Des ministres d’extrême droite ont exhorté le Premier ministre Benjamin Netanyahu à reprendre les opérations militaires au Liban, suite aux attaques de drones explosifs du Hezbollah et dans la perspective d’un éventuel accord entre l’Iran et les États-Unis qui pourrait entraver la lutte d’Israël contre le groupe terroriste.
Selon le ministre de la Sécurité intérieure, Itamar Ben Gvir, le Premier ministre doit « informer » le président américain Donald Trump de la reprise de la guerre au Liban.
« Nous ne devons pas tolérer cette réalité qu’est l’utilisation de drones explosifs. Le temps est venu pour le Premier ministre de frapper du poing sur le bureau de Trump et de l’informer que la guerre reprend au Liban », a déclaré Ben Gvir dans un communiqué, à quelques jours d’une nouvelle série de pourparlers entre Israël et le Liban, qui doit se tenir à Washington.
« Il faut priver le Liban d’électricité, prendre le Zahrani et revenir à une guerre de haute intensité », a-t-il ajouté, mentionnant un fleuve situé au nord du Litani, et laissant ainsi entendre sa volonté d’étendre le théâtre des opérations.
Le ministre des Finances d’extrême droite, Bezalel Smotrich, a pour sa part appelé à bombarder Beyrouth, dans une déclaration distincte par laquelle il a validé l’allocation d’un budget de 2 milliards de shekels à des « solutions technologiques visant à contrer la menace des drones ».
« On ne répond pas à une menace stratégique par la seule défense ; pour chaque drone explosif, ce sont dix bâtiments de Beyrouth qui doivent s’effondrer », a affirmé Smotrich.