Des ânes sauvés de Gaza envoyés en France via la Belgique
Des voix anti-Israël ont accusé l’armée de "voler" ces animaux utiles aux Palestiniens ; l’organisation Starting Over Sanctuary dément tout vol, expliquant vouloir juste les sauver
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Un vol pour le moins inhabituel a atterri fin juillet à l’aéroport de Liège, en Belgique : des ânes en provenance de Gaza y ont été accueillis avant de poursuivre leur route vers la France, a rapporté mercredi 6 août l’agence de presse belge Belga, citant le journal belge néerlandophone Het Nieuwsblad et l’organisation israélienne Starting Over Sanctuary, à l’origine de ces transferts.
Selon cette ONG qui vient en aide aux animaux menacés ou souffrants, il s’agissait du dixième transfert d’animaux depuis l’enclave palestinienne. Le convoi a été pris en charge par les infrastructures spécialisées de l’aéroport de Liège, réputé pour sa capacité à accueillir des animaux vivants.
« Nous mettons simplement notre infrastructure à disposition. En tant qu’aéroport, nous ne sommes pas directement impliqués dans l’organisation de ces transports », a précisé Christian Delcourt, porte-parole de l’aéroport.
Mi-juillet, avant ce dixième vol, vingt ânes sauvés par Starting Over Sanctuary avaient déjà été transférés à la Fondation Brigitte Bardot, en France.
À Gaza, les ânes sont essentiels à la population, notamment comme moyen de transport, surtout en période de guerre, face à la pénurie de carburant. Selon le média qatari anti-Israël Al Jazeera, certains de ces animaux auraient été exfiltrés clandestinement de Gaza, « volés » par l’armée.
Tsahal affirme au contraire vouloir les protéger des maladies et de l’abandon, mais les voix critiques comme Al Jazeera estiment que ces évacuations pourraient limiter la mobilité des civils palestiniens. Le média reproche aussi à Israël d’aider des animaux à fuir la bande de Gaza tout en « refusant de laisser sortir des milliers de Palestiniens en attente de soins médicaux urgents ».
L’organisation Starting Over Sanctuary a réagi aux récentes accusations portées par des médias internationaux en publiant une mise au point sur Facebook. L’association a justifié son intervention à Gaza en expliquant qu’elle était intervenue pour sauver des ânes « retrouvés dans un état de santé extrêmement critique », précisant que ces animaux étaient « gravement blessés, malades et émaciés, certains incapables de se tenir debout ».
L’organisation a souligné que son action était guidée par des « principes de compassion et un profond respect de la vie, et non par des considérations politiques ». Elle a également expliqué que « la plupart des ânes sauvés de Gaza sont tout simplement trop malades pour être transportés » et restent donc dans son Sanctuaire pour y recevoir des soins.
Starting Over Sanctuary a tenu à se défendre de toute dimension politique, affirmant ne pas être « une organisation politique et nous ne soutenons ni n’encourageons les atteintes à qui que ce soit ».
L’association a conclu en appelant « le public et les médias à prendre en compte les faits plutôt que les rumeurs infondées » et a réaffirmé sa détermination à « poursuivre son travail essentiel pour les animaux dans le besoin ».
Déjà, en 2022, Starting Over Sanctuary avait envoyé en France des ânes qui avaient été récupérés lors du démantèlement d’un trafic entre Israël, la bande de Gaza et l’Egypte. Avant d’être sauvées, les bêtes devaient initialement voyager d’Israël vers Gaza, pour finir par être abattues dans des conditions atroces en Egypte.
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