Rechercher

Un homme de Jérusalem mis en examen pour avoir transmis des informations à un agent iranien

Selon le parquet, Moshe Lachovitz aurait pris des photos de Ra’anana, où réside l’ancien Premier ministre Naftali Bennett, en échange de plusieurs milliers de dollars en cryptomonnaie

Des partisans du gouvernement scandent des slogans avant le cortège funèbre du général de division Majid Khademi, chef des services de renseignement des Gardiens de la révolution iranienne, à Téhéran, en Iran, le 8 avril 2026. (Crédit: Francisco Seco/AP)
Des partisans du gouvernement scandent des slogans avant le cortège funèbre du général de division Majid Khademi, chef des services de renseignement des Gardiens de la révolution iranienne, à Téhéran, en Iran, le 8 avril 2026. (Crédit: Francisco Seco/AP)

Vendredi matin, le parquet a mis en examen, vendredi matin, un homme originaire de Jérusalem qui se serait rendu coupable d’infractions présumées à la sécurité. Il avait été arrêté, le mois dernier, alors qu’il était soupçonné de collecter des renseignements pour le compte d’un agent iranien.

L’acte d’accusation a été déposé au lendemain d’informations qui ont laissé entendre qu’un groupe formé d’hommes avait accepté de fabriquer des explosifs dans le but de porter atteinte à « une personnalité de haut rang » — apparemment l’ancien Premier ministre Naftali Bennett — et que les individus étaient sur le point d’être mis en examen.

Le parquet a expliqué avoir déposé un acte d’accusation auprès du tribunal de district de Jérusalem à l’encontre de Moshe Lachovitz, pour contacts avec un agent étranger, transmission d’informations à l’ennemi et autres infractions.

Selon l’acte d’accusation, Lachovitz avait, semble-t-il, pris contact avec un agent iranien qui s’était présenté sous le nom de « Michael », alors qu’il cherchait un emploi sur Telegram.

Il lui avait été demandé d’effectuer diverses tâches – notamment de documenter et de photographier des sites à travers tout le pays, notamment à Jérusalem et à Raanana où réside Bennett.

Il aurait reçu des milliers de dollars en échange de ce travail qui lui auraient été versés en cryptomonnaie, a déclaré le bureau du procureur général.

Photo : Naftali Bennett sur le lieu d’un impact de missile balistique à Tel-Aviv, le 1er mars 2026 (Crédit : Chaim Goldberg/Flash90)

La période pendant laquelle Lachovitz travaillait pour son contact iranien a coïncidé avec la guerre de 12 jours entre l’Iran et Israël, au mois de juin 2025, selon l’acte d’accusation.

Lachovitz, semble-t-il, n’avait pas réalisé tout de suite que « Michael » était un agent iranien mais après avoir découvert la vérité, il avait continué à travailler pour lui.

Le parquet a demandé au tribunal d’ordonner que Lachovitz reste en détention jusqu’à la fin de la procédure judiciaire à son encontre.

Au-delà de l’espionnage

Il a été révélé, jeudi, que le parquet s’apprêtait à engager des poursuites contre un groupe d’hommes soupçonnés d’avoir fabriqué des explosifs à la demande d’un agent iranien, après qu’un acte de mise en examen a été déposé contre le principal suspect.

Ami Gaydarov, 22 ans, un résident de Haïfa, a été arrêté le 9 mars, soupçonné d’avoir entretenu des contacts avec un agent des services de renseignement iraniens depuis le mois d’août dernier.

Le jeune homme avait, semble-t-il, loué un appartement dans le centre-ville pour en faire un laboratoire de fortune, afin de pouvoir fabriquer et de pouvoir tester ses matériaux avec ses complices présumés.

Un enquêteur de l’unité Lahav de la police, qui s’est confié au site d’information Ynet, a indiqué que Gaydarov — avec l’aide de son responsable — avait réussi à fabriquer du TATP, un explosif hautement volatil qui est souvent utilisé dans les attentats terroristes, sa préparation et sa recette étant particulièrement simples. Il aurait fabriqué entre 8 et 10 kilos de cette substance, qu’il stockait dans des bocaux.

La police a indiqué qu’il avait été aidé par d’autres personnes, parmi lesquelles Sergey Leibman et Edward Shovtiuk, des habitants de Haïfa qui devraient être inculpés dans les prochains jours. Ils l’auraient aidé à acheter les ingrédients, ainsi qu’à cacher et à tester le produit.

La police a indiqué qu’en plus de fabriquer des explosifs, Gaydarov avait également reçu pour instruction de prendre des photos du port de Haïfa et des sites d’impact des missiles situés dans le nord d’Israël pendant la guerre avec l’Iran – un conflit qui a été suspendu après la mise en place d’un cessez-le-feu cette semaine.

Vue du port de Haïfa le 15 mars 2026 (Yossi Aloni/Flash90)

Gaydarov a reçu un total de 70 000 shekels en échange des tâches qu’il a accomplies, la majeure partie sous forme de cryptomonnaie, a ajouté la police.

L’affaire a fait l’objet d’une enquête qui a été conjointement menée par les services de sécurité du Shin Bet et par l’unité de la police chargée des crimes majeurs, l’unité Lahav 433. Elle a été soumise à un embargo dont certaines parties ont été progressivement levées.

Rauf Najjar, l’avocat de la défense de Shovtiuk, le complice présumé, a indiqué au Times of Israel qu’un acte d’inculpation allait être émis contre les suspects dans la journée de lundi.

Najjar a expliqué que son client « souffre d’un état de santé physique et mental complexe » et il a insisté sur le fait qu’il avait « pleinement coopéré » avec les enquêteurs lors de son interrogatoire.

« Nous serons en mesure d’apporter des réponses de manière détaillée après avoir reçu l’acte d’accusation et les copies des documents d’enquête », a-t-il ajouté.

Depuis plusieurs années, des acteurs liés à l’Iran tentent d’espionner des personnalités politiques, des responsables de la sécurité et des scientifiques israéliens de premier plan, vraisemblablement dans le but de leur porter atteinte. A cette fin, ils recrutent souvent des citoyens israéliens lambda qu’ils rencontrent en ligne — généralement via l’application de messagerie Telegram — pour qu’ils mènent des missions d’espionnage contre rémunération.

Ce complot présumé constitue un cas relativement rare où un agent iranien est parvenu à convaincre sa recrue israélienne d’aller au-delà de tâches d’espionnage ou d’actes de vandalisme, lui demandant de planifier des actes de violence.

Comme la majorité des recrues israéliennes, Gaydarov avait commencé par effectuer des tâches banales pour son responsable : filmer dans les rues et envoyer sa position depuis les secteurs où il lui était ordonné de se rendre.

Des demandes qui avaient progressivement évolué, devenant des infractions graves – espionnage ou collecte de renseignements.

Contrairement à Gaydarov, la majorité des recrues avaient, en général, rejeté les ordres donnés par les agents s’agissant de porter atteinte ou d’assassiner des personnalités publiques israéliennes.

Parmi les exceptions antérieures à cette règle, deux jeunes hommes juifs de Tibériade, arrêtés alors qu’ils s’apprêtaient à s’envoler pour l’Iran pour y suivre des entraînements de tir ; et un groupe de sept jeunes hommes de Beit Safafa, un quartier arabe de Jérusalem-Est, qui prévoyaient d’assassiner un scientifique de premier plan et maire d’une grande ville.

En savoir plus sur :
Pour commenter, rejoignez
la Communauté du Times of Israël !
Rejoidre la Communauté du Times of Israël
Seuls les membres qui payent un abonnement peuvent commenter les articles. Alors rejoignez nous et profitez d'autres avantages !
Veuillez utiliser un email au format suivant : example@domain.com
Confirm Mail
Merci ! Consultez votre mail maintenant
Vous faites désormais partie de la Communauté du Times of Israël ! Un e-mail contenant votre lien de connexion a été envoyé à . Une fois configuré, vous pourrez profiter de vos avantages et commenter.

Merci pour votre fidélité !

Si vous voyez ce message, ça veut dire que vous faites partie de nos lecteurs les plus assidus. Pour continuer votre lecture, veuillez rejoindre notre Communauté. Rejoignez-nous maintenant !
image
Inscrivez-vous gratuitement
et continuez votre lecture
L'inscription vous permet également de commenter les articles et nous aide à améliorer votre expérience. Cela ne prend que quelques secondes.
Déjà inscrit ? Entrez votre email pour vous connecter.
Veuillez utiliser le format suivant : example@domain.com
SE CONNECTER AVEC
En vous inscrivant, vous acceptez les conditions d'utilisation. Une fois inscrit, vous recevrez gratuitement notre Une du Jour.
Register to continue
SE CONNECTER AVEC
Log in to continue
Connectez-vous ou inscrivez-vous
SE CONNECTER AVEC
check your email
Consultez vos mails
Nous vous avons envoyé un e-mail à .
Il contient un lien qui vous permettra de vous connecter.