Un homme soupçonné de collaboration avec l’Iran arrêté au Royaume-Uni
Les autorités britanniques ont averti à plusieurs reprises que l’Iran cherchait à utiliser des intermédiaires criminels pour mener des activités hostiles sur le territoire national
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LONDRES — La police britannique a annoncé vendredi avoir mis en examen un homme de 39 ans qui est soupçonné d’avoir aidé les services de renseignement iraniens – le dernier épisode en date d’une série d’incidents impliquant Téhéran et relevant des lois sur la sécurité nationale qui sont en vigueur au Royaume-Uni.
La police a indiqué que le suspect, Vahid Aberi, originaire de Liverpool, dans le nord de l’Angleterre, avait été emmené dans un commissariat du centre de l’Angleterre. Des perquisitions ont été menées à des adresses situées à proximité, à Birmingham et à Liverpool.
Les responsables de la sécurité britanniques ont averti à plusieurs reprises que l’Iran cherchait à utiliser des intermédiaires pour mener des activités hostiles sur le territoire national. Depuis le début de la guerre américano-israélienne contre l’Iran, une guerre qui a commencé à la fin du mois de février, plusieurs attaques antisémites liées à l’Iran ont eu lieu en Grande-Bretagne.
Recourant à de nouvelles mesures qui sont destinées à mettre un terme à l’utilisation de relais soutenus par la république islamique, le gouvernement a annoncé en début de semaine l’interdiction du Mouvement des compagnons de la main droite de l’islam, qui est également connu sous le nom de Harakat Ashab al-Yamin al-Islamia (HAYI), et qui est appuyé par le régime de Téhéran.
Ce groupe a vu le jour sur internet au début de l’année et il a revendiqué en ligne la responsabilité d’une série d’incendies criminels qui ont été perpétrés, ces derniers mois, contre des sites juifs de Londres – avec notamment des incendies de synagogues et l’incendie d’ambulances qui appartenaient à des associations caritatives juives. Un organe de presse en langue persane critique à l’égard du gouvernement iranien a été aussi victime d’un sinistre.
Aucun blessé n’a été à déplorer dans ces incendies.
Ces incidents sont survenus dans un contexte de recrudescence générale de l’antisémitisme au Royaume-Uni – notamment après l’agression au couteau de deux Juifs dans le quartier londonien de Golders Green, à forte population juive, cette année.
Le Royaume-Uni a également interdit le puissant Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI) iranien, le qualifiant de menace pour la sécurité nationale. Le CGRI fait déjà l’objet de sanctions britanniques.
Aberi a été présenté devant un tribunal de Londres vendredi. Concernant l’enquête, la police a déclaré n’avoir identifié aucune menace directe pesant sur une communauté ou sur un individu en particulier, précisant toutefois qu’elle a été mise dans l’obligation d’intervenir plus fréquemment pour contrecarrer des activités suspectes qui seraient menées par des services de renseignement étrangers.
« Nous avons constaté une augmentation significative et soutenue du rythme de notre travail dans le cadre des enquêtes qui relèvent de la sécurité nationale ces dernières années », a commenté Helen Flanagan, responsable de la lutte antiterroriste à Londres, dans un communiqué.
La semaine dernière, la Grande-Bretagne a convoqué le plus haut diplomate iranien au sujet de l’agression à l’arme blanche d’un journaliste iranien à Londres, pour laquelle deux ressortissants roumains ont été condamnés.
En réponse à ces accusations qui qualifiaient la république islamique de menace pour la Grande-Bretagne, l’ambassade d’Iran à Londres avait précédemment déclaré rejeter ces « allégations infondées, motivées par des considérations politiques et hostiles ».
La rédaction du Times of Israel a contribué à cet article.
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