Des assiettes peintes au profit d’une association caritative pour les soldats seuls
L'exposition « Une assiette d'espoir et de couleurs », présentée à Tel Aviv, rassemble des œuvres de certains des artisans les plus connus du pays
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Jessica Steinberg est responsable notre rubrique « Culture & Art de vivre »

Plus de 180 artistes israéliens, parmi lesquels figurent certains des créateurs les plus renommés du pays, ont présenté leurs œuvres dans le cadre de « A Plate of Hope and Color » (« Une assiette d’espoir et de couleurs »), une exposition artistique d’une semaine qui a été organisée en soutien aux soldats seuls.
Parmi les artistes participants figurent des peintres et des sculpteurs, des céramistes et des graphistes, tels que Michal Rovner, Micha Ullman, Larry Abramson, Jan Rauchwerger, Eli Shamir, Shaï Azoulay, Boaz Noy, Vardi Kahana, Michel Kishka et Yaïr Garbuz, récemment décédé.
Des musiciens ont également pris part à l’événement, notamment Riki Gal, David D’Or, Yehudit Ravitz, Yehuda Poliker, Ivri Lider et Arkadi Duchin.
Chaque artisan a créé une œuvre originale, qu’il s’agisse de photographies, de dessins ou de peintures sur une assiette en céramique blanche, choisie comme symbole des repas en famille et d’une place à table, un concept que les soldats seuls ne peuvent pas tenir pour acquis, explique Drorit Nitzani, présidente du Centre des soldats seuls à la mémoire de Michael Levin, à l’origine de ce projet.
Le terme « soldat seul » désigne un membre de l’armée israélienne qui ne bénéficie d’aucun soutien familial. Si ce terme est souvent associé à de jeunes immigrants arrivant seuls en Israël, il désigne également des soldats nés en Israël, orphelins, coupés de leur famille ou dont la famille s’est installée à l’étranger.
Nitzani a réuni la conservatrice Ronit Reik et la designer israélienne Tami Chomski pour mettre en place l’exposition.
Chaque artiste a reçu une assiette en céramique et a été invité à y créer sa propre « présentation » personnelle, dit-elle.
À la clôture de l’exposition, le 8 mai, les œuvres resteront disponibles à la vente en ligne, avec une option d’expédition à l’étranger.
Chaque assiette est vendue au prix de 2 000 shekels, et l’intégralité des recettes sera reversée au Centre des soldats seuls, qui soutient ces derniers dès la réception de leur avis de conscription et ce jusqu’à leur démobilisation.
Le centre porte le nom de Michael Levin, un soldat originaire de Philadelphie qui avait été tué par un tireur embusqué dans le village d’Ayta al-Shaab, au sud du Liban, pendant la Seconde Guerre du Liban, en 2006.
Les artistes ont été invités à sortir de leur zone de confort et à s’essayer à l’assiette, un support moins familier qui « n’a ni début ni fin », a déclaré Reik lors de l’inauguration, vendredi.
« Pour la plupart des artistes, c’était la première fois qu’ils créaient sur ce type de surface. D’une certaine manière, le processus qu’ils ont suivi en atelier a fait écho à l’expérience d’adaptation et aux défis auxquels sont confrontés les soldats seuls. »
« C’est notre façon de les accueillir et de leur dire : vous n’êtes pas seuls », a-t-elle ajouté.
« Une assiette d’espoir et de couleurs », Studio Uri Lifshitz, 2 rue Abarbanel, Tel Aviv, de 10h à 14h.
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