« Ce n’est pas ainsi qu’on bâtit des partenariats », dit Eisenkot suite à l’alliance Bennett-Lapid
« Je n’éprouve ni colère ni ressentiment, et je suis prêt à envisager toute forme de fusion. Ce qui compte, c’est de gagner », a déclaré Eisenkot
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Gadi Eisenkot, chef du parti Yashar, a critiqué jeudi dernier l’alliance entre l’ancien Premier ministre Naftali Bennett et le chef de l’opposition Yair Lapid. S’adressant aux militants de son parti lors d’une conférence qui a été enregistrée, il a rappelé sa volonté de longue date de créer un grand parti centriste capable de rivaliser avec le Premier ministre Benjamin Netanyahu, avant de déplorer que ses collègues de l’opposition aient décidé de s’allier sans lui, affirmant que « ce n’est pas ainsi qu’on construit des partenariats ».
« La principale alternative que j’ai tenté de mettre en avant il y a environ six mois consistait à rassembler le camp que les médias appellent ‘centre-gauche’, et que je qualifie de ‘camp des hommes d’État’ », dans une alliance avec la droite libérale. Mon idée était de parvenir à une structure optimale qui permettrait de remporter le maximum de voix et, ainsi, la victoire. Certainement pas de reproduire ce qui s’est passé aux dernières élections », a expliqué Eisenkot, des propos repris dans un enregistrement publié par le site d’information Ynet.
Une telle formation aurait réuni Eisenkot, Bennett et Lapid, mais sans Yair Golan, du parti Les Démocrates ni Avigdor Liberman, de Yisrael Beytenu, cela afin de proposer trois options aux électeurs : un « super-parti » au centre, parallèlement à des formations de gauche et de droite.
Mais il n’y est pas parvenu. Quelques minutes seulement avant que l’alliance entre Bennett et Lapid ne soit rendue publique, il a finalement reçu un appel téléphonique l’informant de ce rapprochement. Les deux hommes ont ensuite affirmé qu’ils m’avaient « ouvert la porte » et qu’ils « me réservaient même les deuxième et troisième places », a ajouté Eisenkot.
« Ce n’est pas ainsi qu’on bâtit des partenariats. Pour autant, je ne me sens pas offensé. J’ai aussitôt décroché le téléphone pour leur proposer de se rencontrer et de poursuivre notre coopération. Mon objectif est de savoir comment vaincre ce gouvernement incompétent et bâtir une alternative. »
« Je n’éprouve ni colère ni ressentiment, et je suis prêt à envisager toute forme de fusion. Ce qui compte, c’est de gagner », a renchéri Eisenkot.
Suite à des informations selon lesquelles Eisenkot et Liberman étaient en pourparlers au sujet d’une éventuelle alliance, les deux hommes politiques ont annoncé, jeudi dernier, qu’ils œuvraient à renforcer leur coopération dans la perspective des prochaines élections, sans toutefois confirmer leur intention de se présenter sur une liste commune.
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