15 blessés dont un grave après l’impact de bombes à sous-munitions iraniennes au centre d’Israël
36 personnes dont 19 enfants restent hospitalisées après des impacts directs à Dimona et Arad, au sud du pays ; "Si vous êtes dans un abri, vous êtes en sécurité", dit Netanyahu en visite sur place
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Quinze personnes ont été blessées dimanche, dont une gravement, après qu’un missile balistique iranien a largué des sous-munitions dans le centre d’Israël, ont rapporté les secours. Il s’agit de la quatrième attaque iranienne au missile balistique depuis minuit.
Le missile a fait pleuvoir des sous-munitions sur une vaste zone à Tel Aviv et dans les villes voisines.
Selon l’hôpital Sourasky-Ichilov de Tel Aviv, sept personnes qui ont été blessées lors de l’attaque ont été transportées à l’hôpital. Quatre d’entre elles souffrent de blessures modérées.
Le service de secours du Magen David Adom a déclaré que les blessures les plus graves qu’il avait constatées étaient celles d’un homme de 53 ans.
Les impacts ont également endommagé plusieurs habitations et voies de circulation.
À Jaffa, un projectile s’est abattu sur un immeuble résidentiel. À Petah Tikva, un impact a provoqué un incendie dans un quartier d’habitation. Aucun blessé grave n’est toutefois à déplorer suite à ces incidents.
La première frappe de la journée a eu lieu vers 7 heures du matin, après une accalmie de huit heures. Elle semble avoir comporté une bombe à sous-munitions. L’impact de l’une de ces dernières a endommagé une route, sans toutefois faire de blessés directs.
Quatre autres attaques supplémentaires, deux visant le centre d’Israël et deux le sud du pays, ont fait retentir les sirènes et poussé des centaines de milliers de personnes à se réfugier dans les miklatim. Selon les informations disponibles, elles n’ont toutefois fait aucun dégât ni blessé direct.
36 personnes toujours hospitalisées suite aux impacts survenus samedi dans le sud
Les salves de dimanche, six au total à 14 h, font suite à deux impacts directs survenus dans la soirée de samedi dans les villes de Dimona et d’Arad, dans le sud, qui ont blessé des centaines de personnes et entraîné l’hospitalisation de dizaines d’entre elles.
Dimanche matin, cinq personnes blessées à Dimona étaient toujours hospitalisées, parmi lesquelles un garçon de 12 ans dans un état grave et qui a subi une intervention chirurgicale, ainsi qu’un jeune homme d’une vingtaine d’années dans un état modéré, a indiqué l’hôpital Soroka de Beer Sheva.
Par ailleurs, 31 personnes, dont 18 enfants, étaient toujours hospitalisées à Soroka suite à l’attaque d’Arad.
Selon Soroka, deux personnes légèrement blessées dans les frappes ont été transférées à l’hôpital Sheba, où elles ont poursuivi leur traitement.
Selon le ministère de la Santé, ce sont au total 4 564 personnes qui ont été transportées à l’hôpital depuis le début de la semaine.
Si le ministère n’a pas précisé l’origine des blessures, on peut supposer que la majeure partie d’entre elles concernent des personnes qui tentaient de se mettre à l’abri, plutôt que des victimes directes des tirs de missiles.
La plupart des personnes blessées à Dimona et à Arad ne se trouvaient pas dans des abris
Une enquête menée par le Commandement du Front intérieur de l’armée a révélé que la majeure partie des personnes blessées lors des attaques de missiles de samedi soir ne se trouvaient pas dans des abris au moment de l’impact.
À Dimona, un missile muni d’une ogive contenant des centaines de kilogrammes d’explosifs a frappé un sol meuble, près de plusieurs habitations. L’onde de choc a fortement endommagé les bâtiments environnants, blessant une trentaine de personnes, dont le jeune garçon.
La zone est toutefois équipée de miklatim. Selon l’armée israélienne, les personnes qui s’y étaient réfugiées n’ont pour la plupart pas été blessées par l’explosion.
À Arad, le missile, qui transportait également une ogive conventionnelle, s’est abattu sur une cour située entre plusieurs immeubles d’habitation dotés d’abris souterrains. Le choc a causé des dégâts considérables aux bâtiments et blessé près de 90 personnes, dont 10 grièvement. D’après le Commandement du Front intérieur, la quasi-totalité des blessés ne se trouvaient pas dans un abri.
Les défenses aériennes ont tenté d’intercepter les deux projectiles, mais les missiles intercepteurs ne sont pas parvenus à les détruire.
Selon l’enquête menée par l’armée de l’air israélienne sur ces incidents, les défaillances qui ont conduit aux deux impacts étaient sans rapport entre elles, et le fait qu’ils se soient produits dans la même zone en l’espace de deux heures est une pure coïncidence.
Les missiles iraniens étaient probablement des projectiles de type Ghadr, une menace déjà connue, a indiqué l’armée de l’air israélienne.
Deux attaques de missiles précédentes qui visaient la même zone dans le sud d’Israël ont été interceptées avec succès à l’aide des mêmes systèmes de défense aérienne, selon l’armée de l’air israélienne, qui a souligné l’absence de « défaillance systémique’ dans les défenses aériennes du pays.
Netanyahu à Arad : « Si vous êtes dans un abri, vous êtes en sécurité »
En visite sur le site de l’impact à Arad, le Premier ministre Benjamin Netanyahu a qualifié de « miracle » le fait que personne n’ait été tué, et a exhorté les habitants à se mettre à l’abri dès les premières sirènes d’alerte.
« Nous préférons ne pas compter sur la chance. Dix bonnes minutes se sont écoulées entre l’alerte [sur les téléphones portables] et l’impact du missile. Si tout le monde avait rejoint à temps les zones protégées, les miklatim situés sous chaque maison, personne n’aurait été blessé », a insisté le Premier ministre.
Depuis le début de la guerre, a-t-il ajouté, sur les 15 personnes tuées par des attaques de missiles, un seul incident — à Beit Shemesh — impliquait un missile ayant frappé directement une zone protégée. Dans tous les autres cas, aucun des occupants des abris n’avait été gravement blessé. « Si vous êtes dans un abri, vous êtes en sécurité », a-t-il affirmé.
Netanyahu a également réagi à l’attaque au missile balistique à longue portée lancée par l’Iran ce week-end contre la base militaire anglo-américaine de Diego Garcia, dans l’océan Indien, déclarant que la république islamique était « capable d’atteindre le cœur de l’Europe » et « nous prend tous pour cible ».
Netanyahu a par ailleurs condamné les récentes attaques menées par l’Iran aux abords des Lieux saints de Jérusalem, touchés par des éclats d’obus.
« Ils ont tiré sur Jérusalem, tout près des lieux saints des trois religions du Livre : le mur Occidental, l’église du Saint-Sépulcre et la mosquée Al-Aqsa. Par miracle, personne n’a été blessé. Mais ils visaient les lieux saints des trois grandes religions monothéistes », a-t-il précisé.
Interrogé par un journaliste de Fox News sur la réponse qu’il qu’il entend apporter aux attaques iraniennes prenant pour cible des civils israéliens, le Premier ministre a répondu : « Nous ripostons avec une grande fermeté, mais nous ne visons pas les civils. Nous traquons le régime. Nous traquons le Corps des gardiens de la révolution islamique, cette bande de criminels, et nous les pourchassons personnellement, leurs dirigeants, leurs installations, leurs actifs économiques. Nous les poursuivons sans relâche. »
Lapid : Israël doit anéantir les capacités balistiques de l’Iran
En visite sur le même site, le chef de l’opposition Yair Lapid a insisté sur le fait qu’Israël ne devait pas mettre fin à la guerre tant qu’il n’aurait pas « éliminé l’ensemble des capacités balistiques de l’Iran ».
Lapid a par ailleurs fait remarquer que l’hôpital Soroka de Beer Sheva, où de nombreuses personnes blessées lors de l’attaque ont été transportées pour y être soignées, fonctionne toujours à capacité réduite depuis qu’un missile balistique iranien a frappé son service de chirurgie au mois de juin dernier.
Plus de 400 missiles balistiques ont été lancés depuis l’Iran vers Israël depuis le début de la guerre. L’armée de l’air israélienne fait état d’un taux d’interception de 92 % des attaques visant des zones peuplées et des infrastructures clés.
Au total, ce sont cinq missiles munis d’ogives conventionnelles contenant des centaines de kilogrammes d’explosifs qui ont frappé des zones peuplées en Israël, occasionnant des dégâts considérables dans quatre cas. On dénombre en outre plus d’une vingtaine d’incidents impliquant des missiles équipés de bombes à sous-munitions ayant touché des zones peuplées, avec plus de 100 sites d’impact distincts.
Sam Sokol et l’équipe du Times of Israel ont contribué à cet article.
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