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Des universitaires appellent Silman à revenir sur son soutien à la “prison aux crocodiles”

L’idée d’introduire des crocodiles dans cette prison, qui accueille principalement des Palestiniens, vient d'Itamar Ben Gvir ; le tribunal de Jérusalem a gelé leur transfert

Sue Surkes est la journaliste spécialisée dans l'environnement du Times of Israel.

La ministre de l'Environnement, Idit Silman, lors de la conférence annuelle de « Besheva » - la branche numérique du réseau médiatique de droite Arutz 7 -, à Jérusalem, le 17 février 2026. (Crédit : Yonatan Sindel/ Flash90)
La ministre de l'Environnement, Idit Silman, lors de la conférence annuelle de « Besheva » - la branche numérique du réseau médiatique de droite Arutz 7 -, à Jérusalem, le 17 février 2026. (Crédit : Yonatan Sindel/ Flash90)

Des universitaires éminents, spécialistes de la zoologie, de l’écologie et de la biologie, ont appellé la ministre de l’Environnement, Idit Silman, dimanche à retirer son soutien au projet de création d’un fossé rempli de crocodiles autour de la prison de Ketziot, dans le sud d’Israël, près de la frontière égyptienne.

Cette idée, concernant cette prison qui accueille principalement des Palestiniens, est le fruit de l’imagination du ministre de la Sécurité nationale, Itamar Ben Gvir.

Cependant, il y a deux semaines, le tribunal de district de Jérusalem a prononcé une injonction provisoire gelant le transfert des crocodiles, à la suite d’un recours déposé par l’association de défense des animaux « Let the Animals Live ».

Dans leur lettre publiée dimanche, les universitaires demandent à Silman de revenir sur sa décision de modifier le statut des crocodiles détenus en captivité, en les faisant passer de « faune sauvage protégée » à « faune sauvage gérée », et d’ordonner l’interdiction totale de l’utilisation d’animaux sauvages pour menacer des êtres humains ou surveiller des installations.

« Nous sommes profondément choqués par l’idée effroyable que des animaux sauvages puissent être utilisés comme moyen d’intimidation dans l’État d’Israël en 2026 », ont-ils écrit.

« La question de savoir qui sont ces prisonniers n’a aucune importance. La question est de savoir qui nous sommes, ce que nous voulons être, et comment nous voulons être perçus par nous-mêmes et par le monde. »

Les 35 signataires soulignent que la position de Silman contredit les avis d’experts de son propre ministère, ainsi que ceux d’autres organismes tels que l’Autorité israélienne de la nature et des parcs (INPA).

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