de réintégrer cet officier à un poste de commandement"
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Emanuel Fabian est le correspondant militaire du Times of Israël.

Un officier supérieur des services de renseignement, qui avait été démis de ses fonctions après avoir été accusé de harcèlement sexuel et d’abus d’autorité, a récemment été réintégré, a-t-on appris mercredi.
Ce lieutenant-colonel, qui servait au sein de l’unité d’élite 8 200 du Corps de Collecte de Renseignements, avait fait l’objet de ces accusations il y a environ deux ans. À l’issue d’une enquête menée par le conseiller du chef d’état-major chargé des questions de genre, il avait été démis de ses fonctions.
À l’époque, Tsahal avait déclaré qu’il continuerait à servir dans l’armée, mais qu’il ne pourrait occuper aucun poste de commandement, « car sa conduite est incompatible avec les valeurs de Tsahal ».
Cependant, cet officier a récemment été nommé à un nouveau poste qui le placera à nouveau en position de commandement sur des soldats et des officiers, a rapporté le site d’information Ynet.
L’armée a répondu que « l’incident était connu, qu’il avait été traité par la voie hiérarchique et que des mesures disciplinaires avaient été prises ».
L’Association des centres d’aide aux victimes de viol en Israël a appelé le chef d’état-major de Tsahal et le conseiller aux questions de genre à « revenir sur la décision de réintégrer cet officier à un poste de commandement ».
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