Après une semaine de détention, Israël a expulsé 2 activistes de la « flottille pour Gaza »
À l'issue de l'enquête, aucune charge n'a été retenue contre Thiago Ávila et Saif Abu Keshek, qu'Israël avait accusé d'appartenir à un groupe "agissant clandestinement pour le Hamas"
- Lire d'autres articles du Times of Israël sur Google – ajoutez-nous à vos sources préférées

Les deux activistes étrangers qui avaient été débarqués d’une flottille à destination de Gaza le 1ᵉʳ mai ont été expulsés d’Israël, a annoncé dimanche le ministère des Affaires étrangères.
Saif Abu Keshek, un Espagnol d’origine palestinienne, et le Brésilien Thiago Ávila avaient été conduits en Israël pour y être interrogés la semaine dernière, après l’interception de leur flottille par la marine israélienne dans les eaux internationales, au large de la Grèce.
Israël a accusé les deux hommes d’être affiliés à la Conférence populaire pour les Palestiniens de l’étranger (PCPA), un groupe qui a été accusé par le Trésor américain « d’agir clandestinement pour le compte du Hamas ».
La PCPA est sanctionnée par Israël et les États-Unis.
Aucune accusation n’a finalement été retenue contre eux.
« Une fois l’enquête terminée, les deux provocateurs professionnels Saif Abu Keshek et Thiago Ávila, membres de la flottille provocatrice, ont été expulsés d’Israël aujourd’hui », a écrit le ministère sur le réseau social X.
« Israël ne tolérera aucune violation du blocus naval légal imposé à Gaza. »
La Global Sumud Flotilla était la deuxième initiative en un an visant à contourner les restrictions maritimes strictes imposées par Israël à Gaza, dévastée par la guerre.
Les organisations de défense des droits de l’Homme affirment que l’enclave souffre de pénuries de nourriture, d’eau, de médicaments et de carburant depuis que le pogrom perpétré par le groupe terroriste palestinien du Hamas le 7 octobre 2023, dans le sud d’Israël, a déclenché la guerre dans la région. Israël souligne toutefois une augmentation de l’aide depuis le cessez-le-feu d’octobre 2025.
Les navires de la flottille, qui transportaient 170 militants, avaient pris la mer depuis la France, l’Espagne et l’Italie. Ils ont été interceptés au large des côtes de la Crète, à des centaines de milles marins (plus d’un millier de kilomètres) d’Israël. À l’exception d’Ávila et d’Abu Keshek, tous les militants ont été libérés en Grèce le jour même de leur arrestation. Israël a dénoncé ces flottilles, soulignant qu’elles n’apportaient aucune aide significative et n’étaient qu’un coup de publicité.
Mardi, un tribunal israélien a prolongé la détention des deux hommes jusqu’à dimanche afin de laisser plus de temps à la police pour les interroger, selon leurs avocats.
Ces derniers ont ensuite déposé un recours contre leur maintien en détention, mais celui-ci a été rejeté par un tribunal mercredi.
Les Nations unies, le Brésil et l’Espagne ont tous appelé à leur libération rapide.
L’Espagne a convoqué le plus haut représentant d’Israël à Madrid pour protester contre la détention « inacceptable et intolérable » de l’activiste espagnol.
Les deux hommes sont en grève de la faim depuis leur arrestation, a déclaré mercredi Adalah, le groupe juridique qui les représente, ajoutant qu’Abu Keshek avait également cessé de s’hydrater.
Adalah avait précédemment indiqué que les autorités avaient accusé les deux hommes « d’avoir aidé l’ennemi en temps de guerre » et « d’appartenir à une organisation terroriste et de lui avoir fourni des services ».
la Communauté du Times of Israël !







