14 soldats de la brigade Givati sanctionnés pour avoir incité à la désertion
Ils ont été relevés de leurs fonctions de combat et ils ont été condamnés à une peine de 30 jours de prison ; une centaine de soldats avaient quitté leur base et abandonné leurs armes en signe de protestation contre leur commandant
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Emanuel Fabian est le correspondant militaire du Times of Israël.

L’armée israélienne a fait savoir vendredi que 14 soldats du bataillon Tzabar de la brigade Givati, qui avaient mené jeudi un mouvement de désertion massif d’une base militaire située dans le sud d’Israël, ont été condamnés à 30 jours de prison militaire.
Le commandant de la brigade Givati, le colonel Netanel Shamaka, a également exclu définitivement ces soldats du service de combat, a précisé Tsahal.
Jeudi, une centaine de soldats d’infanterie avaient abandonné leurs armes sur place et ils avaient quitté la base de Sde Teiman, dans le sud d’Israël, après que leur commandant de bataillon a détruit des pancartes décoratives qu’ils avaient installées, selon l’armée.
Les soldats ont affirmé que ces pancartes faisaient « partie de la tradition de notre compagnie ». Selon les militaires, les pancartes contenaient des messages qui visaient à dénigrer les nouvelles recrues.
Les soldats d’infanterie de l’armée israélienne ont déjà fait preuve par le passé d’actes de bizutage envers les nouvelles recrues et de désertions en masse en raison de mauvais traitements présumés de la part de leurs commandants.
Des vidéos publiées en ligne montrent les soldats quittant la base tout en scandant des insultes à l’encontre des officiers. Dans d’autres séquences, un amas désordonné d’armes abandonnées dans la base par les soldats, ainsi que les débris des panneaux retirés, dont l’un, orné d’un motif infernal, portait l’inscription « Royaume des démons ».
Après ce départ collectif, le commandant des soldats de la brigade Givati avait donné à ses hommes jusqu’à 16 heures pour regagner Sde Teiman, sous peine de sanctions. L’officier avait expliqué que les noms des soldats qui ne se présenteraient pas seraient transmis à la police militaire.
Dans la soirée, l’armée avait indiqué que la majorité des soldats étaient revenus à la base à l’exception d’un peloton, soit environ 30 à 40 soldats.
Vendredi, l’armée israélienne avait fait savoir que les 80 soldats environ qui avaient quitté la base sans autorisation et qui y étaient ensuite revenus seraient tenus de rester sur place ce week-end – période durant laquelle ils suivront « un processus de formation et d’encadrement visant à renforcer la discipline, les valeurs et les normes attendues des soldats de Tsahal ».
Par ailleurs, deux autres militaires qui avaient fait leur retour à la base pendant la nuit seront sanctionnés ultérieurement. Un soldat ne s’est toujours pas représenté.
Concernant le commandant de bataillon qui avait retiré les pancartes décoratives que les soldats avaient installées, Tsahal a annoncé soutenir sa conduite.
Par ailleurs, le commandant de la brigade, le colonel Netanel Shamaka, et son supérieur, le général de brigade Sagiv Dahan, commandant de la 162e division, se sont rendus jeudi à la base de Sde Teiman pour s’entretenir avec les soldats au sujet de cet incident.
Dans une lettre adressée aux troupes, Shamaka a déclaré : « Pendant la guerre, vous avez prouvé votre engagement envers la mission. Vous vous êtes battus courageusement, au péril de votre vie, sur tous les fronts ».
Il a ajouté : « C’est précisément en raison de cette profonde reconnaissance et de cette gratitude que l’incident disciplinaire qui s’est récemment produit au sein du bataillon Tzabar constitue un événement grave qui n’a pas sa place au sein de l’armée israélienne en général, ni au sein de la brigade Givati en particulier ».
la Communauté du Times of Israël !







