Le Hamas estime que la frappe aérienne israélienne qui a tué trois de ses policiers à proximité de Rafah, dans le sud de Gaza, constitue « une grave violation » du cessez-le-feu en vigueur depuis le 19 janvier.
« Le tir perfide effectué par un drone sioniste ce matin à l’Est de la ville de Rafah, qui a visé des éléments de la police chargés d’assurer l’entrée des aides… est considéré comme une grave violation de l’accord de cessez-le-feu », a indiqué le Hamas.
L’armée israélienne avait expliqué que cette frappe de drone « a visé un groupe d’hommes armés qui s’approchaient des forces israéliennes dans le secteur ».
L’armée israélienne a revendiqué une frappe de drone dans le centre de Gaza, aujourd’hui-même, en ajoutant qu’il s’agissait d’un avertissement après que des suspects à bord d’un véhicule ont tenté de se rendre au nord de la bande par une route non autorisée – une infraction au cessez-le-feu.
La circulation des véhicules en direction du nord n’est autorisée que sur la route de Salah al-Din, qu’une société privée sécurise en inspectant les voitures qui se dirigent vers le nord de Gaza.
Par ailleurs, l’armée israélienne a revendiqué des coups de semonce dans plusieurs zones de Gaza aujourd’hui, suite à des déplacements palestiniens suspects en direction de soldats de Tsahal.
Les médias libanais rapportent qu’une femme a été tuée et plusieurs autres blessées par des tirs israéliens dans la ville de Houla, au sud du Liban, près de la frontière avec Israël.
L’armée israélienne indique avoir procédé à des tirs de sommation après que des suspects se sont rassemblés dans la zone, où des troupes sont toujours déployées. L’armée ne sait pas si des civils ont été touchés par les tirs, mais elle enquête sur ces allégations.
L’agence de presse officielle du Liban rapporte également que les troupes israéliennes ont arrêté trois civils dans la ville.
Tsahal a, à plusieurs reprises, averti les citoyens libanais de ne pas s’approcher des zones où des troupes sont encore déployées dans le sud du Liban, alors qu’un cessez-le-feu est en cours.
L’armée devrait se retirer de la plupart des zones du Sud-Liban où des troupes sont encore déployées le 18 février, tout en conservant cinq positions stratégiques.
Les médias palestiniens font état d’une frappe de drone israélien sur une voiture dans le centre de la bande de Gaza.
L’armée israélienne n’a fait aucun commentaire dans l’immédiat.
Dans le cadre du cessez-le-feu en cours, Tsahal a effectué plusieurs frappes de drones en guise d’avertissement après que des Palestiniens ont tenté de se rendre dans le nord de la bande de Gaza par des itinéraires non autorisés. La circulation routière vers le nord n’est autorisée que sur la route Salah a-Din, où une entreprise privée inspecte les voitures se dirigeant vers le nord de Gaza.
L’armée israélienne déclare avoir déjoué plus tôt dans la journée une tentative d’introduction en contrebande d’un fusil d’assaut en Israël depuis l’Égypte, à l’aide d’un drone.
Le drone, qui avait été repéré alors qu’il traversait la frontière entre l’Égypte et Israël, a été abattu par les troupes dépêchées sur place.
Les soldats avaient découvert que le drone transportait un fusil et des munitions, précise Tsahal.
Ces derniers mois, de nombreuses tentatives ont été faites pour faire passer des armes par la frontière égyptienne à l’aide de drones.
Tsahal confirme avoir effectué une frappe aérienne dans le sud de la bande de Gaza il y a peu, affirmant qu’elle visait un groupe d’hommes armés qui s’approchaient des forces israéliennes dans le secteur.
Les médias palestiniens ont signalé que l’attaque de drone avait tué trois policiers du Hamas.
« L’armée israélienne continue d’appeler les habitants de Gaza à obéir aux instructions de l’armée et à ne pas s’approcher des forces déployées dans la zone », ajoute l’armée.
Les médias palestiniens font état de deux morts et d’autres blessés dans une attaque de drone israélien qui a été lancée contre un groupe de policiers du Hamas, à l’est de Rafah, dans le sud de la bande de Gaza.
L’armée n’a fait aucun commentaire.
Les responsables de la santé avertissent que les otages laissés à Gaza risquent d’être confrontés à des handicaps permanents qui changeront leur vie. Des informations provenant de captifs libérés suggèrent qu’Alon Ohel risque de perdre la vue.
Selon le radiodiffuseur public Kan, il semblerait qu’Alon Ohel, 24 ans, détenu par des terroristes à Gaza depuis le 7 octobre 2023, ait des éclats d’obus dans un œil. Il ne pourrait voir que des ombres du côté de son œil blessé.
Des responsables médicaux en contact étroit avec la famille d’Ohel ont déclaré à la chaîne que des témoignages d’otages libérés indiquent qu’il risque de perdre la vue des deux yeux en raison de ses blessures non soignées et des mauvais traitements qu’il a subis.
La semaine dernière, sa mère, Idit Ohel, a lancé un appel déchirant en faveur de sa libération, déclarant qu’elle avait appris qu’il était enchaîné et affamé dans un tunnel du Hamas et qu’il souffrait de multiples blessures non soignées.
« Il a des éclats d’obus dans l’œil, dans l’épaule et dans le bras. Alon a été enchaîné pendant tout ce temps, et il n’a eu pratiquement aucune nourriture – tout au plus une pita par jour, pendant une très, très, très longue période, plus d’un an », a déclaré la mère angoissée à N12.
L’ambassadeur de Russie en Israël, Anatoly Viktorov, a rencontré hier l’otage libéré Sasha Trufanov en Israël, quelques heures seulement après sa libération de la captivité du Hamas.
La rencontre a eu lieu au centre médical de Sheba, dans le centre d’Israël, où Sasha Trufanov avait été emmené après un premier examen dans une installation de l’armée près de la frontière de Gaza.
« Anatoly Viktorov a sincèrement salué la libération de notre compatriote », indique un communiqué de l’ambassade de Russie.
Le communiqué souligne que « les diplomates russes n’ont pas cessé un seul jour leurs efforts pour libérer Alexander [Sasha] Trufanov. Ils sont restés en contact permanent avec les Israéliens et toutes les parties intéressées de la région sur cette question prioritaire ».
L’ambassade souligne que les efforts diplomatiques ont été menés « sur instruction du président russe Vladimir Poutine ».
Au cours de la réunion, à laquelle participait également Yelena Trufanov, la mère de Sasha, Viktorov lui a remis un nouveau passeport russe, « qu’il n’avait pas pu recevoir à temps pour des raisons évidentes ».
Les diplomates russes ont engagé des pourparlers avec des responsables du Hamas en vue de la libération de leurs ressortissants et ont averti le groupe terroriste, au début du mois, de tenir ses « promesses » de libérer Trufanov, ainsi que l’otage Maxim Herkin, un Israélien originaire de la région du Donbas, en Ukraine, qui a de la famille russe.