Un homme tué à Shfaram, 100e homicide violent de 2026 au sein de la communauté arabe
La victime, Hadi Suad, avait 28 ans ; son père et son frère auraient été tués l'an dernier dans une guerre des gangs entre clans qui a fait 35 morts
- Lire d'autres articles du Times of Israël sur Google – ajoutez-nous à vos sources préférées
Un homme a été abattu aux premières heures de la journée de dimanche dans la ville de Shfaram, dans le nord du pays, a fait savoir la police. Ce meurtre porte à 100 le nombre de décès liés à des crimes violents au sein de la communauté arabe d’Israël depuis le début de l’année.
La police israélienne a annoncé avoir ouvert une enquête sur cette fusillade. Selon l’organisation Abraham Initiatives, qui recense les homicides au sein de la communauté arabe, la victime a été identifiée comme étant Hadi Suad, âgé de 28 ans.
Le frère et le père de Suad ont tous deux été tués cette année, a indiqué la chaîne publique Kan.
D’après Kan, le meurtre de dimanche matin est probablement lié à une guerre des gangs opposant les familles Suad et Khalidi dans la région, qui aurait déjà fait quelque 35 victimes.
D’après Abraham Initiatives, le meurtre de Suad marque le 100e homicide violent d’un membre de la minorité arabe d’Israël depuis le début de l’année 2026. À ce jour, le nombre de victimes de meurtres parmi la population arabe est supérieur d’environ 20 % au chiffre enregistré à la même période l’année dernière.
L’année dernière, 252 meurtres ont été recensés dans la communauté arabe, un chiffre record qui devrait être dépassé cette année.
Selon Abraham Initiatives, sur les 100 victimes de meurtres recensées à ce jour cette année au sein de la communauté arabe, 93 ont été tuées par balle, cinq ont été poignardées et une a été brûlée vive dans un véhicule.
Deux Palestiniens de Jérusalem-Est ont également perdu la vie dans des crimes violents depuis le début de l’année, a ajouté l’organisation.
Nombreux sont ceux qui, en Israël, accusent le ministre de la Sécurité intérieure Itamar Ben Gvir de laisser la criminalité sévir dans les communautés arabes. Ils affirment que la police, placée sous la supervision de ce politicien d’extrême droite, a abandonné ses missions de maintien de l’ordre dans les villes arabes. Le ministre a pris ses fonctions à la fin de 2022. En 2023, sa première année complète au pouvoir, le nombre d’homicides dans la communauté arabe a explosé et dépassé les 240. C’est plus du double du bilan de 2022, qui était alors l’année la plus meurtrière jamais enregistrée.
Sous la direction de Ben Gvir, dénoncent ses adversaires, la police s’est peu mobilisée pour lutter contre le crime organisé.
la Communauté du Times of Israël !








