Un homme aurait été tué par des extrémistes juifs en Cisjordanie ; 3 autres auraient été blessés par des tirs
À Qusra, des Palestiniens affirment que des résidents d'implantations ont ouvert le feu sur des habitants ; à Maale Amos, la police indique que ce sont des Palestiniens qui auraient déclenché la violence en jetant des pierres sur un berger israélien
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Des responsables palestiniens ont déclaré que des résidents d’implantations avaient abattu un Palestinien samedi lors d’une attaque contre un village de Cisjordanie.
Hani Odeh, maire du village de Qusra, a déclaré à l’AFP qu’Amir Moatasem Odeh, 28 ans, était décédé des suites de ses blessures par balle, tandis que deux autres habitants avaient été blessés.
« Ce soir, des colons ont attaqué la zone située à l’ouest du village et ont ouvert le feu sur des habitants qui tentaient de défendre leurs maisons », a déclaré le maire.
Le décès survenu dans ce village situé au sud-est de Naplouse a également été annoncé par le ministère de la Santé de l’Autorité palestinienne (AP) basé à Ramallah.
L’armée israélienne a déclaré vérifier ces informations.
Les tensions sont vives en Cisjordanie en raison de la guerre dans la bande de Gaza, déclenchée par le pogrom perpétré par le groupe terroriste palestinien du Hamas le 7 octobre dans le sud d’Israël sous un déluge de roquettes tirées sur des centres de population dans tout le pays, lors duquel plus de 1 200 personnes ont été assassinées dans le sud d’Israël, pour la plupart des civils, et 251 autres ont été enlevées et emmenées de force dans la bande de Gaza.
Ce dernier décès porte à six le nombre de Palestiniens qui auraient été abattus par des résidents d’implantations depuis le début du mois de mars, selon un décompte des données du ministère de la Santé de l’AP.
Plus tôt dans la journée, un Israélien et deux Palestiniens auraient été blessés lors d’un affrontement près de l’implantation de Maale Amos, en Cisjordanie, a indiqué la police samedi, tandis qu’un responsable palestinien a déclaré que des résidents d’implantations israéliennes auraient blessé cinq Palestiniens, dont deux par balle.
Selon un communiqué de la police, le conflit a éclaté lorsque plusieurs Palestiniens ont attaqué et ont lancé des pierres sur un berger israélien qui faisait paître ses moutons dans la région, ce qui a conduit à l’envoi d’une unité de Tsahal sur les lieux.
Deux résidents d’implantations auraient ouvert le feu.
Un Israélien aurait été blessé lors de l’échange de tirs, ainsi que deux Palestiniens, évacués par le Croissant-Rouge pour être soignés.
Musa Abayat, maire de la région située à l’est de Bethléem, a déclaré à l’AFP que les deux Palestiniens avaient été hospitalisés pour des blessures par balle, et que trois autres avaient été frappés avec des objets tranchants ou touchés par des pierres.
« Les colons ont également volé 100 moutons », a ajouté Abayat, dénonçant les « attaques quotidiennes » des résidents d’implantations dans la région.
La police a indiqué que trois Palestiniens soupçonnés d’être impliqués dans l’attaque avaient été arrêtés, tandis que les deux résidents d’implantations qui avaient ouvert le feu avaient été placés en garde à vue pour être interrogés, et que leurs armes avaient été saisies.
Elle a précisé que des agents et des enquêteurs médico-légaux recueillaient des preuves sur les lieux, l’enquête se poursuivant.
Le groupe israélien de défense des droits humains Yesh Din a signalé une recrudescence de la violence des résidents d’implantations dans le contexte de la guerre en Iran qui a débuté le 28 février, avec quelque 50 cas recensés au cours des quatre premiers jours du conflit.
Cinq Palestiniens auraient été tués par des résidents d’implantations cette année, et 41 depuis le 7-Octobre, selon Wafa.
Fin janvier, Tsahal a révélé que le nombre d’attaques perpétrées par des extrémistes juifs contre des Palestiniens et des forces de sécurité israéliennes en Cisjordanie avait augmenté de 27 % tout au long de l’année 2025.
Le nombre de « crimes nationalistes » commis par des extrémistes et classés comme des actes de terrorisme par les services de sécurité israéliens a également augmenté de plus de 50 %, selon les données de l’armée et de l’agence de sécurité intérieure du Shin Bet.
Les poursuites judiciaires suite à la vague d’attaques quasi quotidiennes menées par des résidents d’implantations en Cisjordanie sont rares, et les condamnations le sont encore plus. Des détracteurs accusent le gouvernement, considéré comme le plus à droite de l’histoire d’Israël, de fermer les yeux sur ces attaques. Les forces de police sont placées sous l’autorité du ministre de la Sécurité nationale, Itamar Ben Gvir.
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