Emmanuel Macron sur les liens entre gouvernements français et israélien
Le président s’est aussi exprimé lors d'une interview accordée à Radio J sur son absence à la manifestation contre l'antisémitisme du 12 novembre 2023
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Dans son interview pour Radio J publiée le 15 février, Emmanuel Macron a notamment dénoncé l’antisémitisme ainsi que l’émergence « d’expressions antisémites » qui « doivent être combattues » dans le parti La France Insoumise (LFI), qu’il a rangé à l’extrême-gauche sur l’échiquier politique français.
Le chef de l’État s’est aussi exprimé sur son absence à la manifestation contre l’antisémitisme du 12 novembre 2023 – une absence largement décriée par la communauté juive du pays. Alors que le journaliste Frédéric Haziza évoquait la rumeur selon laquelle il aurait décidé de ne pas y participer sous le conseil de l’humoriste controversé Yassine Bellatar, le président a répondu : « Je ne prends pas mes décisions sous influence de qui que ce soit, c’est des ragots, c’est totalement faux. Je n’ai jamais fait de marche depuis que je suis président de la République. Je considère que ma fonction, ma mission, c’est d’abord de mettre des mots et de dire au nom de la nation. C’est pour ça que, le jour même de la marche, j’ai pris ma plume et j’ai écrit un texte sur l’antisémitisme. Ensuite [mon rôle] est d’agir et de décider. »
« Le 7 février qui a suivi [la marche et le 7-Octobre], la France a non seulement rendu hommage à ses victimes et à toutes les victimes du monde entier, aux familles d’otages, mais nous avons été le seul pays au monde à le faire. Je pense que c’est plus ça mon rôle », a-t-il ajouté.
Emmanuel Macron s’est aussi exprimé sur les liens entre gouvernements français et israélien. « Il ne faut rien céder à l’antisémitisme. Il ne faut rien céder à l’antisionisme. Pour autant, il faut assumer de pouvoir avoir des désaccords avec un gouvernement quand on n’est pas d’accord avec lui », a-t-il dit, faisant référence aux tensions qu’il y a pu avoir entre la France et Benjamin Netanyahu.
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« Quand il a été lui dans l’excès, je l’ai regretté parce que je pense c’était contre-productif et malhonnête », a-t-il ajouté.
« À l’époque, vous vouliez aller en Israël. Benjamin Netanyahu vous a refusé l’accès au territoire », a déclaré Frédéric Haziza. Avant d’être contredit par le président : « Non, ça n’a jamais été jusque-là. Je veux pas lui prêter de tels excès. J’ai été très honnête dans ma démarche [de reconnaissance d’un État de Palestine] puisque je l’ai préparée en concertant les pays de la région, évidemment le Premier ministre Netanyahu, les Américains, et donc je lui ai proposé de venir, mais on l’a fait [cet entretien] par téléphone. Je l’ai informé de ce que j’allais faire [la reconnaissance d’un État de Palestine] au nom de la France. »
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