Une menace iranienne contre des responsables israéliens aurait motivé le départ de Netanyahu depuis Nevatim
Le Shin Bet aurait renforcé la protection de plusieurs responsables alors que Téhéran cherche à remporter, semble-t-il, une "victoire psychologique stratégique" contre Israël
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La République islamique d’Iran a intensifié ses tentatives de s’en prendre physiquement à des responsables israéliens, actuels comme anciens et notamment à plusieurs ministres de premier plan actuellement en fonction, a fait savoir une évaluation qui a été transmise ces derniers jours par les services de sécurité aux personnes concernées. Ce sont les médias israéliens qui, sans citer leurs sources, ont révélé cette information.
Si le régime de Téhéran cherche depuis longtemps à nuire aux responsables israéliens, les services de sécurité ont récemment constaté une intensification des efforts livrés par l’Iran – qui chercherait à remporter rapidement une « victoire psychologique stratégique » contre Israël en s’attaquant à des personnalités de haut rang, a rapporté la chaîne N12.
Selon un article similaire publié par Ynet, le Shin Bet a renforcé la protection de plusieurs hauts responsables israéliens, tandis que d’anciens responsables sont eux aussi visés.
Cette menace expliquerait pourquoi le Premier ministre Benjamin Netanyahu, suivant les recommandations des services de sécurité, s’est envolé lundi pour les États-Unis depuis la base aérienne de Nevatim, dans le sud du pays, plutôt que depuis l’aéroport Ben Gurion, près de Tel Aviv, sans que l’heure de son départ ne soit rendue publique.
Netanyahu a également convoqué le Conseil des ministres pour sa réunion hebdomadaire, dimanche, dans un site souterrain sécurisé plutôt qu’au bureau du Premier ministre à Jérusalem. Un responsable des services du Premier ministre avait alors invoqué des impératifs de sécurité, sans autre précision.
Jeudi, le Mossad a annoncé avoir démantelé, en coopération avec des services de renseignement étrangers, un réseau iranien qui recrutait des agents par l’intermédiaire d’organisations criminelles afin de s’infiltrer en Israël et de s’en prendre à de hauts responsables.
Netanyahu a rencontré mardi le président américain Donald Trump à la Maison Blanche, après la fin, samedi, de treize nuits consécutives de frappes aériennes américaines contre le régime iranien, marquant la plus importante reprise des hostilités dans la région depuis le cessez-le-feu d’avril.
Selon certaines informations, Trump attendait l’issue de son entretien avec Netanyahu avant de décider s’il convenait de relancer l’accord provisoire conclu avec l’Iran le mois dernier.
Israël n’est pas signataire de cet accord et le pays n’a pas pris part aux pourparlers qui en ont découlé. Les responsables israéliens l’ont critiqué, estimant qu’il n’avait permis d’obtenir de Téhéran aucune concession concrète sur son programme nucléaire.
Les États-Unis et Israël ont lancé conjointement une campagne de frappes ciblées contre la République islamique le 28 février afin de déstabiliser son régime et de détruire ses programmes de missiles balistiques et nucléaires.
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