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Un homme soupçonné de collaboration avec l’Iran arrêté au Royaume-Uni

Les autorités britanniques ont averti à plusieurs reprises que l’Iran cherchait à utiliser des intermédiaires criminels pour mener des activités hostiles sur le territoire national

Des forces de police se tiennent devant le cortège d’extrême droite "Unite the Kingdom" à Londres, le samedi 16 mai 2026. (Crédit: AP/Kirsty Wigglesworth)
Des forces de police se tiennent devant le cortège d’extrême droite "Unite the Kingdom" à Londres, le samedi 16 mai 2026. (Crédit: AP/Kirsty Wigglesworth)

LONDRES — La police britannique a annoncé vendredi avoir mis en examen un homme de 39 ans qui est soupçonné d’avoir aidé les services de renseignement iraniens – le dernier épisode en date d’une série d’incidents impliquant Téhéran et relevant des lois sur la sécurité nationale qui sont en vigueur au Royaume-Uni.

La police a indiqué que le suspect, Vahid Aberi, originaire de Liverpool, dans le nord de l’Angleterre, avait été emmené dans un commissariat du centre de l’Angleterre. Des perquisitions ont été menées à des adresses situées à proximité, à Birmingham et à Liverpool.

Les responsables de la sécurité britanniques ont averti à plusieurs reprises que l’Iran cherchait à utiliser des intermédiaires pour mener des activités hostiles sur le territoire national. Depuis le début de la guerre américano-israélienne contre l’Iran, une guerre qui a commencé à la fin du mois de février, plusieurs attaques antisémites liées à l’Iran ont eu lieu en Grande-Bretagne.

Recourant à de nouvelles mesures qui sont destinées à mettre un terme à l’utilisation de relais soutenus par la république islamique, le gouvernement a annoncé en début de semaine l’interdiction du Mouvement des compagnons de la main droite de l’islam, qui est également connu sous le nom de Harakat Ashab al-Yamin al-Islamia (HAYI), et qui est appuyé par le régime de Téhéran.

Ce groupe a vu le jour sur internet au début de l’année et il a revendiqué en ligne la responsabilité d’une série d’incendies criminels qui ont été perpétrés, ces derniers mois, contre des sites juifs de Londres – avec notamment des incendies de synagogues et l’incendie d’ambulances qui appartenaient à des associations caritatives juives. Un organe de presse en langue persane critique à l’égard du gouvernement iranien a été aussi victime d’un sinistre.

Aucun blessé n’a été à déplorer dans ces incendies.

Ces incidents sont survenus dans un contexte de recrudescence générale de l’antisémitisme au Royaume-Uni – notamment après l’agression au couteau de deux Juifs dans le quartier londonien de Golders Green, à forte population juive, cette année.

Le Royaume-Uni a également interdit le puissant Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI) iranien, le qualifiant de menace pour la sécurité nationale. Le CGRI fait déjà l’objet de sanctions britanniques.

Photo d’illustration : une femme tient la main d’enfants tandis que des agents de la police métropolitaine patrouillent dans les rues de Stamford Hill, au nord de Londres, le 2 octobre 2025. (Crédit: HENRY NICHOLLS / AFP)

Aberi a été présenté devant un tribunal de Londres vendredi. Concernant l’enquête, la police a déclaré n’avoir identifié aucune menace directe pesant sur une communauté ou sur un individu en particulier, précisant toutefois qu’elle a été mise dans l’obligation d’intervenir plus fréquemment pour contrecarrer des activités suspectes qui seraient menées par des services de renseignement étrangers.

« Nous avons constaté une augmentation significative et soutenue du rythme de notre travail dans le cadre des enquêtes qui relèvent de la sécurité nationale ces dernières années », a commenté Helen Flanagan, responsable de la lutte antiterroriste à Londres, dans un communiqué.

La semaine dernière, la Grande-Bretagne a convoqué le plus haut diplomate iranien au sujet de l’agression à l’arme blanche d’un journaliste iranien à Londres, pour laquelle deux ressortissants roumains ont été condamnés.

En réponse à ces accusations qui qualifiaient la république islamique de menace pour la Grande-Bretagne, l’ambassade d’Iran à Londres avait précédemment déclaré rejeter ces « allégations infondées, motivées par des considérations politiques et hostiles ».

La rédaction du Times of Israel a contribué à cet article.

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