El Niño en Israël : Risque d’inondations mortelles, de vents violents et de grêlons géants
L'IMS présente 3 scénarios pour aider les autorités à se préparer à des événements dont la "probabilité est faible", mais qui pourraient avoir "des conséquences potentiellement graves"
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Sue Surkes est la journaliste spécialisée dans l'environnement du Times of Israel.

Des inondations urbaines potentiellement mortelles, des rafales de vent pouvant atteindre 150 km/h, des grêlons de taille exceptionnelle et de violents orages pourraient frapper Israël à mesure que le phénomène El Niño s’intensifie, a averti le Service météorologique israélien (IMS) dans un rapport destiné à aider les autorités à se préparer.
Dans son premier rapport détaillé sur les effets locaux probables d’El Niño, l’IMS a présenté jeudi trois scénarios spécifiques : des pluies intenses et brèves pouvant durer jusqu’à quatre heures, des pluies prolongées de 24 à 48 heures, et un « Medicane », ou ouragan méditerranéen.
El Niño est un phénomène qui se produit tous les deux à sept ans, au cours duquel les températures de surface de l’océan Pacifique équatorial, au centre et à l’est, se réchauffent et que le courant-jet mondial est perturbé. Les prévisions font état d’un temps plus humide et d’inondations côtières aux États-Unis, d’une sécheresse sévère et de températures supérieures à la moyenne en Australie, en Indonésie et dans certaines régions d’Asie du Sud-Est, d’une perturbation des pluies de mousson en Inde, ainsi que de températures plus élevées et d’un hiver plus humide dans la région méditerranéenne.
« Le dérèglement climatique représente un défi croissant pour l’humanité tout entière et affecte tous les domaines de la vie, de la prise de décision à court terme à la planification à long terme en passant par la préparation aux situations d’urgence », indique le rapport.
« Le Service météorologique constate une augmentation de la fréquence et de l’intensité de certains phénomènes météorologiques extrêmes, ainsi que l’apparition en Israël de phénomènes auparavant considérés comme improbables en termes de moment, de lieu ou d’intensité. »
« À l’automne 2026, un phénomène ‘El Niño’ particulièrement puissant devrait se développer et pourrait figurer parmi les plus forts observés au cours des dernières décennies. »
Dans le premier scénario, les villes côtières telles qu’Ashkelon et Ashdod au sud, Rishon LeZion, Tel Aviv et Netanya au centre, ainsi que Haïfa et Nahariya au nord seraient les plus durement touchées, à tout moment entre septembre et janvier 2027. Les précipitations pourraient s’accompagner de rafales de vent pouvant atteindre 150 km/h, de grêlons de 5 à 7 centimètres de diamètre et d’orages violents, avec des dégâts probables pour les infrastructures de transport, le secteur énergétique et l’agriculture.
Dans ce scénario, la possibilité d’un événement extrême peut être identifiée trois à cinq jours à l’avance, indique le rapport, des données plus précises étant disponibles 24 heures avant.
Le deuxième scénario, caractérisé par des précipitations prolongées (de 24 à 48 heures, totalisant entre 270 et 400 millimètres), menacerait la plaine côtière, la région de la Shfela et les chaînes de montagnes du centre et du nord, poursuit le rapport. Survenant très probablement entre novembre et janvier, ces précipitations pourraient entraîner de graves inondations urbaines, des crues soudaines dans les bassins fluviaux, la fermeture de routes et des menaces pour les infrastructures critiques, notamment les aérodromes militaires.
Bien qu’ils soient généralement plus petits et de plus courte durée que les ouragans tropicaux, les cyclones méditerranéens du troisième scénario, qui se produiraient entre septembre et janvier, pourraient entraîner des tempêtes déversant des centaines de millimètres de pluie, ainsi que des vents pouvant atteindre 120 km/h et une mer agitée.
Les averses, les grêlons de grosse taille et les orages violents seraient particulièrement ressentis le long de la plaine côtière centrale et méridionale, provoquant des inondations urbaines soudaines et dangereuses à mesure que les niveaux des ruisseaux et des rivières monteraient, et causant de graves dommages aux infrastructures énergétiques et de transport.
Dans ce cas, comme dans le deuxième scénario, le service serait en mesure de signaler le risque de tels événements cinq à sept jours à l’avance, avec des données plus précises un à trois jours à l’avance.
L’IMS a indiqué qu’il s’agissait d’événements présentant tous une « faible probabilité » mais un « impact potentiel grave », et que, dans de telles conditions atmosphériques irrégulières, « se fier uniquement aux statistiques historiques pourrait ne pas suffire pour répondre aux besoins en matière de préparation ».
« Cela est particulièrement vrai lorsque les processus de réchauffement et d’amplification des phénomènes climatiques extrêmes élargissent l’éventail des possibilités physiques au-delà des événements extrêmes documentés par le passé. »
la Communauté du Times of Israël !







