Un policier qui a sauvé des civils le 7-Octobre est décédé des suites d’une maladie
Itamar Alus, qui a combattu de nombreux terroristes à Ofakim et a été récompensé pour son courage, a déclaré que sa survie lors de l'attaque du Hamas était un miracle
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Un policier ayant combattu les terroristes le 7-Octobre et ayant sauvé des civils est décédé samedi à l’hôpital, a annoncé la police dans un communiqué.
Selon les médias israéliens, le sous-officier supérieur Itamar Alus est mort d’une maladie non précisée.
Officier au commissariat de Netivot, Alus avait quitté son domicile d’Ofakim le 7 octobre 2023, armé de son pistolet, après avoir entendu des coups de feu à l’extérieur.
Il avait ensuite combattu les terroristes dans la ville du sud et aidé les blessés.
« Dieu m’a touché ce jour-là », avait-il raconté plus tard aux visiteurs dans une vidéo YouTube relatant les événements du 7-Octobre.
« Nous ne savions pas dans quoi nous nous embarquions ce samedi-là », avait raconté Alus à Ynet en 2024.
« Quinze terroristes sont entrés à Ofakim à bord de deux camionnettes. »
« Je me suis précipité chez moi pour prendre mon arme. Ma femme m’a arrêté : ‘Où vas-tu ?’ Je lui ai répondu : ‘Il y a des coups de feu dehors, je vais voir ce qui se passe.’ »
Il était rapidement tombé sur trois terroristes armés qui tiraient sur des civils, avait-il expliqué à Arutz 2000 dans une autre interview.
Il avait alors ouvert le feu sur les terroristes, en touchant l’un d’eux à la jambe, ce qui avait provoqué les tirs des deux autres et permis aux civils de s’échapper.
Il avait ensuite trouvé un rabbin qu’il connaissait, blessé et gisant au sol, qui lui avait dit qu’un terroriste se trouvait dans un abri antiatomique voisin.
En entrant dans l’abri, il avait trouvé une femme qui se cachait avec son époux, qui avait vraisemblablement été blessé par balle.
Alus s’était empressé de déchirer une partie de la chemise de l’homme pour en faire un garrot et arrêter le saignement, puis il avait mis ces deux personnes en sécurité.
Alus était ensuite retourné vers le rabbin, mais il avait croisé un terroriste.
« Le terroriste m’a tiré dessus alors que j’étais complètement exposé. J’ai sauté sur le rabbin tout en entendant les balles siffler autour de moi. Tout autour de nous était criblé de balles. J’ai fermé les yeux et j’ai attendu d’être touché. »
Lorsqu’il rouvrit les yeux, Alus vit que les balles avaient touché le sol à quelques centimètres de lui. Il avait alors emmené le rabbin dans une maison voisine et lui avait prodigué des soins.
Peu après, Alus avait de nouveau été pris pour cible par un terroriste et avait dû se réfugier derrière un mur. Le terroriste avait lancé une grenade en sa direction, qu’il avait dit ne pas avoir remarquée. Elle avait explosé tout près de lui, mais il s’en était miraculeusement sorti indemne.
Il avait ensuite trouvé un autre homme blessé dans la rue et l’avait conduit à l’hôpital Soroka à bord de la voiture d’un voisin.
Il était ensuite retourné à Ofakim, où il avait engagé un autre combat avec un terroriste qu’il avait tué.
« Je n’ai aucun doute que Dieu m’a protégé ce jour-là », avait-il déclaré.
« On ne comprend pas les miracles en temps réel, on les comprend quelques jours plus tard. »
La police a déclaré que les actions d’Alus avaient permis de sauver de nombreuses vies ce jour-là.
Après la mort d’Alus, le chef de la police Danny Levy a publié un communiqué dans lequel il a déclaré que les forces de l’ordre « s’inclinaient et partageaient la profonde tristesse de la famille Alus. Itamar, de mémoire bénie, était un symbole de courage, de valeurs et de disponibilité à affronter le danger – un policier et un fonctionnaire modèle. »
Alus avait reçu le grade de sergent-major principal pour son courage lors d’une cérémonie en l’honneur des policiers exceptionnels qui s’était tenue en septembre, à l’occasion de Rosh HaShana.
Ses commandants ont recommandé de l’élever à titre posthume au grade de sous-officier supérieur.
Le 7 octobre 2023, quelque 6 000 Gazaouis dont 3 800 terroristes dirigés par le Hamas ont pris d’assaut le sud d’Israël, tué plus de 1 200 personnes, principalement des civils, enlevé 251 otages de tous âges, et commis de nombreuses atrocités et en utilisant la violence sexuelle comme arme à grande échelle.
À ce jour, seul le corps d’un dernier otage mort, le sous-officier de l’unité d’élite de police Yamam Ran Gvili, se trouve toujours à Gaza.
Quinze membres de l’unité « Nukhba » (« élite » en arabe) du groupe terroriste palestinien du Hamas s’étaient infiltrés à Ofakim tôt ce matin-là et avaient lancé une attaque brutale, tuant 25 civils et en blessant plusieurs autres.
Huit membres des forces de sécurité, dont des policiers et des soldats de l’armée israélienne, ont été tués au cours des combats. Les quinze terroristes qui avaient pénétré dans la ville ont tous été tués pendant ou peu après les combats.
Une enquête interne de Tsahal publiée en juillet 2025 a conclu que le massacre d’Ofakim avait été rapidement stoppé grâce au courage et à l’initiative des policiers locaux, de civils armés et d’une poignée de soldats.
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