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Après avoir vidé des hameaux palestiniens de leurs habitants, les radicaux juifs veulent faire de même dans toute la Cisjordanie

Sous couvert de la guerre contre l'Iran, des résidents d’implantations extrémistes redoublent de violence et semblent se livrer à une épuration ethnique du territoire

Jeremy Sharon est le correspondant du Times of Israel chargé des affaires juridiques et des implantations.

Des graffitis vus à travers la fenêtre d'une voiture incendiée suite à l'attaque par des résidents d'implantations de Deir al-Hatab, à l'est de Naplouse, en Cisjordanie, le 23 mars 2026. (Nasser Ishtayeh/Flash90)
Des graffitis vus à travers la fenêtre d'une voiture incendiée suite à l'attaque par des résidents d'implantations de Deir al-Hatab, à l'est de Naplouse, en Cisjordanie, le 23 mars 2026. (Nasser Ishtayeh/Flash90)

La violence des résidents d’implantations extrémistes contre les Palestiniens de Cisjordanie, également connue sous le nom de Judée-Samarie, qui avait déjà culminé ces trois dernières années, a atteint de nouveaux sommets depuis le début de la guerre entre Israël et l’Iran, fin février.

Des groupes et militants des droits civils font état d’un nombre particulièrement élevé d’attaques extrémistes juives, quasi-quotidiennes, depuis le début de la guerre, que ce soit des agressions, des actes de vandalisme, des vols ou encore des cas de harcèlement.

Le nombre d’incidents graves, tels que les fusillades mortelles, a lui aussi augmenté, avec sept civils palestiniens abattus par des résidents d’implantations extrémistes depuis le début de la guerre.

Et la semaine passée, on a assisté à une nouvelle escalade, lorsque des bandes de jeunes juifs extrémistes issus des implantations et avant-postes illégaux de Cisjordanie ont déferlé sur des villages palestiniens pour mettre le feu aux maisons et aux biens et agresser violemment les Palestiniens, en « représailles » à la mort d’un résident d’implantation militant décédé dans des circonstances peu claires, le 21 mars dernier.

La forte recrudescence des attaques, ce dernier mois, s’est accompagnée d’un discours extrémiste de la part d’activistes radicaux sur les réseaux sociaux, notamment des déclarations explicites et pleinement assumées en faveur de l’épuration ethnique des Palestiniens de Cisjordanie.

Au-delà des discours, l’activité des résidents d’implantations extrémistes autrefois limitée à la zone C de la Cisjordanie, là où Israël dispose d’un contrôle civil et sécuritaire total — et où se trouvent la grande majorité des implantations et avant-postes illégaux — a commencé à gagner les zones A et B, sur lesquelles l’Autorité palestinienne est supposée détenir l’autonomie politique.

En haut : Des dizaines de résidents d’implantations extrémistes entrent dans le village de Jalud pour y attaquer des Palestiniens, le 22 mars 2026. En bas : Une voiture et une maison brûlées après des attaques de résidents d’implantations extrémistes à Fandaqumiya, la même nuit.
(Toutes les captures d’écran via X, utilisées conformément à la clause 27a de la loi sur les droits d’auteur)

Cela a donné lieu à des raids violents et fréquents de la part de résidents d’implantations dans des villes et villages palestiniens, ainsi que l’établissement d’implantations juives dans les zones A et B, dans le cadre d’un plan global visant à affirmer le contrôle israélien sur l’ensemble du territoire, de la mer Méditerranée au Jourdain.

Selon les organisations de défense des droits civils telles que B’Tselem ou Yesh Din, le moment choisi ne relève pas du hasard, les résidents d’implantations radicaux utilisant le prétexte de la guerre contre l’Iran pour redoubler de violences et déloger les Palestiniens.

Selon l’organisation Yesh Din, qui suit les violences des résidents d’implantations, il y a eu 257 cas de violences extrémistes de la part de ces derniers contre des Palestiniens de Cisjordanie entre le début de la guerre contre l’Iran le 28 février et le 26 mars dernier, sur la base de déclarations publiques croisées et de rapports provenant de différentes sources. On déplore notamment la mort de sept civils palestiniens abattus par des résidents d’implantations radicaux.

« Sous le prétexte de la guerre, les résidents d’implantations redoublent de violences pour expulser les Palestiniens et leur prendre leurs terres », affirmait Yesh Din le 5 mars dernier.

Capture d’écran d’une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux donnant à voir des résidents d’implantations israéliens en train de viser et de tirer à l’arme à feu sur des Palestiniens dans le village de Sair, près d’Hébron, le 13 mars 2026. (X/ utilisé conformément à la clause 27a de la loi sur les droits d’auteur)

L’organisation de défense des droits humains B’Tselem, qui suit également l’extrémisme des résidents d’implantations, a lui aussi relevé la propagation de ces fortes violences aux zones A et B de Cisjordanie.

« Le recours croissant et létal de tirs à balles réelles par les milices israéliennes et la généralisation des attaques envers de grandes communautés palestiniennes établies est le signe de l’intensification des mesures d’épuration ethnique israéliennes sous le prétexte de de la guerre contre l’Iran », a déclaré B’Tselem le 9 mars dernier.

Une avant-garde extrémiste

Au cours de la première semaine de la guerre contre l’Iran, l’administrateur d’une chaîne publique WhatsApp baptisée « Hilltop News » a exposé la stratégie des extrémistes. Cette chaîne, qui est gérée par des résidents d’implantations extrémistes, fait partie des médias considérés comme représentatifs de l’aile la plus radicale, et souvent violente, du mouvement des résidents d’implantations.

Cette publication expliquait, selon ses mots, qu’il appartenait aux résidents d’implantations radicaux de montrer l’exemple – chasser les Palestiniens de Cisjordanie, ce qu’ils qualifient de « transfert » – afin d’inspirer les autorités à faire de même, à l’instar de la manière dont le mouvement des implantations a commencé, c’est-à-dire à l’échelon local, avant d’être soutenu par le gouvernement dans les années 1970 et 1980.

Un extrémiste juif masqué brandissant une fronde pour lancer des pierres sur des Palestiniens venus pour récolter les olives, lors d’une attaque par des résidents d’implantation contre le village palestinien de Beita, au sud de Naplouse, en Cisjordanie, le 10 octobre 2025. (Crédit : Jaafar Ashtiyeh/AFP)

« Au final, le transfert aura lieu grâce à l’initiative de certains, pas grâce au gouvernement », pouvait-on lire dans cette publication, allusion au fait que nombre d’implantations aujourd’hui prospères ont commencé comme des avant-postes illégaux, avant d’être autorisés rétroactivement.

« Comme pour les implantations, il suffit que des Juifs s’installent pour que, quelques mois ou années plus tard, les chefs des conseils régionaux, les ministres et les députés de la Knesset viennent ‘valider’ l’existant et couper le ruban rouge », lisait-on encore dans ce billet.

Cela fait déjà des années que des extrémistes juifs de Cisjordanie tentent de mettre en oeuvre l’expulsion d’un grand nombre de Palestiniens de la zone C, estiment des groupes de défense des droits humains. Et le déclenchement de la guerre à Gaza, suite au pogrom commis par le Hamas le 7 octobre 2023, leur a donné un coup d’élan.

Selon B’Tselem, 57 communautés palestiniennes abritant plus de 3 900 personnes, ont été déplacées depuis cette date suite aux violences et au harcèlement des résidents d’implantations dans les zones C et B de Cisjordanie, auxquels s’ajoutent près de 530 Palestiniens contraints de quitter 17 communautés partiellement déplacées de Cisjordanie.

Les habitants du hameau bédouin palestinien de Mu’arrajat, dans le sud de la vallée du Jourdain, en Cisjordanie, emballent leurs affaires à la suite d’actes de harcèlement et d’intimidations intenses de la part de partisans du mouvement pro-implantation israéliens, le 4 juillet 2025 (Autorisation : Alia Mleihat)

Les mesures prises pour déloger les Palestiniens se sont accompagnées de mesures tout aussi énergiques pour s’assurer que des Israéliens juifs s’arrogent des terres en Cisjordanie – une tendance qui s’est elle aussi intensifiée ces trois dernières années. Selon l’organisation La Paix Maintenant, 86 avant-postes illégaux ont été établis en 2025, 62 en 2024 et 32 en 2023.

Avant l’arrivée au pouvoir de l’actuel gouvernement, le nombre moyen d’avant-postes illégaux établis chaque année était de six.

Par ailleurs, les résidents d’implantations sont également passés de l’établissement de petits avant-postes très denses à la création de bases agricoles leur permettant de revendiquer de vastes étendues de terres pour la culture ou le pâturage, ce qui assied encore la prose de contrôle sur ces terres. Ce qui donne souvent lieu à des confrontations tendues avec les éleveurs palestiniennes.

Il n’est pas rare que les extrémistes utilisent les avant-postes comme positions avancées pour harceler et attaquer les Palestiniens dans le but de les forcer à quitter les lieux.

En octobre 2023, des dizaines de familles bédouines palestiniennes ont fui Wadi as-Seeq suite au harcèlement incessant et aux violences des résidents d’implantations. Peu de temps avant, des militants radicaux avaient établi un avant-poste illégal tout près du hameau.

Un Israélien, qui serait originaire de l’avant-poste illégal de la Ferme de Meitarim, dans la maison de Palestiniens dans le village de Khirbet Zanuta, en Cisjordanie, le 31 août 2024. (Crédit : Haqel)

Dans les collines du sud d’Hébron, c’est toute la population de Khirbet Zanuta qui a quitté son village en raison des violences répétées et du harcèlement des extrémistes du poste avancé voisin de la ferme Meitarim.

Et en juillet 2025, ce sont les habitants de Muarrajat, dans la vallée du Jourdain, qui ont à leur tour dû fuir leur village après que des extrémistes ont installé un poste avancé à moins de 100 mètres, volé leur maison et vandalisé leurs biens et se sont livrés à du harcèlement et de l’intimidation.

Dépeuplement et guerre

Les résidents d’implantations extrémistes n’ont pas ouvertement dit que la guerre n’était qu’un prétexte pour couvrir leurs attaques contre les Palestiniens, à un moment où l’attention de la communauté internationale est ailleurs, mais les commentaires des membres de la communauté prouvent qu’a minima, la guerre contre l’Iran et le Hezbollah au Liban ne les ont en rien détournés de leur objectif d’expulser les Palestiniens.

« Des Juifs tristes disent que même pendant l’Opération Lion Rugissant [la campagne de Tsahal contre l’Iran], des Juifs heureux poursuivent l’Opération Vous Hériterez de la Judée et Samarie ! » peut-on lire dans un billet publié sur la chaîne Hilltop News, en une parodie des militants des droits humains qui déplorent le déplacement cette semaine-là d’une communauté bédouine à proximité de la ville palestinienne de Doma.

L’ « Opération Vous Hériterez » est le nom, inspiré par la Bible, qu’ont donné les résidents d’implantations extrémistes à leur campagne d’expulsion des Palestiniens de Cisjordanie. Cette appellation revient souvent dans leurs discours et leurs publications sur les réseaux sociaux.

Dans un billet publié dans le cadre d’un autre groupe WhatsApp extrémiste appelé « Se battre pour sauver sa vie », l’idéologue des résidents d’implantations extrémistes, le Rabbin Menachem Ben Shahar, a dit que la guerre servait de modèle pour l’expulsion des Palestiniens de Cisjordanie.

Des Palestiniens passent devant des graffitis en hébreu sans doute laissés là par des résidents d’implantations extrémistes sur le mur de la mosquée Mohammad Fayyad, dans le village palestinien de Doma, au sud de Naplouse, en Cisjordanie, le 12 mars 2026. (JAAFAR ASHTIYEH / AFP)

« Il existe un décalage énorme entre les actes du peuple israélien contre ses ennemis lointains – en Iran, à Beyrouth – et son ennemi proche », a déclaré Ben Shahar, qui a fait l’objet d’une enquête de police pour incitation à la haine.

« Émettre des avis, expulser des villages entiers, bombarder. Un ennemi est un ennemi. Il faut le bombarder où qu’il se trouve », a poursuivi Ben Shahar, qui enseigne dans une yeshiva de Homesh, un avant-poste isolé du nord de la Cisjordanie évacué par le gouvernement en 2005 et récemment légalisé.

« Nous devons remédier à ce décalage et vaincre aussi l’ennemi proche. Nous devons vider les villages et bastions ennemis en Judée et Samarie [en Cisjordanie], en Galilée, à Ramallah, à Qalqiliya, partout en Israël », a-t-il ajouté.

Dans un autre billet diffusé dans Hilltop News, l’un des administrateurs se réjouit du départ de communautés bédouines palestiniennes, souvent liée aux violences des résidents d’implantations, et espère que ce sera bientôt le cas dans de plus grands centres de population palestiniens, citant une « figure de haut rang de Hilltop News » selon lequel « il y avait certes une campagne militaire en cours mais qu’il était confiant et qu’il serait possible de vider de grandes villes de leur population dans les mois à venir. »

Par le passé, les résidents d’implantations extrémistes s’en prenaient aux villes palestiniennes, en y mettant le feu et en agressant leurs habitants, en représailles à des attentats terroristes — souvent sans grand lien entre les victimes et les terroristes — ou pour se venger des autorités israéliennes.

Une publication sur la chaîne WhatsApp « Hilltop News » annonçant son intention d’expulser les Palestiniens des grands villages palestiniens. (Capture d’écran)

Ce billet sur WHatsApp explique que les résidents d’implantations se livrent désormais à de telles attaques dans le seul but de chasser les Palestiniens.

Il est probable que ce processus soit déjà en cours.

Dans le nord de la Cisjordanie, des résidents d’implantations extrémistes, sans doute venus du poste illégal de Kol Mevaser, tout proche, s’en sont pris au hameau bédouin de Khalet a-Sidra avec une telle brutalité que les 16 familles qui y vivaient ont préféré partir. La même décision a été prise par des dizaines d’autres communautés, ces trois dernières années.

Depuis, ce qui semble être le même groupe s’intéresse au village bien établi de Mukhmas, situé à quelques centaines de mètres de Khalet a-Sidra, où un jeune homme de 19 ans a été abattu et plus de 350 moutons auraient été volés aux villageois.

Lorsque les autorités israéliennes ont démoli certaines des structures de Kol Mevaser, le 18 mars dernier, plusieurs résidents d’implantations extrémistes sont descendus de cet avant-poste illégal situé au sommet d’une colline pour mettre le feu à Mukhmas.

L’avant-poste illégal de Kol Mevaser, maintes fois démoli, mais aussitôt reconstruit, situé près de la ville palestinienne de Mukhmas, au centre de la Cisjordanie, le 9 mars 2026. (Crédit : Jeremy Sharon/Times of Israel)

« L’objectif du poste avancé de Kol Mevaser est d’utiliser la violence pour chasser les Palestiniens », a déclaré le rabbin Arik Ascherman, qui dirige l’organisation pacifiste Torat Tzedek et surveille les violences dans la région. « On travaille maintenant aussi sur le village de Mukhmas. »

À Mukhmas, comme ailleurs, les Palestiniens agressés affirment qu’ils ne partiront pas, peu importe que les résidents d’implantations soient motivés par la vengeance ou une envie d’épuration ethnique. Le résultat est le même : des morts et des destructions.

« Je ne partirai jamais », affirmait récemment au Times of Israel Youssef Hammas Abu Ali, un éleveur de poulets de Mukhmas dont les poulaillers ont été attaqués. « C’est mon village. J’y ai ma maison, mes terres. »

En finir avec A, B ou C

L’idée d’établir des implantations illégales dans les zones sous contrôle de l’Autorité palestinienne a clairement émergé cette semaine, avec l’établissement sans précédent ou presque de trois avant-postes illégaux dans la zone A de la Cisjordanie.

Par le passé, l’essentiel des implantations se sont bâties dans la zone C, soit les 60 % de la Cisjordanie sur laquelle Israël a un contrôle militaire et civil total et qui abrite toutes les implantations israéliennes ainsi que des centaines de milliers de Palestiniens.

La zone A, que les Palestiniens gouvernent et sécurisent, représente environ 18 % du territoire total : elle est presque entièrement constituée d’un noyau noyau urbain de villes et de villages palestiniens.

Sur les photos publiées cette semaine par des médias palestiniens de l’un des nouveaux avant-postes du nord de la Cisjordanie, près de la ville palestinienne de Jaba, au nord du village palestinien de Beit Imrin, on voit un bâtiment en pierre sur lequel flotte un drapeau israélien.

Le Times of Israel confirme que des résidents d’implantations extrémistes se sont effectivement installés dans ce bâtiment.

La création de ce poste semble être une riposte à la mort de Yehuda Sherman, un résident du poste agricole illégal de Shuva Yisrael, non loin de Beit Imrin.

Comme d’autres militants qui partagent ses idées, Sherman « ne supportait pas » l’idée de la séparation de la Cisjordanie entre zones sous contrôle israélien et zones sous contrôle palestinien. Il estimait que toute la Cisjordanie appartenait aux Juifs, a déclaré son père Yehoshua Sherman dans l’hebdomadaire Olam Katan, associé à l’extrême droite.

« Quand ils ont établi la ferme [Shuva Yisrael], j’ai apporté une jauge de topographie pour qu’ils sachent où se trouvait exactement la zone C. Yehuda m’a alors demandé : « Papa, qu’est-ce que ça change ? Pourquoi nous limites-tu ? C’est la Terre d’Israël », a déclaré le père Sherman à l’hebdomadaire.

L’enterrement de Yehudah Sherman, 18 ans, à Elon Moreh, en Cisjordanie, le 22 mars 2026. (Crédit : Jeremy Sharon/Times of Israel)

Lors des obsèques de son fils, Yehoshua Sherman a demandé au gouvernement de revenir sur les accords d’Oslo, conclus dans les années 1990, qui ont divisé la Cisjordanie en zones A, B et C.

« La génération qui a grandi ici ne sait pas ce que sont ces zones A, B ou C ; elle sait juste que toute la Terre d’Israël nous appartient », a déclaré Sherman dans son éloge funèbre.

Yehuda Sherman a été tué dans la collision entre un véhicule palestinien et le quad à bord duquel son frère et lui avaient pris place, lors d’une « patrouille » près de leur avant-poste illégal. La police et le Shin Bet ont déclaré jeudi avoir « de plus en plus de soupçons » sur le caractère terroriste de la mort de Sherman.

Sa mort a donné lieu à deux nuits d’attaques contre des communautés palestiniennes en Cisjordanie, avec des violences telles qu’elles ont un temps détourné l’attention du public de la guerre contre l’Iran. Les autorités militaires ont d’ailleurs envoyé une de leurs unités déployée au Liban pour réprimer les violences.

Un Palestinien inspectant les décombres de la maison familiale incendiée à la suite d’une attaque présumée de résidents d’implantations israéliens dans le village de Fandaqumiya, au sud-ouest de Jénine, en Cisjordanie, le 22 mars 2026. (Crédit : Zain Jaafar/AFP)

Les attaques ont pris fin, pour l’essentiel, mais les résidents d’implantations extrémistes disent encore haut et fort qu’ils veulent vider la Cisjordanie des Palestiniens.

Jeudi, Elisha Yered, figure centrale du réseau des résidents d’implantations activistes et extrémistes, a écrit un long essai appelant à l’abolition des Accords d’Oslo, à la généralisation des implantations israéliennes dans les zones A et B, et à l’expulsion des Palestiniens de Cisjordanie, affirmant que cela allait dans le sens de « ce que voulait » Yehuda Sherman.

« Nous ne devons pas nous contenter des frontières d’Oslo… et nous devons continuer d’avancer de toutes nos forces », a-t-il écrit, affirmant que le soutien du gouvernement aux avant-postes illégaux était la preuve que des radicaux pouvaient peser sur la politique du gouvernement.

« Ce qui a été fait dans les avant-postes agricoles et dans les collines doit être fait dès que possible dans les zones A et B, ainsi que dans les endroits de la zone C déjà envahis par l’ennemi », a déclaré Yered, suspect de plusieurs crimes contre des Palestiniens en Cisjordanie.

« [Nous ne devons] pas avoir peur de revendiquer l’expulsion, l’occupation et l’héritage de cette terre, en plus des implantations et des soins prodigués à cette nature sauvage. »

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