Kamala Harris accuse cette fois Netanyahu d’avoir entraîné Trump dans la guerre en Iran
Farouchement opposée à la guerre contre le régime iranien dès son lancement, l'ancienne vice-présidente pointe désormais le Premier ministre israélien du doigt
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Samedi, l’ancienne vice-présidente Kamala Harris a affirmé que le président américain Donald Trump avait été « entraîné » dans la guerre contre la République islamique d’Iran par Israël, contre la volonté du peuple américain.
Trump « est entré en guerre, il y a été entraîné par Bibi Netanyahu, soyons clairs là-dessus », a déclaré Harris, désignant le Premier ministre israélien par son surnom.
« Il a engagé le pays dans une guerre dont le peuple américain ne veut pas, mettant en danger les militaires américains », a-t-elle ajouté lors d’une collecte de fonds du parti démocrate à Détroit.
Former VP Kamala Harris on the war with Iran:
"He entered a war, got pulled into it by Bibi Netanyahu, let us be clear about that, entered a war that the American people do not want, putting at risk American service members." pic.twitter.com/Sqn5rghQuD
— Open Source Intel (@Osint613) April 18, 2026
Netanyahu a maintes fois rejeté l’idée qu’il aurait entraîné les États-Unis dans une guerre en Iran, qualifiant cette idée de « fausses informations » et insistant sur le fait que Trump ne prend ses décisions qu’en fonction de « ce qu’il estime être bon pour l’Amérique ». Trump lui-même a affirmé que c’était plutôt le contraire.
Dès le 28 février, jour du lancement de la guerre américano-israélienne contre le régime iranien, l’ancienne vice-présidente avait publié sur Instagram un message similaire.
« Donald Trump entraîne les États-Unis dans une guerre dont le peuple américain ne veut pas. Soyons clairs : je m’oppose à une guerre visant à renverser le régime iranien, et nos soldats sont exposés au danger au nom d’une guerre choisie par Trump.
Il s’agit d’un pari dangereux et inutile qui met en jeu des vies américaines, compromet la stabilité de la région et notre image dans le monde. Ce à quoi nous assistons n’est pas de la force. C’est de l’imprudence déguisée en détermination. Je connais la menace que représente l’Iran et il ne faut en aucun cas lui permettre de se doter de l’arme nucléaire, mais ce n’est pas ainsi qu’on élimine cette menace.
Pendant la campagne, Trump avait promis de mettre fin aux guerres plutôt que d’en déclencher. C’était un mensonge. Puis, l’année dernière, il a déclaré que nous avions « anéanti » le programme nucléaire iranien. Cela aussi était un mensonge.
Et soyons tous lucides sur ce qui va suivre. Le président a déjà déclaré que ce conflit pourrait faire des victimes parmi les Américains. Doug [Emhoff] et moi prierons pour tous nos courageux militaires, hommes et femmes, dont nous savons qu’ils mènent des missions dangereuses avec une compétence, une discipline et une précision exceptionnelles. Nos troupes méritent un commandant en chef qui aborde les décisions et les questions de guerre et de paix avec la même constance et la même discipline que nos troupes font preuve chaque jour.
En vertu de la Constitution des États-Unis, le président doit obtenir l’autorisation du Congrès pour déclarer la guerre. Mais même s’il l’avait obtenue, cela ne changerait rien au fait que cette action est imprudente, injustifiée et ne bénéficie pas du soutien du peuple américain. Notre opposition à la guerre de Trump ne doit laisser place à aucune ambiguïté et le Congrès doit utiliser tous les pouvoirs dont il dispose pour l’empêcher de nous engager davantage dans ce conflit. Nos troupes, nos alliés et le peuple américain ne méritent rien de moins. »
60 jours
Le 3 mars, la Maison Blanche a indiqué avoir fourni une notice officielle à ces mêmes responsables peu avant le début des frappes.
Selon la loi, le président doit désormais obtenir l’autorisation du Congrès s’il veut poursuivre les hostilités avec l’Iran au-delà de 60 jours.
Rare voix de son camp à oser s’élever fréquemment contre Trump, le député républicain Thomas Massie avait dénoncé ces frappes.
L’élu conservateur avait également annoncé qu’il présenterait à la Chambre une résolution avec son collègue démocrate Ro Khanna pour « forcer un vote du Congrès sur cette guerre avec l’Iran ».
« La Constitution exige un vote, et votre député doit officiellement acter son opposition ou son soutien à cette guerre », avait-il ajouté.
Le 5 mars, le Sénat américain a rejeté une résolution visant à limiter les pouvoirs de Trump dans la guerre contre le régime iranien, en raison du soutien de la majorité républicaine à l’opération américano-israélienne.
Jeudi dernier, la Chambre des représentants a de nouveau rejeté une initiative des députés démocrates qui souhaitaient restreindre les pouvoirs de Trump dans le cadre de cette guerre et l’obliger à obtenir l’aval du Congrès pour poursuivre les hostilités.
Depuis le début de la guerre, le président républicain jouit d’un large soutien au sein de son parti, malgré la frustration de certains élus face à ce qu’ils estiment être un manque de transparence concernant les coûts associés au conflit.
Mercredi et jeudi, lors d’auditions au Congrès, Russell Vought, le directeur du budget à la Maison Blanche, a refusé de donner des estimations sur les coûts pour le contribuable américain et n’a pas confirmé l’estimation de 50 milliards de dollars avancée par le sénateur démocrate Jeff Merkley.
Pour les démocrates, même si ces résolutions sur les pouvoirs militaires de Trump sont vouées à l’échec, elles permettent de montrer la position des élus sur la guerre pour la postérité.
Le vote de jeudi à la Chambre est intervenu au lendemain d’un vote similaire au Sénat, qui a également échoué.
la Communauté du Times of Israël !







