Beyrouth avertit d’une possible offensive d’Israël contre le Hezbollah – ministre libanais des Affaires étrangères
Selon Youssef Raggi, le Liban cherche à empêcher l'escalade et à négocier le désarmement du groupe terroriste ; il dénonce l'Iran comme "source d'instabilité"
- Lire d'autres articles du Times of Israël sur Google – ajoutez-nous à vos sources préférées

Le Liban a reçu, de la part de parties arabes et internationales, des avertissements selon lesquels Israël se prépare à une opération militaire de grande envergure contre le Hezbollah, a rapporté vendredi à Al Jazeera le ministre libanais des Affaires étrangères, Youssef Raggi, alors que Beyrouth intensifie ses efforts diplomatiques pour éviter une nouvelle escalade. Dans une déclaration saisissante, Raggi a également dénoncé l’Iran, qui soutient le Hezbollah, l’accusant de déstabiliser le Liban.
Raggi a indiqué que le gouvernement libanais menait des pourparlers intensifs par voie diplomatique, afin d’empêcher qu’une telle opération n’ait lieu et de garantir que le personnel et les installations de l’État ne seront pas pris pour cible. Il a par ailleurs ajouté que Beyrouth poursuivait ses efforts de négociation avec le Hezbollah, dans le but de convaincre l’organisation terroriste soutenue par l’Iran de rendre volontairement ses armes.
Selon Raggi, le Hezbollah a échoué à atteindre son objectif déclaré, se révélant inefficace pour « soutenir Gaza et défendre le pays » ces deux dernières années, alors même que le groupe refuse de rendre ses armes.
Ces propos de Raggi ont également souligné la confrontation – plus large – du Liban avec l’influence de l’Iran, dans le pays et dans toute la région. S’adressant à Al Jazeera, le ministre des Affaires étrangères a décrit le rôle de Téhéran au Liban et au Moyen-Orient comme « très négatif », qualifiant la politique menée par la république islamique de « source d’instabilité ».
Le gouvernement pro-occidental du Liban reste ouvert au dialogue avec l’Iran, a-t-il déclaré, à condition que Téhéran cesse de financer « une organisation illégale » au Liban, un euphémisme désignant le Hezbollah, et cesse de s’ingérer dans les affaires domestiques du pays.
Ces déclarations de Raggi font suite à l’annonce, jeudi, d’Abbas Araghchi, ministre iranien des Affaires étrangères, qui a dit qu’il pourrait se rendre à Beyrouth pour des pourparlers après que Raggi a refusé de venir à Téhéran, arguant que son homologue iranien était le bienvenu au sein de la capitale libanaise, ou qu’ils pourraient se rencontrer dans un pays « neutre ».
Sur la question des récentes discussions directes avec Israël, Raggi a fait valoir que le Liban ne s’était pas engagé dans des « négociations traditionnelles », mais tentait de revenir à un armistice avec Israël.
Les demandes de désarmement du Hezbollah se sont multipliées depuis le début du cessez-le-feu conclu entre Israël et le groupe terroriste il y a un peu plus d’un an.
Aux termes du cessez-le-feu, qui a mis fin au conflit qui a opposé, entre octobre 2023 et novembre 2024, Israël et un Hezbollah fortement affaibli, le groupe terroriste devait être désarmé, et permettre aux forces armées libanaises de se déployer pleinement dans tout le pays à mesure du retrait de l’armée israélienne. Mais ce désarmement n’a pas encore eu lieu, malgré l’élaboration par le Liban d’un plan à cet effet.
Israël a maintenu ses soldats dans le pays. L’État juif mène en outre régulièrement des frappes qui, selon lui, visent à contrer les tentatives du Hezbollah de se reconstruire.
la Communauté du Times of Israël !







