Attentat de la pizzeria Sbarro : Amman refuse d’extrader une Jordanienne recherchée par le FBI
Selon une source judiciaire, l'accord d'extradition entre le royaume et les Etats-Unis ne peut être appliqué car il n'a pas été ratifié par le Parlement jordanien
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La cour suprême jordanienne, la plus haute instance judiciaire du royaume hachémite, a affirmé lundi son refus d’extrader une Jordanienne ayant participé il y a seize ans à un attentat en Israël et figurant comme « la terroriste la plus recherchée » par le FBI.
La cour a ainsi entériné un arrêt de la cour d’appel d’Amman sur cette affaire, a rapporté l’agence officielle jordanienne Petra.
Ahlam Aref Ahmad Al-Tamimi avait participé en 2001 à un attentat suicide contre une pizzeria à Jérusalem, faisant 15 morts dont deux Américains et a été placée sur la liste des « terroristes les plus recherchés » du FBI, a annoncé mardi la justice américaine.
Elle risque la peine de mort ou la prison à perpétuité si elle venait à être jugée aux Etats-Unis.
La trentenaire avait été emprisonnée en Israël pendant huit années, avant d’être relâchée dans le cadre d’un échange de prisonniers, dit Accord Shalit, avec le Hamas en 2011.
Le 9 août 2001, elle avait escorté l’auteur de l’attentat à Jérusalem, où celui-ci a fait exploser une bombe cachée dans une guitare à l’intérieur de la pizzeria Sbarro, selon le ministère américain de la Justice.
L’explosion avait tué 15 personnes, dont deux Américaines, et blessé 122 autres.
« Al-Tamimi est une terroriste impénitente qui a reconnu son rôle dans l’attaque terroriste meurtrière à la bombe qui a blessé et tué nombre de victimes innocentes », a écrit la ministre de la Justice adjointe, Mary McCord.
Le chef d’accusation dévoilé mardi, quelque 16 ans après les faits, « rappelle que quand des terroristes ciblent des Américains où que ce soit dans le monde, nous ne l’oublions jamais », a-t-elle ajouté.
D’après l’agence officielle jordanienne qui cite une source judiciaire, l’accord d’extradition conclu entre le royaume et les Etats-Unis en mars 1995 ne peut être appliqué car il n’a pas été ratifié par le Parlement jordanien.
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