Une frappe de drone de Tsahal dans le sud de la Syrie vise un terroriste « en phase finale » de la préparation d’attentats
Selon l'armée, l'homme représentait une menace imminente pour les soldats postés dans la zone tampon à la frontière ; la Syrie signale un blessé et dénonce une « violation flagrante » de sa souveraineté
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Emanuel Fabian est le correspondant militaire du Times of Israël.

L’armée israélienne a annoncé avoir mené une frappe aérienne dans le sud-ouest de la Syrie dans l’après-midi de samedi. Elle a précisé avoir ciblé un terroriste « engagé dans la phase finale de la préparation d’attentats ».
Selon l’armée, cet homme visait des soldats stationnés dans le sud de la Syrie. Ses agissements « constituaient une menace immédiate pour nos forces », a-t-elle fait savoir.
Les médias syriens ont fait état d’un blessé à la suite de cette frappe à Beit Jinn. Aucun décès n’a toutefois été signalé. La ville se trouve à environ 10 kilomètres de la frontière israélienne.
La radio locale Sham FM a expliqué que la frappe avait touché une voiture dans la ville.
La Syrie a condamné cette dernière attaque israélienne sur son territoire, qu’elle a qualifiée d’« atteinte manifeste » à sa souveraineté et de « violation flagrante du droit international ».
« Cette attaque constitue une atteinte manifeste à la souveraineté de la République arabe syrienne et à l’intégrité de son territoire, ainsi qu’une violation flagrante du droit international, dans un contexte d’attaques israéliennes répétées sur le territoire syrien », a fait savoir le ministère des Affaires étrangères dans un communiqué.
جيش الاحتلال يستهدف شخص بمسيرة على الطريق الواصل بين مزرعة بيت جن وبلدة بيت جن بريف دمشق pic.twitter.com/xXrOzmktnB
— Nour Abu Hasan _ نور الحسن (@Nuorgolan) August 22, 2026
Depuis la chute du régime de Bachar al-Assad en décembre 2024, l’armée israélienne est déployée dans neuf postes situés dans le sud de la Syrie. Les postes tenus par Israël se trouvent pour la plupart dans une zone tampon patrouillée par l’ONU, à la frontière entre les deux pays. Israël a expliqué avoir pris cette mesure pour assurer sa sécurité, dans un contexte d’instabilité et d’incertitude suite à l’avènement du nouveau régime, dirigé par des djihadistes.
Les soldats opèrent dans des zones s’étendant jusqu’à environ 15 kilomètres à l’intérieur du territoire syrien, avec pour objectif de s’emparer d’armes qui, selon Israël, pourraient constituer une menace pour le pays si elles tombaient entre les mains de « forces hostiles ».
La frappe de samedi intervient quelques jours après que l’armée israélienne a frappé un aérodrome militaire situé dans le nord-ouest de la Syrie, sur lequel elle assurait que la Turquie prévoyait de déployer des soldats.
Mardi soir, le cabinet du Premier ministre Benjamin Netanyahu a accusé la Syrie d’être sur le point de porter atteinte au « statu quo convenu avec Israël en matière de sécurité » en autorisant le déploiement de soldats turcs sur la base aérienne – un déploiement qui menacerait la sécurité d’Israël. Netanyahu a déclaré par la suite qu’Israël, avant la frappe, avait également mis en garde la Turquie contre toute activité militaire en Syrie avant la frappe.
Cette frappe a suscité des critiques à l’encontre d’Israël de la part de l’ambassadeur américain en Turquie, Tom Barrack, qui a laissé entendre dans une interview diffusée vendredi que cette frappe aurait pu être une tentative d’Israël « d’appâter » la Turquie et de l’entraîner dans un conflit à l’approche des élections.
Le ministre de la Défense, Israel Katz, a réagi en dénonçant les propos « truffés d’inexactitudes » de Tom Barrack. Il a insisté sur le fait que Jérusalem avait déployé des efforts diplomatiques pour éviter cette frappe, mais avait décidé de la mener à bien lorsque ses tentatives de dialogue avec la Syrie avaient été ignorées.
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