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Trump à l’ONU : « nous ne pouvons pas oublier le 7-Octobre » ; « rendez les otages »

Israël ferme jusqu’à nouvel ordre le passage frontalier entre la Cisjordanie et la Jordanie ; Des pays occidentaux demandent la réouverture du corridor médical pour soigner les patients gazaouis en Cisjordanie ; 640 000 Palestiniens auraient quitté Gaza-City depuis le début de la nouvelle offensive de Tsahal

Donald Trump à la 80e Assemblée générale de l'ONU, le 23 septembre 2025. (Crédit : capture d'écran YouTube)
Donald Trump à la 80e Assemblée générale de l'ONU, le 23 septembre 2025. (Crédit : capture d'écran YouTube)

« Israël va en enfer » : des centaines de manifestants devant l’ONU pendant l’Assemblée générale

Des manifestants anti-Israël, à New York, le 23 septembre 2025. (Crédit : Luke Tress/Times of Israel)
Des manifestants anti-Israël, à New York, le 23 septembre 2025. (Crédit : Luke Tress/Times of Israel)

Plusieurs centaines de manifestants anti-Israël se sont rassemblés devant le siège des Nations unies à New York en marge de la 80ᵉ session de l’Assemblée générale.

La foule brandissait des drapeaux « palestiniens », battait du tambour et scandait : « Il n’y a qu’une seule solution, la révolution de l’Intifada. »

« Il est juste de se rebeller, Israël va en enfer », scandaient-ils.

Des pancartes « Fuck Israël », « Libérez la terre ! Libérez la Palestine ! » ou encore « Libération et retour des Palestiniens, par tous les moyens nécessaires » étaient brandies par la foule.

Un homme à la tête du cortège arborait notamment un bandeau du Hamas. Une femme brandissait un drapeau à l’effigie d’Abu Obeida, le porte-parole du groupe terroriste palestinien récemment éliminé.

Les manifestations anti-Israël dans la Grosse Pomme attirent généralement des contre-manifestants pro-Israël, mais pas aujourd’hui en raison de Rosh HaShana.

Un groupe de manifestants s’en est pris à l’un des rares pro-Israël présents.

« Il n’y a aucun otage civil. Les gens connaissent la vérité », a crié l’un d’eux.

Or, parmi les 48 otages détenus à Gaza, il y a encore des civils.

Cette manifestation était menée par Within Our Lifetime, un groupe militant radical qui prône la destruction violente d’Israël.

« L’ONU a été créée pour retarder et contenir nos luttes pour la libération, et sa complicité dans le génocide de Gaza, avec plus de 600 000 Palestiniens tués, est indéniable », a déclaré dans un communiqué la principale organisation anti-Israël de New York.

« Assez des dissimulations, assez des excuses, assez des estimations exagérées du nombre de morts. Nous affronterons à New York les criminels de guerre qui ont du sang sur les mains. »

Ce rassemblement était annoncé sous le slogan « Inonder l’Assemblée générale des Nations unies ».

Les manifestants new-yorkais qualifient souvent leurs rassemblements de « déluges », en écho au terme utilisé par le Hamas pour désigner l’invasion du sud d’Israël, le 7 octobre 2023 : « le Déluge d’Al-Aqsa ».

La manifestation a été soutenue par plus de 40 groupes, dont CAIR New York, National Students for Justice in Palestine, CodePink et de nombreux groupes étudiants.

Les militants anti-Israël ont également annoncé une autre manifestation de masse pour vendredi, qui coïncidera avec le discours du Premier ministre Benjamin Netanyahu devant l’Assemblée générale.

Le drapeau palestinien arraché du fronton de la mairie de Grenoble

Le drapeau palestinien hissé mardi sur la façade de l’hôtel de ville de Grenoble a été « arraché » quelques heures plus tard par un homme immédiatement interpellé, a annoncé le maire écologiste de la ville Eric Piolle.

« Honte à l’individu qui a arraché le drapeau palestinien, pavoisé au lendemain de la reconnaissance par la France de l’État de Palestine », écrit l’élu sur le réseau social X, ajoutant que la municipalité « déposera plainte ».

Dans un communiqué, la ville a condamné un « acte haineux » et indiqué qu’ « un nouveau drapeau a été hissé ».

Un homme de 33 ans a été interpellé, a indiqué une source policière, qui rapporte également un dépôt de plainte pour « menaces avec un bâton d’une agent d’accueil de la mairie ».

Il « a insulté et menacé une agente à qui la municipalité apporte son soutien », explique la Ville, qui ajoute qu’une « autre personne personne à proximité des faits » a également été arrêtée.

Une photo accompagnant la publication de M. Piolle montre les restes d’un lambeau de drapeau.

Indonésie : garantir la sécurité d’Israël est essentiel à la paix

Le président indonésien Prabowo Subianto s'adressant devant la 80ᵉ session de l'Assemblée générale des Nations unies, le 23 septembre 2025. (Crédit : Yuki Iwamura/AP Photo)
Le président indonésien Prabowo Subianto s'adressant devant la 80ᵉ session de l'Assemblée générale des Nations unies, le 23 septembre 2025. (Crédit : Yuki Iwamura/AP Photo)

Lors de son discours prononcé devant l’Assemblée générale des Nations unies, le président indonésien, Prabowo Subianto, a déclaré que le monde devait respecter le droit d’Israël à vivre en sécurité, avant de conclure par « Shalom ».

L’Indonésie est le pays musulman le plus peuplé au monde et n’entretient aucune relation avec Israël.

« Nous devons également reconnaître, respecter et garantir la sûreté et la sécurité d’Israël. Ce n’est qu’ainsi que nous pourrons avoir une paix véritable », a poursuivi Subianto.

Il a promis que dès qu’Israël reconnaîtrait la Palestine, « l’Indonésie reconnaîtrait aussitôt l’État d’Israël ».

Subianto a ajouté que l’Indonésie souhaitait une paix qui montre que « la force ne fait pas le droit ».

« Nous croyons en l’ONU. Nous continuerons à servir là où la paix a besoin de gardiens, non seulement avec des mots, mais aussi avec des troupes sur le terrain », a-t-il déclaré.

« Si et quand le Conseil de sécurité des Nations unies et cette grande assemblée en décideront ainsi, l’Indonésie est prête à déployer 20 000, voire plus, de nos fils et filles pour aider à garantir la sécurité à Gaza », a-t-il ajouté.

Il a également précisé que l’Indonésie était disposée à envoyer des forces de maintien de la paix ailleurs, notamment en Ukraine, au Soudan ou en Libye.

Sous les caméras, les caciques de l’AP remercient leurs soutiens

Des Palestiniens scandant des slogans en faveur de la reconnaissance occidentale d'un État palestinien, lors d'un rassemblement à Ramallah, en Cisjordanie, le 23 septembre 2025. (Crédit : Zain Jaafar/AFP)
Des Palestiniens scandant des slogans en faveur de la reconnaissance occidentale d'un État palestinien, lors d'un rassemblement à Ramallah, en Cisjordanie, le 23 septembre 2025. (Crédit : Zain Jaafar/AFP)

Au lendemain de la reconnaissance de l’Etat de Palestine par la France et plusieurs autres pays depuis la tribune de l’ONU, dans le cadre d’un mouvement à la portée encore avant tout symbolique, une grosse centaine de personnes se sont réunies sur la place centrale de Ramallah, où siège l’Autorité palestinienne.

Certaines portaient des pancartes portant l’inscription « arrêtez le génocide », alors que depuis des hauts-parleurs retentissaient des slogans nationalistes.

Des caciques de l’Autorité palestinienne, ou du Fatah, le mouvement politique du président Mahmoud Abbas, sont venus serrer des mains et sourire devant les nombreuses caméras.

« Cette reconnaissance est une première étape dans un processus qui, nous l’espérons, se poursuivra », a dit à l’AFP Jibril Rajoub, secrétaire-général du Fatah. « Elle est le fruit de plus d’un siècle de résistance et de détermination de notre peuple ».

En écoutant les discours à la tribune onusienne lundi soir, « bien sûr » qu’il a été ému, a-t-il ajouté.

« On est venu aujourd’hui dire merci aux pays qui ont reconnu la Palestine, mais aussi leur demander de continuer à nous soutenir pour arrêter la guerre, il est temps que le monde prenne ses responsabilités », a déclaré Maysoon Mahmoud, 39 ans, également membre du Fatah.

Dans le nord du territoire palestinien, à Tulkarem, des dizaines de personnes se sont rassemblées pour brandir les drapeaux – français, belges, irlandais… – des pays reconnaissant désormais la Palestine.

Meloni : la pression internationale devrait être exercée sur le Hamas plutôt que sur Israël

La Première ministre italienne Giorgia Meloni (au centre à gauche) écoutant le président américain Donald Trump s'exprimer lors de la 80ᵉ session de l'Assemblée générale des Nations unies, à New York, le 23 septembre 2025. (Crédit : Chip Somodevilla/Getty Images/AFP)
La Première ministre italienne Giorgia Meloni (au centre à gauche) écoutant le président américain Donald Trump s'exprimer lors de la 80ᵉ session de l'Assemblée générale des Nations unies, à New York, le 23 septembre 2025. (Crédit : Chip Somodevilla/Getty Images/AFP)

L’Italie ne pourrait reconnaître un État palestinien qu’à condition que les 48 otages soient libérés et que le groupe terroriste palestinien du Hamas soit exclu de toute fonction gouvernementale, a déclaré la Première ministre italienne Giorgia Meloni.

Depuis New York, où elle se trouve pour assister à l’Assemblée générale des Nations unies, Meloni a affirmé que la pression internationale devrait être exercée sur le Hamas plutôt que sur Israël, car c’est lui qui a déclenché la guerre et qui en empêche la fin en refusant de relâcher les otages.

ONU : Erdogan qualifie encore la guerre à Gaza de « génocide »

Le président turc Recep Tayyip Erdogan montrant une photo prise à Gaza alors qu'il s'exprime devant l'Assemblée générale des Nations unies, au siège de l'ONU, à New York, le 23 septembre 2025. (Crédit : Timothy A. Clary/AFP)
Le président turc Recep Tayyip Erdogan montrant une photo prise à Gaza alors qu'il s'exprime devant l'Assemblée générale des Nations unies, au siège de l'ONU, à New York, le 23 septembre 2025. (Crédit : Timothy A. Clary/AFP)

Lors de son discours à l’Assemblée générale des Nations unies, le président turc Recep Tayyip Erdogan a qualifié la guerre menée par Israël contre le groupe terroriste palestinien du Hamas de « génocide », montrant des images de la destruction à Gaza pendant son allocution.

« Un génocide se poursuit à Gaza, alors même que nous sommes réunis ici, des innocents meurent », a déclaré Erdogan.

« Nous ne pouvons pas parler de la présence de deux camps à Gaza, car d’un côté, il y a une armée régulière dotée des armes les plus modernes et les plus meurtrières ; de l’autre, il y a des civils innocents, des enfants innocents. Il ne s’agit pas d’une lutte contre le terrorisme. Il s’agit d’une occupation, d’une déportation, d’un exil, d’un génocide et d’une destruction de vies humaines », a-t-il ajouté.

La guerre qui sévit actuellement à Gaza a été déclenchée suite au pogrom perpétré par le groupe terroriste palestinien du Hamas le 7 octobre 2023, au cours duquel plus de 1 200 personnes, pour la plupart des civils, ont été tuées et 251 autres ont été prises en otage et emportées de force à Gaza.

Erdogan a critiqué les actions d’Israël en Cisjordanie, « où le Hamas n’est pas au pouvoir », ainsi que « les attaques contre la Syrie, l’Iran, le Yémen et le Liban ».

Il a également critiqué l’attaque lancée par Israël sur le territoire qatari au début du mois, une frappe qui visait à éliminer les dirigeants du Hamas, mais qui semble ne pas avoir atteint ses objectifs.

« [Le Premier ministre Benjamin] Netanyahu n’est manifestement pas intéressé par la paix ou la libération des otages. Non seulement les voisins d’Israël, mais tous les pays du Moyen-Orient sont soumis aux menaces irresponsables du gouvernement israélien », a-t-il poursuivi, accusant les actions d’Israël de menacer « les valeurs qui ont émergé après la Seconde Guerre mondiale ».

Le président turc pro-Hamas, fervent détracteur d’Israël, est allé jusqu’à reprocher à l’État juif d’avoir mis de côté les « droits humains fondamentaux » dans le monde entier.

Gaza-City : Raid de Tsahal dans l’ancien hôpital de campagne jordanien – médias palestiniens

Selon les médias palestiniens, l’armée israélienne a mené un raid sur l’ancien site de l’hôpital de campagne jordanien dans le quartier de Tel al-Hawa, à Gaza-City.

Selon ces médias, Tsahal aurait commencé à « creuser » dans la zone.

L’armée n’a pas encore fait de commentaires.

La veille, l’armée jordanienne avait annoncé le transfert de son hôpital de campagne de Tel al-Hawa à Khan Younès, dans le sud de l’enclave, alors que Tsahal s’enfonçait davantage dans Gaza-City dans le cadre de la nouvelle opération contre le groupe terroriste palestinien du Hamas.

Le mois dernier, l’armée israélienne a appelé les autorités sanitaires et les organisations humanitaires opérant dans le nord de la bande de Gaza à se préparer à rejoindre une zone humanitaire désignée par Israël dans le sud de l’enclave, avant le lancement de l’offensive sur Gaza-City.

Un drone cible des terroristes du Hamas en train de poser des bombes à Gaza-City

Des soldats de la 162ᵉ division de l'armée israélienne opérant dans la bande de Gaza, sur une image publiée le 23 septembre 2025. (Crédit : Armée israélienne)
Des soldats de la 162ᵉ division de l'armée israélienne opérant dans la bande de Gaza, sur une image publiée le 23 septembre 2025. (Crédit : Armée israélienne)

L’armée israélienne a publié des images montrant une frappe de drone visant une cellule du groupe terroriste palestinien du Hamas, qui, selon elle, était en train de poser des bombes destinées à cibler les troupes de Tsahal à Gaza-City.

Les soldats de la 162ᵉ division ont identifié la cellule, puis ont appelé un drone de l’armée de l’air israélienne pour frapper les terroristes, selon l’armée.

Aucun soldat n’a été blessé lors de cette frappe.

Trois divisions de Tsahal opèrent actuellement à Gaza-City dans le cadre de la nouvelle offensive contre le Hamas.

L’armée a indiqué que les troupes progressaient davantage dans la ville.

Un drone frappant une cellule terroriste, à Gaza-City, sur une vidéo diffusée le 23 septembre 2025. (Crédit : Armée israélienne)

Des familles appellent Trump à exiger d’Israël un accord de fin de guerre et la libération des otages

Des manifestants réclamant la fin de la guerre à Gaza et la libération des otages détenus par le Hamas, dans la Vieille Ville de Jérusalem, le 20 septembre 2025. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)
Des manifestants réclamant la fin de la guerre à Gaza et la libération des otages détenus par le Hamas, dans la Vieille Ville de Jérusalem, le 20 septembre 2025. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

Le Forum des familles des otages et disparus a appelé le président américain Donald Trump à exiger d’Israël qu’il négocie la fin de la guerre en échange du retour de leurs proches détenus à Gaza, dans la foulée du discours du commandant en chef devant l’Assemblée générale des Nations unies.

Les familles ont applaudi Trump pour sa « détermination » à ramener Israël et le groupe terroriste palestinien du Hamas à la table des négociations.

« Le temps presse. L’heure est venue d’agir, de conclure un accord global sur le retour des 48 otages et la fin de la guerre à Gaza », ont déclaré les familles dans un communiqué.

« Nous appelons M. Trump à exiger qu’Israël revienne à la table des négociations sur la base des principes suivants : le retour de tous les otages et la fin de la guerre. »

Les familles des otages vont suivre Netanyahu à l’Assemblée générale de l’ONU

Les familles des otages ont annoncé leur intention de suivre le Premier ministre Benjamin Netanyahu lors de son voyage à l’Assemblée générale des Nations unies à New York, cette semaine.

« Il y a aujourd’hui une semaine, Netanyahu a donné l’ordre d’occuper Gaza-City, de faire exploser ceux des otages qui sont encore vivants, et de faire disparaître à jamais ceux qui sont déjà morts », a déclaré Einav Zangauker, dont le fils Matan est retenu en otage à Gaza, alors qu’elle prenait la parole devant le domicile de Netanyahu à Jérusalem. Et d’ajouter que les familles des otages ne pouvaient pas rester chez elles pendant que leurs proches étaient en danger.

« Une semaine durant, nous avons fait écho au cri de nos enfants, depuis les tunnels. Mais au lieu de sortir de chez lui et de nous tendre la main, Netanyahu a fermé son cœur et ses fenêtres », a-t-elle poursuivi, soulignant aussi que les tentatives visant à faire taire les familles avaient échoué.

« Pendant qu’il sera aux États-Unis, nous y serons aussi », a martelé Zangauker, faisant référence au prochain déplacement de Netanyahu à l’Assemblée générale des Nations unies, à New York.

À VOIR : Discours de Trump et des dirigeants du Qatar, de Turquie et de Jordanie lors de la 1ère journée de l’AGNU

Les dirigeants mondiaux vont prendre la parole aujourd’hui dans le cadre de la 80e session de l’Assemblée générale des Nations unies à New York.

Le président américain Donald Trump s’adressera à l’assemblée à 9 h 50, heure locale.

Des discours des dirigeants du Brésil, de l’Indonésie, de la Turquie, de la Jordanie, du Qatar et de l’Afrique du Sud sont également attendus.

Israël ferme jusqu’à nouvel ordre le passage frontalier entre la Cisjordanie et la Jordanie

Les forces de sécurité israéliennes près de la scène d’une attaque meurtrière au poste frontière Allenby entre la Cisjordanie et la Jordanie, le 18 septembre 2025. (Oren Ben Hakoon/Flash90)
Les forces de sécurité israéliennes près de la scène d’une attaque meurtrière au poste frontière Allenby entre la Cisjordanie et la Jordanie, le 18 septembre 2025. (Oren Ben Hakoon/Flash90)

Israël a annoncé la fermeture du passage Allenby entre la Jordanie et la Cisjordanie dans les deux sens, et ce « jusqu’à nouvel ordre ».

Selon l’Autorité aéroportuaire israélienne, qui supervise le passage, les points d’entrée et de sortie sont fermés en application d’une directive de l’échelon politique.

Nazmi Muhanna, chef de l’Autorité palestinienne des frontières et des points de passage, a déclaré à l’agence de presse Wafa qu’Israël les avait informés que le point de passage serait fermé à partir de demain matin, jusqu’à nouvel ordre.

Selon la radio de l’armée, les autorités en charge de la sécurité ont reçu des instructions du Premier ministre Benjamin Netanyahu de fermer la frontière dans les deux sens.

La radio explique avoir demandé au cabinet du Premier ministre si la décision de fermer le poste frontalier était liée à la vague de reconnaissances internationales d’un État palestinien, sans réponse à ce stade.

Fermée suite à l’attaque terroriste mortelle de la semaine passée, la frontière avait rouvert avant de fermer à nouveau, cette fois en raison de Rosh HaShana. Il était prévu de la rouvrir à la fin de la fête juive.

Rouvert aux passagers, le point de passage était demeuré fermé aux convois d’aide humanitaire à destination de la bande de Gaza jusqu’à la conclusion de l’enquête sur l’attaque à Allenby, jeudi dernier, lors de laquelle un chauffeur de poids lourd a tué deux militaires israéliens, et la mise à jour des procédures d’inspection pour les chauffeurs jordaniens.

38 Gazaouis tués et près de 200 blessés par des tirs israéliens ces dernières 24h, selon le ministère de la santé du Hamas

Des colonnes de fumée s'élèvent suite à une frappe israélienne sur la bande de Gaza, vue depuis une position sur la frontière israélienne, le 22 septembre 2025. (Maya Levin / AFP)
Des colonnes de fumée s'élèvent suite à une frappe israélienne sur la bande de Gaza, vue depuis une position sur la frontière israélienne, le 22 septembre 2025. (Maya Levin / AFP)

Selon le ministère de la Santé à Gaza, dirigé par le Hamas, 38 Palestiniens ont été tués et près de 200 blessés par des tirs israéliens dans la bande de Gaza ces dernières 24 heures.

Les autorités de Gaza ne font pas le distinguo entre civils et hommes armés.

L’armée israélienne n’a pas encore commenté ses frappes à Gaza de ces dernières 24 heures.

640 000 Palestiniens auraient quitté Gaza-City depuis le début de la nouvelle offensive de Tsahal

Des Palestiniens de Gaza-City font route vers le sud avec leurs affaires, sur la route côtière située non loin du camp de réfugiés de Nuseirat, dans le centre de la bande de Gaza, le 19 septembre 2025. (Eyad Baba/AFP)
Des Palestiniens de Gaza-City font route vers le sud avec leurs affaires, sur la route côtière située non loin du camp de réfugiés de Nuseirat, dans le centre de la bande de Gaza, le 19 septembre 2025. (Eyad Baba/AFP)

Selon de récentes estimations de Tsahal, près de 640 000 Palestiniens auraient jusqu’à présent évacué Gaza-City pour se rendre dans le sud de la bande.

On estime à un million le nombre de Palestiniens qui se trouvaient dans Gaza-City avant que l’armée israélienne n’y lance son offensive de grande ampleur contre le Hamas.

Les civils ont reçu l’ordre d’évacuer dans le sud de Gaza, près d’une zone humanitaire désignée par Israël.

Le nombre de Palestiniens ayant quitté le secteur a augmenté ces derniers jours, à mesure que Tsahal gagne du terrain dans Gaza-City.

Des pays occidentaux demandent la réouverture du corridor médical pour soigner les patients gazaouis en Cisjordanie

Des ambulances photographiées au poste-frontière de Kerem Shalom, entre le sud d'Israël et la bande de Gaza, le 29 mai 2025 (Crédit : Jack GUEZ / AFP)
Des ambulances photographiées au poste-frontière de Kerem Shalom, entre le sud d'Israël et la bande de Gaza, le 29 mai 2025 (Crédit : Jack GUEZ / AFP)

Des dizaines de pays occidentaux appellent à rouvrir le corridor médical entre Gaza et la Cisjordanie, proposant d’apporter une aide financière, ainsi que de fournir du personnel médical ou du matériel afin de pouvoir prendre en charge les patients gazaouis en Cisjordanie.

« Nous exhortons Israël à rétablir le corridor médical desservant la Cisjordanie occupée et Jérusalem-Est afin de pouvoir reprendre les évacuations médicales depuis Gaza et de permettre aux patients de recevoir sur le territoire palestinien les soins dont ils ont si urgemment besoin », ont fait savoir ces pays dans un communiqué conjoint, publié par le Canada.

L’Autriche, la Belgique, le Canada, la France, l’Allemagne, l’Italie, l’Union européenne et la Pologne figurent parmi la vingtaine de signataires de ce communiqué, que les États-Unis n’ont pour leur part pas paraphé.

« Nous exhortons de surcroît Israël à lever les restrictions en cours sur les livraisons de médicaments et de matériel médical à Gaza », peut-on également lire dans le communiqué.

Explosion près d’un navire au large du Yémen

Une agence de sécurité maritime britannique a fait état mardi d’une explosion près d’un navire au large du Yémen, où les houthis mènent régulièrement des attaques contre des navires liés à Israël.

Le capitaine a signalé une giclée d’eau et un bruit d’explosion à proximité du navire, a indiqué United Kingdom Maritime Trade Operations (UKMTO).

Cette agence a précisé que les membres d’équipage étaient sains et saufs et que le navire se dirigeait vers le prochain port d’escale.

L’incident s’est produit à 120 milles nautiques à l’est d’Aden, ville du sud du Yémen, et a été classifié par UKMTO comme une « attaque », qui n’a pas été revendiquée dans l’immédiat.

Un homme s’est noyé au Lac de Tibériade, cette nuit

Les autorités ont fait savoir qu’un homme s’était noyé après être entré dans l’eau du lac de Tibériade dans la nuit de lundi à mardi. Il se trouvait sur une plage non-surveillée.

L’homme a été retrouvé après avoir été recherché par les autorités maritimes. Les secours ont été dans l’incapacité de le réanimer et sa mort a été prononcée à l’hôpital Poriya, à Tibériade.

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