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Yom Kippour : 4 autorités locales interdisent les kapparot avec un animal

Ce rite consiste à faire tourner un poulet autour de sa tête pour expier ses péchés, avant de l'abattre, une pratique combattue par des ONG de protection des animaux

Sue Surkes est la journaliste spécialisée dans l'environnement du Times of Israel.

Illustration : Un Juif ultra-orthodoxe participant au rituel des kapparot , pendant lequel un poulet est secoué au dessus de la tête, l'individu transférant par ce geste ses péchés au volatile. (Crédit : Dima Vazinovich/Flash90)
Illustration : Un Juif ultra-orthodoxe participant au rituel des kapparot , pendant lequel un poulet est secoué au dessus de la tête, l'individu transférant par ce geste ses péchés au volatile. (Crédit : Dima Vazinovich/Flash90)

Dix autorités locales sur les 77 contactées par une organisation de défense des droits des animaux ont accepté d’interdire la pratique consistant à utiliser des poulets vivants pour le rite du kapparot, avant Yom Kippour, le 1er octobre prochain.

Le rituel consiste à réciter des prières tout en balançant trois fois un poulet vivant autour de sa tête dans le but de transférer ses péchés à l’animal et de purifier son esprit avant le Jour du Grand Pardon. Le poulet est ensuite abattu et sa chair, donnée aux pauvres.

La tradition autorise d’utiliser de l’argent à la place du poulet, ce que nombre d’organisations juives encouragent pour des motifs tenant à la cruauté de cette pratique envers les animaux.

Les quatre autorités locales qui se sont engagées à ne pas autoriser cette pratique sont Kiryat Bialik, près de Haïfa, l’Autorité régionale de la vallée de Jezréel, en Basse-Galilée, Holon et Rishon Lezion, dans la banlieue de Tel Aviv.

Elles rejoignent Kfar Saba, Raanana, Tel Aviv-Jaffa, Petah Tikva, Beer Sheva et Ashkelon, qui avaient déjà proscrit le kapparot avec des poulets vivants.

Lorsqu’elle est autorisée, la cérémonie nécessite une autorisation délivrée par le vétérinaire du conseil et une autre, pour l’abattage des animaux en-dehors d’un abattoir.

Let the Animals Live, qui a lancé cet appel aux autorités, a déclaré dans un communiqué que les volatiles étaient transportés entassés dans de très petites cages, sans eau ni nourriture, avant d’être soumis à un stress extrême et d’avoir des membres cassés en étant ainsi malmenés.

Par ailleurs, si la plupart de ces poulets sont ensuite envoyés à l’abattoir, certains sont abattus sur place par des personnes non qualifiées, affirme l’organisation.

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