Un mort et un blessé dans une fusillade près d’Umm al-Fahm
Le meurtre du jeune homme, âgé d'une vingtaine d'années, porte à 240 le nombre d'Arabes israéliens tués dans des homicides criminels violents depuis le début de l’année
- Lire d'autres articles du Times of Israël sur Google – ajoutez-nous à vos sources préférées

La police enquête sur une fusillade survenue mardi à Bayada, une ville arabe située près d’Umm al-Fahm, et qui a fait un mort et un blessé.
Les secouristes arrivés sur place ont trouvé un homme d’une vingtaine d’années, grièvement blessé par balle et qui ne présentait plus de signes de vie.
Le personnel soignant a prononcé le décès de l’homme à son arrivée à l’hôpital, a indiqué la police.
La seconde victime, âgée d’environ 18 ans, a été trouvée consciente mais dans un état grave. Elle a également été transportée à l’hôpital, ont indiqué les secouristes.
La police a sécurisé la zone de la fusillade et recherche les suspects.
Cette fusillade survient deux semaines après le meurtre de Mehdi Mehamid, 21 ans, mortellement blessé par arme à feu à Umm al-Fahm.
À LIRE : Flambée des meurtres d’Arabes israéliens : Des familles en deuil accusent la police
Depuis le début de l’année, 240 citoyens arabes ont été tués dans des homicides criminels violents, ce qui fait de 2025 l’année la plus meurtrière à ce jour pour la société arabe israélienne, selon l’organisation à but non lucratif The Abraham Initiatives. La grande majorité de ces meurtres n’ont pas été élucidés.
Ces deux dernières années, le taux de meurtres a fortement augmenté au sein de cette communauté. Déjà élevé les années précédentes, le nombre de victimes arabes de meurtres a doublé en 2023, est resté à un niveau similaire en 2024, puis a continué sur sa lancée cette année.
Nombre de dirigeants de la communauté arabe israélienne attribuent la responsabilité de cette hausse à la police, qu’ils accusent d’être impuissante face aux organisations criminelles influentes ou de simplement ignorer les violences perpétrées, qui incluent les querelles familiales, les guerres de territoire entre mafias et la violence à l’égard des femmes.
Ils reprochent également aux forces de l’ordre leur attitude laxiste face au harcèlement des agitateurs d’extrême droite. Selon eux, cette attitude serait largement due à l’influence du ministre de la Sécurité nationale, Itamar Ben Gvir, un ultranationaliste accusé de politiser les forces de l’ordre.
la Communauté du Times of Israël !







