Une femme retrouvée morte dans un village près d’Umm al-Fahm ; 5 personnes arrêtées
Selon un responsable local lié à la défunte, il n'y a pas eu de crime ; le corps de la femme, qui souffrait de troubles mentaux, a été retrouvé dans un appartement à Musheirifa et subira une autopsie
- Lire d'autres articles du Times of Israël sur Google – ajoutez-nous à vos sources préférées
Samedi soir, la police a arrêté cinq personnes afin de les interroger, après qu’une femme a été retrouvée morte dans un appartement du village de Musheirifa, dans le nord d’Israël, à proximité de la ville d’Umm al-Fahm.
« Les agents du poste de police d’Umm al-Fahm et les enquêteurs médico-légaux présents sur les lieux ont commencé à recueillir des preuves, parallèlement à des recherches approfondies. Ils ont assez rapidement arrêté cinq personnes, soupçonnées d’être impliquées dans l’incident », a annoncé la police dans un communiqué.
Le corps de la victime sera transféré à l’institut médico-légal d’Abu Kabir, pour y subir une autopsie, a fait savoir la police. Son nom n’a pas été rendu public.
Mohammad Taysir Karut, un parent de la victime occupant le poste de chef adjoint du conseil de la région de Maale Iron, qui inclut Musheirifa, a affirmé qu’il ne s’agissait pas d’un acte criminel.
« Le communiqué de la police est un mensonge. Aucun meurtre ne s’est produit ici, absolument pas. Elle souffrait d’une grave maladie mentale, et était traitée dans un établissement psychiatrique. Elle était rentrée chez elle il y a environ deux mois, afin de prendre un peu de repos », a-t-il indiqué, selon le site d’information Ynet.
« Il ne s’agissait pas d’un meurtre. Toutes les personnes qui ont été arrêtées sont des gens parfaitement normaux. La police doit publier un rectificatif et nous présenter des excuses. Elle nous a tous blessés, et elle a causé du tort à notre famille. Les policiers ont agi de manière irresponsable, sans aucune certitude quant à la cause du décès. »
Selon l’organisation Abraham Initiatives, 146 membres de la communauté arabe, parmi, lesquels 11 femmes, sont morts dans des circonstances violentes, dans le cadre d’une vague de criminalité persistante dans les localités arabes d’Israël. Ces chiffres n’incluent pas la femme retrouvée morte samedi.
La grande majorité des homicides touchant la communauté arabe sont à ce jour encore non résolus par les forces de l’ordre. De nombreux dirigeants communautaires critiquent la police, qui se concentre sur ce qu’ils pensent être de mauvais éléments et ne coordonne pas ses agissements avec les politiciens arabes locaux dans la lutte contre les crimes violents.
la Communauté du Times of Israël !








