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ONU : Erdogan qualifie encore la guerre à Gaza de « génocide »

Le président turc Recep Tayyip Erdogan montrant une photo prise à Gaza alors qu'il s'exprime devant l'Assemblée générale des Nations unies, au siège de l'ONU, à New York, le 23 septembre 2025. (Crédit : Timothy A. Clary/AFP)
Le président turc Recep Tayyip Erdogan montrant une photo prise à Gaza alors qu'il s'exprime devant l'Assemblée générale des Nations unies, au siège de l'ONU, à New York, le 23 septembre 2025. (Crédit : Timothy A. Clary/AFP)

Lors de son discours à l’Assemblée générale des Nations unies, le président turc Recep Tayyip Erdogan a qualifié la guerre menée par Israël contre le groupe terroriste palestinien du Hamas de « génocide », montrant des images de la destruction à Gaza pendant son allocution.

« Un génocide se poursuit à Gaza, alors même que nous sommes réunis ici, des innocents meurent », a déclaré Erdogan.

« Nous ne pouvons pas parler de la présence de deux camps à Gaza, car d’un côté, il y a une armée régulière dotée des armes les plus modernes et les plus meurtrières ; de l’autre, il y a des civils innocents, des enfants innocents. Il ne s’agit pas d’une lutte contre le terrorisme. Il s’agit d’une occupation, d’une déportation, d’un exil, d’un génocide et d’une destruction de vies humaines », a-t-il ajouté.

La guerre qui sévit actuellement à Gaza a été déclenchée suite au pogrom perpétré par le groupe terroriste palestinien du Hamas le 7 octobre 2023, au cours duquel plus de 1 200 personnes, pour la plupart des civils, ont été tuées et 251 autres ont été prises en otage et emportées de force à Gaza.

Erdogan a critiqué les actions d’Israël en Cisjordanie, « où le Hamas n’est pas au pouvoir », ainsi que « les attaques contre la Syrie, l’Iran, le Yémen et le Liban ».

Il a également critiqué l’attaque lancée par Israël sur le territoire qatari au début du mois, une frappe qui visait à éliminer les dirigeants du Hamas, mais qui semble ne pas avoir atteint ses objectifs.

« [Le Premier ministre Benjamin] Netanyahu n’est manifestement pas intéressé par la paix ou la libération des otages. Non seulement les voisins d’Israël, mais tous les pays du Moyen-Orient sont soumis aux menaces irresponsables du gouvernement israélien », a-t-il poursuivi, accusant les actions d’Israël de menacer « les valeurs qui ont émergé après la Seconde Guerre mondiale ».

Le président turc pro-Hamas, fervent détracteur d’Israël, est allé jusqu’à reprocher à l’État juif d’avoir mis de côté les « droits humains fondamentaux » dans le monde entier.

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