« Israël soutient les otages » : une grande journée de protestation prévue mardi
Des manifestations et des marches auront lieu à travers tout le pays, des familles d'otages exigent du gouvernement qu'il signe l'accord pour leur libération
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Le Forum des familles des otages et disparus a annoncé qu’il organiserait mardi une « journée de lutte » nationale pour plaider en faveur d’un accord garantissant la sécurité de la libération de leurs proches retenus en otage à Gaza.
« Une majorité absolue du peuple israélien souhaite ramener nos proches à la maison », a déclaré le forum dans un communiqué publié dimanche.
« Le retard délibéré dans la signature d’un accord concernant leur retour va à l’encontre de la volonté du peuple et de nos valeurs fondamentales : la responsabilité mutuelle et l’amitié. C’est notre devoir, c’est l’éthique israélienne. »
La journée d’action débutera à 6 h 29, heure à laquelle le Hamas a lancé son attaque du 7 octobre. Des manifestants déploieront alors des d’Israël devant l’ambassade américaine à Tel Aviv, puis ils se rendront sur les principaux carrefours du pays pour manifester.
À 10 heures, une manifestation « Mères et Poussettes » est prévue sur la Place des Otages, tandis que des marches nationales sont prévues à partir de 14 heures, suivies deux heures plus tard d’une exposition de dessins réalisés par d’anciens otages.
À 17 heures, les manifestants se rassembleront sur la Place des Otages à Tel Aviv et rédigeront des messages à l’attention du Premier ministre, Benjamin Netanyahu, et du chef d’état-major de l’armée israélienne, le lieutenant-général Eyal Zamir.
La journée s’achèvera dans la soirée par une grande marche qui partira de la station de train Savidor à Tel Aviv pour rejoindre la Place des Otages, où se tiendra une dernière manifestation.
Contrairement à l’action de la semaine dernière, qui comprenait un appel à une grève nationale, le forum demande aux Israéliens de montrer leur soutien et de participer aux activités de mardi sans se mettre en grève, a rapporté le quotidien Haaretz.
« Je ne peux que prier de tout mon cœur pour que Matan ait au moins entendu le cri du peuple en sa faveur et en faveur de tous les otages la semaine dernière », a déclaré dimanche Haggaï, le père de Matan Angrest, depuis la Place des Otages.
« Nous, le peuple d’Israël, ne pouvons pas coopérer avec ces manœuvres d’évitement, et nous devons rappeler au Premier ministre sa responsabilité de réparer ce qui a été brisé sous son mandat. Nous vous appelons à vous joindre à nous mardi. Le moment est venu. »
Dimanche dernier, des centaines de milliers de personnes ont, selon les estimations, participé à des manifestations dans tout le pays pour demander un accord mettant fin à la guerre et prévoyant la libération de tous les otages détenus à Gaza. Cette journée de manifestations a été marquée par une importante grève à laquelle ont participé des centaines d’autorités locales, d’entreprises, d’universités, de sociétés du secteur de la haute technologie et d’autres organisations, même si l’organisation syndicale Histadrout n’a pas pris part à cette initiative.
Les groupes terroristes de la bande de Gaza détiennent toujours 50 otages, dont 49 des 251 personnes enlevées par des terroristes du Hamas le 7 octobre 2023.
Parmi eux se trouvent les corps d’au moins 28 personnes dont le décès a été confirmé par l’armée israélienne, et 20 seraient encore en vie. Les autorités israéliennes ont fait part de leurs vives inquiétudes concernant le sort de deux autres personnes.
Vicky Cohen, la mère de l’otage Nimrod Cohen, a publié dimanche sur le réseau social X une photo d’elle-même tenant une réplique agrandie de la carte d’identité militaire de son fils.
« Je n’ai pas fermé l’œil de la nuit », a-t-elle écrit.
« La crainte d’un nouveau torpillage [des efforts visant à obtenir la libération des otages] m’empêche de trouver le repos. Citoyens d’Israël, vous tiendrez-vous à nos côtés ces prochains jours pour veiller à ce que l’accord ne soit pas saboté ? »
S’exprimant dimanche devant les quartiers généraux de l’armée de la Kirya, à Tel Aviv, Einav, la mère de Matan Zangauker, a averti que « si une conquête de Gaza commence, il n’y aura pas d’accord ».
« Peuple d’Israël, nous n’avons que quelques jours pour mettre fin à cette situation », a-t-elle déclaré.
« Nous devons contraindre [Premier ministre Benjamin] Netanyahu à accepter l’accord et veiller à ce qu’il progresse immédiatement vers un accord qui permettra à tout le monde de rentrer à la maison et mettra fin à la guerre. »
Itzik Horn, le père de l’otage Eitan Horn, a ajouté que le gouvernement était « dirigé par des extrémistes qui considèrent cette période comme un miracle. Je m’adresse au peuple d’Israël : vous êtes notre espoir ».
La semaine dernière, le Hamas a déclaré avoir accepté la dernière proposition d’accord qui prévoit la libération de la moitié des otages tandis que des pourparlers seraient engagés pour mettre fin à la guerre et libérer tous les autres. Netanyahu a toutefois déclaré qu’Israël n’accepterait qu’un accord prévoyant la libération simultanée de tous les otages.
La semaine dernière, Netanyahu a déclaré avoir donné instruction de poursuivre les négociations en vue d’un accord sur la libération de tous les otages, tout en approuvant les plans d’une offensive visant à prendre le contrôle de Gaza-City.
Parallèlement, le chef d’état-major de Tsahal a, selon la Treizième chaîne, déclaré dimanche qu’un accord pour les otages était sur la table et qu’Israël devait l’accepter.
« Tsahal a créé les conditions d’un accord, la balle est désormais dans le camp de Netanyahu », a déclaré Zamir lors d’une visite sur la base navale de Haïfa.
Le Forum des familles des otages et disparus a exigé que Netanyahu accepte l’accord approuvé par le Hamas, affirmant que la poursuite de l’opération militaire pourrait mettre encore davantage en danger la vie des otages encore en vie.
la Communauté du Times of Israël !







