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Washington condamne l’expulsion du chargé d’affaires de l’Afrique du Sud

"Expulser un diplomate pour avoir dénoncé les liens entre le Congrès national africain et le Hamas et d'autres radicaux antisémites revient à privilégier la politique du grief", selon Tommy Pigott

Le porte-parole adjoint du Département d'État américain, Tommy Pigott, s'exprimant lors d'un point presse, au Département d'État, à Washington, le 31 juillet 2025. (Crédit : Oliver Contreras/AFP)
Le porte-parole adjoint du Département d'État américain, Tommy Pigott, s'exprimant lors d'un point presse, au Département d'État, à Washington, le 31 juillet 2025. (Crédit : Oliver Contreras/AFP)

Les États-Unis condamnent la décision prise la semaine dernière par l’Afrique du Sud d’expulser le plus haut diplomate israélien, a déclaré un porte-parole du Département d’État mercredi, qualifiant cette mesure de « politique du grief ».

« Expulser un diplomate pour avoir dénoncé les liens entre le Congrès national africain et le Hamas et d’autres radicaux antisémites revient à privilégier la politique du grief au détriment du bien-être de l’Afrique du Sud et de ses citoyens », a déclaré Tommy Pigott, porte-parole adjoint du Département d’État, sur le réseau social X.

L’ambassade d’Afrique du Sud à Washington n’a pas encore fait de commentaire.

Vendredi, l’Afrique du Sud a déclaré persona non grata le haut diplomate de l’ambassade d’Israël, le chargé d’affaires Ariel Seidman, et lui a ordonné de quitter le pays dans un délai de 72 heures. Israël n’a pas d’ambassadeur en Afrique du Sud.

Le pays l’a accusé de « violations inacceptables des normes et pratiques diplomatiques », notamment d’avoir insulté le président sud-africain.

Israël a réagi en expulsant le haut représentant diplomatique sud-africain dans son pays.

Les relations entre les deux pays sont tendues depuis que l’Afrique du Sud a porté plainte en 2024 devant la Cour internationale de justice (CIJ) pour « génocide » contre Israël, en raison de son comportement pendant la guerre contre le groupe terroriste palestinien du Hamas à Gaza. Israël nie catégoriquement cette accusation.

La guerre à Gaza a éclaté lorsque quelque 6 000 Gazaouis dont 3 800 terroristes dirigés par le Hamas ont pris d’assaut le sud d’Israël le 7 octobre 2023, tué plus de 1 200 personnes, principalement des civils, enlevé 251 otages de tous âges, et commis de nombreuses atrocités et en utilisant la violence sexuelle comme arme à grande échelle.

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