Kamala Harris : « Nous devrions tous prendre du recul et nous demander » si Israël a commis un « génocide »
Lors d'une interview, l'ex-vice-présidente et candidate démocrate n'a pas qualifié la guerre à Gaza de génocide mais a dit que la question était pertinente compte tenu du nombre de civils tués et du "refus d'apporter de l'aide"
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JTA – L’ex-vice-présidente américaine Kamala Harris s’est abstenue dimanche de qualifier les actions d’Israël à Gaza de « génocide », tout en affirmant que la question était pertinente.
« Nombre de personnes, au sein de votre parti, qualifient ce qui se passe à Gaza de génocide. Êtes-vous d’accord ? », lui a demandé le correspondant Eugene Daniels lors d’une interview dans The Weekend, sur MSNBC.
« Écoutez, c’est un terme de droit et c’est à un tribunal d’en décider », lui a répondu Harris. « Mais je dirais qu’au vu du nombre d’enfants tués, du nombre de civils innocents tués, du refus d’apporter de l’aide et du soutien, nous devrions tous prendre un peu de recul pour nous poser la question en étant parfaitement honnêtes à ce sujet, oui. »
Plusieurs législateurs, parmi lesquels le sénateur juif du Vermont Bernie Sanders, un indépendant, et la Représentante républicaine de Géorgie, la politicienne d’extrême droite Marjorie Taylor Greene, ont qualifié la conduite d’Israël à Gaza, ces deux dernières années, de génocide, sans pour autant rallier le soutien du Congrès.
Israël nie farouchement les accusations de génocide à Gaza, dans le cadre d’une guerre déclenchée par le pogrom commis par le Hamas le 7 octobre 2023 et qui a fait plus de 1 200 morts et 251 otages. L’armée israélienne accuse pour sa part le Hamas de s’être enkysté au sein des infrastructures civiles et de piller les convois d’aide humanitaire.
Tout au long de la tournée promotionnelle de son livre « 107 Days », ses mémoires de la campagne présidentielle précipitée et ratée de 2024, l’ex-vice-présidente s’est attirée des manifestations pro-palestiniennes et anti-Israël qui l’ont accusée d’être une criminelle de guerre et d’avoir soutenu le génocide à Gaza durrrant son mandat. Elle a parfois repoussé les manifestants mais elle leur a également donné du temps d’antenne.
« Aux Etats-Unis, je suis la première personne au plus haut niveau du gouvernement ou de l’administration à avoir évoqué le fait que les gens de Gaza mouraient de faim », a déclaré Harris aux manifestants lors d’un événement littéraire, le mois dernier, selon le Washington Post.
.@KamalaHarris when asked if there’s a genocide in Gaza :
“When you look at the number of children, the number of innocent civilians that have been killed, the refusal to give aid and support. We should all step back and ask this question and be honest about it, yeah.” pic.twitter.com/zSQBdxG5g0
— p (@bey4kh) October 12, 2025
Lors de l’interview à MSNBC, Daniels lui a demandé si elle était d’accord pour que le président américain Donald Trump soit « félicité » pour son rôle dans la négociation de l’accord de cessez-le-feu entre le Hamas et Israël qui a permis la libération, lundi, des 20 derniers otages vivants enlevés lors du pogrom du 7 octobre.
« Je ne pense pas qu’il faille se retenir de féliciter ceux qui doivent l’être », lui a répondu Harris.
« J’espère vraiment que cela va devenir réalité et que les otages seront libérés, que Gaza ne sera plus traitée avec une telle brutalité, que l’aide humanitaire y pénètrera. Je félicite les personnes qui ont participé à ce processus. Je félicite les Qataris, les Égyptiens et le président. »
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