Rechercher

Une volte-face fiscale sur les achats en ligne à l’étranger sème la confusion en Israël

Après l’annulation par la Knesset d’une exonération de TVA, Bezalel Smotrich signe quelques heures plus tard un décret modifiant à nouveau le seuil pour les importations personnelles

Sharon Wrobel est journaliste spécialisée dans les technologies pour le Times of Israel.

Des colis Amazon sur un tapis roulant, dans un entrepôt Amazon, à Goodyear, en Arizona, le 17 décembre 2019.  (Crédit : Ross D. Franklin/AP)
Des colis Amazon sur un tapis roulant, dans un entrepôt Amazon, à Goodyear, en Arizona, le 17 décembre 2019. (Crédit : Ross D. Franklin/AP)

Les Israéliens qui achètent des vêtements et des articles ménagers moins chers à l’étranger sur Amazon, AliExpress et d’autres sites en ligne se sont réveillés mardi face à une série de décisions contradictoires, plongeant de nombreux consommateurs dans l’incertitude quant à l’application de la TVA sur des commandes déjà passées.

Tôt mardi matin, une décision du ministre des Finances Bezalel Smotrich autorisant les Israéliens à acheter jusqu’à 150 dollars de biens personnels à l’étranger via des sites web populaires sans payer la TVA de 18 % a été annulée par la Knesset.

La mesure, entrée en vigueur en décembre et qui doublait le seuil d’exonération de TVA, a ainsi été ramenée à son plafond précédent de 75 dollars.

Concrètement, les personnes ayant passé des commandes supérieures à 75 dollars pouvaient se voir immédiatement appliquer la TVA, en fonction de la date et de l’heure de dédouanement de leurs colis par les autorités douanières israéliennes, chargées d’inspecter et de classer les envois soumis à taxation.

Quelques heures plus tard toutefois, Smotrich a signé un nouveau décret portant le seuil d’exonération de la TVA sur les importations personnelles de 75 à 130 dollars, entrée en vigueur à minuit mardi. Cette nouvelle volte-face a accentué la confusion et la colère parmi les consommateurs. En pratique, les achats en ligne supérieurs à 130 dollars sont désormais soumis à la TVA de 18 %.

« Ces dernières semaines, des clients ont passé des commandes à l’étranger d’un montant compris entre 75 et 150 dollars, partant du principe que l’exonération de TVA leur serait applicable », a déclaré Nimrod Magidov, directeur général de Red Box Parcel Ltd., au Times of Israel. « Les colis sont déjà en route vers les entrepôts ou ont atteint Israël, et une fois dédouanés, nombre de clients découvriront qu’ils doivent payer des frais supplémentaires qu’ils n’avaient pas anticipés. »

« Depuis le doublement du seuil, nous avons constaté une hausse des commandes dans la fourchette de 75 à 150 dollars, notamment pour les chaussures et les baskets, en augmentation de 25 % à 30 % », a ajouté Magidov.

Nimrod Magidov, PDG de Red Box Parcel Ltd. (Crédit : Autorisation)

Magidov a également indiqué que de nombreuses commandes en provenance des États-Unis avaient été retardées en raison d’importantes chutes de neige et d’annulations de vols dans le nord-est du pays.

Selon lui, le problème ne réside pas tant dans la décision que dans la manière immédiate dont les modifications de l’exonération de TVA sont mises en œuvre.

« De telles décisions peuvent être prises pour diverses raisons, mais elles devraient être appliquées progressivement, avec un préavis clair et suffisant pour toutes les parties concernées », a-t-il déclaré.

« Lorsqu’une politique change du jour au lendemain, sans planification ni période de transition, ce sont les consommateurs israéliens qui en supportent le coût. »

L’Autorité fiscale israélienne a indiqué examiner plusieurs options, y compris l’instauration d’une période transitoire, sans fournir davantage de précisions.

En élargissant l’exonération de TVA, Smotrich affirme vouloir atténuer la hausse du coût de la vie. Selon l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), Israël se classe au quatrième rang des pays développés affichant les niveaux de prix comparables les plus élevés.

Une étude réalisée par le contrôleur de l’État en février 2025 a révélé un écart de prix de 20 % à 130 % entre un échantillon de produits importés à titre personnel et des produits identiques commercialisés sur le marché local via l’importation commerciale.

L’équipe du Times of Israel a contribué à cet article.

En savoir plus sur :
Pour commenter, rejoignez
la Communauté du Times of Israël !
Rejoidre la Communauté du Times of Israël
Seuls les membres qui payent un abonnement peuvent commenter les articles. Alors rejoignez nous et profitez d'autres avantages !
Veuillez utiliser un email au format suivant : example@domain.com
Confirm Mail
Merci ! Consultez votre mail maintenant
Vous faites désormais partie de la Communauté du Times of Israël ! Un e-mail contenant votre lien de connexion a été envoyé à . Une fois configuré, vous pourrez profiter de vos avantages et commenter.

Merci pour votre fidélité !

Si vous voyez ce message, ça veut dire que vous faites partie de nos lecteurs les plus assidus. Pour continuer votre lecture, veuillez rejoindre notre Communauté. Rejoignez-nous maintenant !
image
Inscrivez-vous gratuitement
et continuez votre lecture
L'inscription vous permet également de commenter les articles et nous aide à améliorer votre expérience. Cela ne prend que quelques secondes.
Déjà inscrit ? Entrez votre email pour vous connecter.
Veuillez utiliser le format suivant : example@domain.com
SE CONNECTER AVEC
En vous inscrivant, vous acceptez les conditions d'utilisation. Une fois inscrit, vous recevrez gratuitement notre Une du Jour.
Register to continue
SE CONNECTER AVEC
Log in to continue
Connectez-vous ou inscrivez-vous
SE CONNECTER AVEC
check your email
Consultez vos mails
Nous vous avons envoyé un e-mail à .
Il contient un lien qui vous permettra de vous connecter.