Des faits de corruption visent le syndicat des salariés du KKL-JNF – média
Selon N12, des centaines d’appartements seraient loués à des tarifs préférentiels à des salariés et à des proches, et une pression intense aurait été exercée sur les employés pour qu’ils votent pour le Likud
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Les dirigeants du syndicat des travailleurs du Keren Kayemeth LeIsrael – Fonds National Juif (JNF/KKL) abusent régulièrement de leur pouvoir, en accordant des loyers fortement réduits et d’autres avantages à des proches, et en faisant pression sur les employés pour qu’ils votent aux primaires du Likud, a rapporté mardi la chaîne N12.
À la suite de l’enquête menée dans le cadre de l’émission télévisée « Hamevaker », le KKL-JNF a déclaré que sa nouvelle direction, entrée en fonction en début d’année, menait une enquête approfondie sur la conduite de l’organisation ces dernières années.
Le syndicat des travailleurs du KKL-JNF, dirigé par Israel Goldstein, a nié les accusations rapportées, affirmant que ces allégations étaient « sans fondement et ne reflétaient pas la réalité ».
L’enquête a révélé que le syndicat des travailleurs du KKL-JNF dispose d’un « réservoir secret » composé de dizaines de bâtiments et de centaines d’appartements situés dans des zones très prisées à travers le pays, notamment rue Zamenhof, dans le centre-ville huppé de Tel Aviv. Selon le reportage, ces biens immobiliers sont loués à des prix fortement réduits à des personnes privilégiées, y compris à la famille de Goldstein.
Cette organisation vieille de 125 ans, qui détient 12 % des terres de l’État d’Israël, tire environ 6 milliards de shekels par an de la vente et de la location de terrains. Soutenu par cette manne financière, l’effectif du KKL-JNF a augmenté de 32 % en cinq ans, passant de 953 à 1 264 employés, principalement grâce à des nominations politiques d’associés et de proches de personnalités du Likud, de l’organisation syndicale Histadrout et de la direction interne du JNF, selon Hamevaker.
Ces employés bénéficient de salaires exceptionnellement élevés, de congés subventionnés et de bourses d’études pour leurs enfants, grâce à un budget annuel d’environ 7 millions de shekels alloué par le syndicat, précise le reportage. Les conditions sont si avantageuses que les employés ne souhaitent pas prendre leur retraite ; au moins 22 d’entre eux ont d’ailleurs dépassé l’âge de la retraite, fixé à 67 ans.
Par ailleurs, selon l’enquête, Goldstein aurait exigé des salariés qu’ils soutiennent certaines personnalités du Likud lors des primaires du parti, promettant des avantages à ceux qui s’y conformaient et menaçant ceux qui refusaient. Goldstein a donné des consignes à environ 600 employés du KKL-JNF et à leurs proches sur la manière de voter en tant que membres du Likud, ce qui fait de lui un acteur politique influent au sein du parti, selon Hamevaker.
Par le passé, Goldstein avait déjà appelé les employés à voter pour le Likud lors des élections législatives, affirmant qu’il était « temps d’exercer notre influence là où se prennent les décisions concernant le KKL ».
Des accusations de corruption généralisée pèsent sur le KKL-JNF depuis des années, et nombreux sont ceux qui réclament la fermeture de cette institution, créée en 1901 pour acheter et aménager des terres en vue de l’implantation juive. Son nouveau président, Eyal Ostrinsky, a déclaré qu’il s’efforcerait d’assainir l’organisation après en avoir pris la tête au début de l’année.
À la suite de la publication des conclusions de l’enquête, le KKL-JNF a déclaré que sa nouvelle équipe de direction « procède à un examen approfondi et sérieux de la conduite de l’organisation ces dernières années… afin d’identifier et de corriger les lacunes au sein de l’organisation ».
La nouvelle direction « s’engage à assurer une gestion responsable et appropriée du KKL et veille à ce que toutes ses activités ainsi que ses ressources soient mises au service de l’intérêt général », a-t-elle indiqué dans un communiqué.
Parallèlement, le syndicat des travailleurs a indiqué que ces allégations « ne reflètent pas la réalité ».
« Le moment choisi pour la publication de ces allégations sans fondement, précisément pendant un conflit social, n’est pas une coïncidence et trouve son origine chez des parties intéressées », a-t-il déclaré dans un communiqué.
« Une part importante des questions qui nous ont été transmises porte sur des allégations réchauffées qui ont déjà été examinées, discutées et rendues publiques par le passé, et qui ont même été réfutées. »
Le syndicat a ajouté qu’il était « fier » de ses efforts en faveur des travailleurs et a affirmé qu’il « travaillait jour et nuit pour les représenter, protéger leurs droits et préserver leur sécurité de l’emploi, et qu’il continuerait à le faire ».
L’organisation œuvre au développement et au renforcement d’Israël en favorisant l’aménagement du territoire à l’échelle nationale, en gérant les forêts et les infrastructures hydrauliques, en développant les communautés rurales et en menant des actions en faveur de l’environnement. Depuis le pogrom perpétré par le groupe terroriste palestinien du Hamas le 7 octobre 2023, elle s’emploie sans relâche à renforcer et à reconstruire les communautés du nord et du sud endommagées par les combats, a-t-elle souligné.
la Communauté du Times of Israël !








