À New York, le Sunset Community Garden, qui avait exclu ses adhérents sionistes, lève cette restriction
Le jardin communautaire du Queens a réglé son litige avec la ville, mettant fin à plusieurs années d'un conflit très médiatisé
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Luke Tress est le correspondant du Times of Israel à New York.

NEW YORK — Un jardin communautaire de New York, qui avait interdit à ses adhérents « sionistes » l’accès à ses installations, a accepté de les accueillir à nouveau, a fait savoir jeudi le service des parcs de la ville.
En 2024, le Sunset Community Garden, situé dans le Queens, avait tenté d’exclure de ses adhérents les personnes soutenant le sionisme. Une décision qui avait donné lieu à un conflit de longue haleine avec les autorités municipales et à une bataille judiciaire.
Jeudi, un porte-parole du service des parcs a annoncé au Times of Israel que la ville et le jardin communautaire avaient « trouvé une solution à ce litige convenant aux deux parties, qui préserve les droits de tous les membres de la communauté ».
« Les adhérents du jardin n’auront pas à se déclarer anti-sionistes », a ajouté le porte-parole.
Les habitants juifs du quartier s’étaient plaints dès 2024 de l’activisme anti-israélien qui régnait au Sunset Community Garden.
Ce jardin communautaire, situé dans un espace public appartenant à la ville, avait mis en place des « accords communautaires » aux termes desquels les futurs adhérents s’engageaient à soutenir les « personnes opprimées et marginalisées » du monde entier, « et en particulier les Palestiniens ».
Une autre condition exigeait en effet des candidats à l’adhésion qu’ils signent une « déclaration de valeurs » comprenant l’opposition « au sionisme, à l’antisémitisme et aux croyances nationalistes et/ou racistes ».
En adhérant au jardin communautaire, les habitants du quartier peuvent participer aux activités de jardinage, plutôt que de simplement le visiter.
Le jardin communautaire avait également publié des visuels anti-Israël en ligne, rebaptisé un parterre de fleurs « Poppies for Palestine » (Coquelicots pour la Palestine) et relayé d’autres contenus progressistes.
L’année dernière, le service des parcs de la ville de New York avait signifié au jardin communautaire que sa charte anti-sioniste enfreignait les directives municipales en imposant aux adhérents de se soumettre à des « tests » politiques et idéologiques. Il a également indiqué que le jardin communautaire avait refusé les solutions proposées par la ville pour poursuivre ses activités.
Quelques mois plus tard, la ville avait ordonné l’évacuation du jardin communautaire. Toutefois, dans l’attente de la décision de justice, la population avait été autorisée à y accéder à certaines heures.
Interrogé par le Times of Israel, l’ancien maire de New York, Eric Adams, farouche défenseur d’Israël et des Juifs, avait estimé à l’époque que le comportement du jardin communautaire était « condamnable » car il avait « délibérément cherché à exclure celles et ceux qui soutiennent l’État d’Israël, ce qui est le cas de la grande majorité des Juifs ».
Le jardin communautaire avait finalement engagé une action en justice contre la ville devant un tribunal fédéral de New York, invoquant une « campagne ciblée, discriminatoire et répressive » contre la liberté d’expression, qui est protégée.
Il ressort des dossiers judiciaires que les deux parties sont parvenues à un accord « de principe » la semaine dernière.
Les avocats des deux parties n’ont pas souhaité s’exprimer.
Ce litige très médiatisé a souligné à quel point la distinction entre antisémitisme et anti-sionisme est floue dans les rues et les espaces publics de New York.
Certains Juifs soutiennent que l’anti-sionisme recoupe, provoque ou constitue de l’antisémitisme. Les anti-sionistes, quant à eux, assurent que leur mouvement est purement politique, et non discriminatoire.
la Communauté du Times of Israël !







