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Une ONG demande au tribunal de libérer 14 médecins de Gaza en détention administrative depuis plus d’un an

Par ailleurs le journaliste Ali Samoudi, originaire de Jénine, a été libéré après avoir été arrêté par Israël en avril 2025, selon les médias palestiniens

De gauche à droite : Hussam Abu Safiya, directeur de l'hôpital Kamal Adwan, sur une capture d'écran non datée tirée d'une vidéo de Democracy Now publiée sur YouTube le 14 janvier 2025 (capture d'écran de Democracy Now/YouTube) ; une photo de 2016 récemment remise au goût du jour montre Abu Safiya portant un uniforme du Hamas aux côtés d'autres officiers supérieurs du groupe terroriste. (Crédit: Services médicaux – Bande de Gaza)
De gauche à droite : Hussam Abu Safiya, directeur de l'hôpital Kamal Adwan, sur une capture d'écran non datée tirée d'une vidéo de Democracy Now publiée sur YouTube le 14 janvier 2025 (capture d'écran de Democracy Now/YouTube) ; une photo de 2016 récemment remise au goût du jour montre Abu Safiya portant un uniforme du Hamas aux côtés d'autres officiers supérieurs du groupe terroriste. (Crédit: Services médicaux – Bande de Gaza)

Une organisation israélienne de défense des droits de l’Homme a saisi la Cour suprême, dans la journée de jeudi, pour exiger la libération immédiate de 14 médecins palestiniens de Gaza qui sont emprisonnés en Israël sous le régime de la détention administrative depuis plus d’un an.

Ce régime permet de détenir des personnes sans inculpation pendant une période pouvant aller jusqu’à six mois, reconductible sans limite, et autorise les procureurs militaires à ne pas révéler aux suspects ce qui leur est reproché.

L’organisation Médecins pour les droits de l’Homme en Israël (PHRI) a affirmé que des soins médicaux et une alimentation appropriée ont été refusés aux prisonniers. Elle a ajouté qu’ils avaient été victimes de violences physiques de la part des gardiens. Le groupe a noté qu’ils étaient conservés derrière les barreaux en vertu de la loi israélienne sur les combattants illégaux – une loi qui autorise un placement en détention illimité, sans mise en examen et sans autre forme de procès.

« L’armée israélienne a déjà enquêté sur ces personnalités et, malgré l’absence de toute preuve à leur charge… (les procureurs) ont décidé de prolonger leur détention », a commenté l’avocat Nasser Odeh, qui représente Hussam Abu Safiya, le directeur de l’hôpital Kamal Adwan de Gaza, actuellement incarcéré au sein de l’État juif.

L’administration chargée des prisons, en Israël, a dit à Reuters qu’elle rejetait toutes les accusations de maltraitances et de violences à l’encontre des médecins. Il est difficile de dire si la Cour va examiner la requête, ni quand.

Au mois de février, une photo datant de plusieurs décennies avait refait surface, montrant Abu Safiya vêtu d’un uniforme du Hamas aux côtés d’autres officiers supérieurs du groupe terroriste.

Abu Safiya est colonel au sein des Services médicaux militaires (MMS) du Hamas, selon les médias palestiniens. Le MMS est distinct de la branche militaire du Hamas, les Brigades al-Qassam, même si ses membres avaient directement pris part au pogrom qui avait été commis par le Hamas dans le sud d’Israël, le 7 octobre 2023.

De surcroît, le journaliste Ali Samoudi, originaire de Jénine, a été libéré après avoir été arrêté par Israël en avril 2025, selon les médias palestiniens. Il était, lui aussi, incarcéré sous le régime de la détention administrative.

Samoudi est une personnalité connue des résidents palestiniens de Jénine. Il entretenait des liens avec des journalistes israéliens.

Suite à son arrestation, les médias avaient rapporté qu’il était soupçonné d’avoir transféré des fonds au Jihad islamique. Il a finalement été libéré, sans mise en examen.

Selon des images qui l’ont montré alors qu’il était remis en liberté, Samoudi a perdu beaucoup de poids. Il a précisé avoir perdu la moitié de son poids d’origine, soit 60 kilos.

Un récent rapport diffusé par le Bureau du défenseur public israélien a établi que les détenus palestiniens incarcérés pour atteinte à la sécurité nationale dans les prisons israéliennes ont été victimes de violences graves et systématiques de la part des gardiens de prison, de privations alimentaires et de négligence médicale, tout en vivant dans des conditions d’hygiène déplorables susceptibles de provoquer ou d’aggraver des épidémies au sein des établissements pénitentiaires.

Des milliers de Palestiniens sont actuellement incarcérés sous le régime de la détention administrative.

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